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Noms commençant par P

Pabion-Paradis
Paradiso-Pé
Péan-Périer
Périgaut-Phelepp
Phelip-Pinsard
Pinsolle-Pollart
Polledri-Pouysegur
Pouyte-Pype


Paradiso Patronyme d’origine italienne. Désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit ainsi appelé. En toponymie, le terme de Paradis était fréquemment utilisé pour évoquer un lieu agréable, ensoleillé, verdoyant, par opposition à des lieux moins plaisants appelés pour leur part Enfer.

Paradon Surtout porté en Bourgogne (71, 89), c’est un toponyme qui semble venir de Haute-Loire (lieu-dit de la commune de Pinols), diminutif de Parade (= enceinte fortifiée).
Parage Le nom est surtout porté dans le Sud-Ouest (40, 47). Variantes : Parages (64), Paratge (33, 09). C’est un toponyme, nom de divers hameaux à Larroque-sur-l’Osse, Ramouzens et Roquebrune (32), Losse et Saint-Sever (40), Bourgougnague (47) et Lussagnet-Lusson (64). Juridiquement, le parage s’opposait dans le système féodal au droit d’aînesse : les biens du père étaient partagés entre tous les enfants. Un autre sens, du moins en Catalogne (où le nom se dit “paratge”), fait allusion à des gens susceptibles de porter des armes et de monter à cheval, qui auraient été, grâce à ces qualités, libérés de leur situation de semi-servage. Leur habitation se serait alors appelée “casa de paratge”, autrement dit “maison de parage”. On trouve dans l’Ouest (44 notamment) les noms Parageau, Parageaud, Parageault, qui ont dû désigner celui qui tient un bien en parage et sont des dérivés de Paraige (35).
Paraillous Porté dans le Lot-et-Garonne (variante : Parailloux), pourrait être un toponyme avec le sens de terrain pierreux. C’est en tout cas le nom d’un hameau à Aiguillon (47).
Paraire, Parayre Nom de métier catalan, pareur de draps (latin parator = celui qui prépare).
Parais Porté dans la Loire-Atlantique (variante : Parois), c’est un toponyme (à rapprocher des divers Paray rencontrés en France) avec le sens de paroi, mur d’enceinte.
Paralieu Le nom est originaire des Pyrénées-Atlantiques, région d’Arzacq. Son sens n’est pas assuré. On peut envisager un lien avec le gascon paralis (= parapet, digue), mais on pensera plutôt au sens de terrain pierreux, que l’on retrouve dans les noms Paraillous, Parailloux (47). Un hameau (ou une ferme) s’appelle Paraliou à Hagetaubin (64) et pourrait à l’origine du nom de famille. A noter les formes anciennes Paralieu dit Menou et Paralieu dit Capdehourbeigt (vers 1800). des Paralieu partis en Algérie au XIXe siècle ont vu leur nom transcrit en Pareilleux.
Paramé Désigne sans doute celui qui est originaire de Paramé (35), ancienne commune aujourd’hui rattachée à Saint-Malo. Je ne connais pas le sens du toponyme.
Paran C’est dans la Lozère que le nom est le plus répandu. Il s’agit d’une variante du mot occitan “parran”, qui désigne une terre proche de la maison, un jardin, un enclos. C’est donc un toponyme (“la Paran” ou “la Parran”, nom de plusieurs hameaux ou lieux-dits) devenu nom de famille. Forme plurielle : Parans. Le nom de famille Parran est pour sa part porté dans le Gers.
Paranque Porté à Marseille depuis la fin du XVe siècle (et venu de Vintimille), c’est une variante de Palanque (occitan et italien “palanca” = passerelle). Voir aussi Palanques pour un complément de sens.
Paranthoën Le nom est porté dans les Côtes-d’Armor. Variante : Paranthoine. On y reconnaît le prénom Antoine, le premier élément étant plus incertain. Peut-être le français “père” transformé en “pare”, ou plutôt le prénom Pierre, en breton Per (on aurait alors affaire à un nom composé). Le nom Paranton en est parfois une variante (Anton = Antoine en breton), mais c’est aussi un patronyme porté dans la Creuse, autre forme de Parenton (voir ce nom).
Paras Nom assez rare dont l’origine géographique est incertaine. C’est sans doute un toponyme, nom de hameaux à Toury et à Janville (28), ainsi qu’à Collonge-en-Charollais (71).
Parat Le nom est surtout porté dans la Vienne et la Haute-Loire. Sens incertain. Parat est en occitan une variante de passerat (= moineau), ce devrait être la meilleure solution. Autre possibilité : une forme masculine de parade (= muraille, nom de lieu-dit ou de hameau).
Paraud, Pareaud C’est un diminutif du nom de baptême Pierre, rencontré surtout dans le Limousin (87, 19).
Parazié Porté à la Réunion, le nom semble à rapprocher du patronyme Parasie (Parasié ?), rencontré dans le département du Nord et qui devrait avoir un rapport avec la ville de Paris, soit pour désigner celui qui en est originaire, soit pour évoquer une monnaie frappée au départ dans cette ville.
Parazols Le noms est certainement originaire de l’Aude, où deux lieux-dits s’appellent ainsi. La forme primitive est Palazols.
Parbelle Nom caractéristique de la Creuse, département où l’on trouve aussi les formes Parbaile, Parbaille, Parbel. On trouve aussi des Parbeau, à rapprocher des Parvau, Parvaud, Parvaux, Parveau, Parveaud, Parveaux (19, 24). Toujours dans le même secteur géographique, on rencontre des Parvais, Parvaix, Parveix (87, 19). Tous ces noms ont apparemment la même racine, reste à savoir laquelle : un éventuel diminutif du latin parvus (= petit) me paraît trop hypothétique. Il devrait plutôt s’agir d’un toponyme correspondant à l’occitan parvèl, nom donné à la massette d’eau et plus généralement aux plantes aquatiques. A noter l’existence des hameaux du Parvaud (Thiviers, 24) et de Parbeau (la Bussière, 86).
Parcé Il s’agit sans doute du parcer, nom catalan désignant un métayer.
Parchantour Nom breton (22, 29) qui désigne un chantre d’église. Variante : Parchantou (44).
Parchemin Surtout porté en Bretagne, le nom a dû désigner celui qui prépare ou vend des parchemins (latin *pergaminus = de la ville de Pergame, en Asie Mineure). Dérivés bretons : Parcheminal, Parcheminer, Parcheminou. Autres dérivés : Parcheminier (02, 80), Parcheminey (70).
Parcheta Nom polonais qu’il faut sans doute rattacher à “parch” (= la gale), surnom probable pour celui qui est atteint de cette maladie.
Parcot C’est dans la Moselle que le nom a toujours été le plus répandu. Pas mal de mentions anciennes aussi en Charente-Maritime et, à un degré moindre, en Bourgogne et en Bretagne. Il semble s’agir d’un diminutif du mot “parc” (enclos pour les bêtes, sauf en Bretagne où “park” désigne plutôt un champ clos).
Pardes Le nom est porté dans le Lot, où il est attesté au moins depuis le début du XVIIe siècle. Les premières mentions connues se présentant sous la forme “de Pardes”, il est logique de penser à un toponyme. Un hameau s’appelle Pardes à Bruch (47). À noter aussi un hameau “Parde” à Saint-Lizier (09). Il faut cependant signaler qu’en occitan les “pardes” sont des taches de rousseur, et qu’on peut aussi envisager un surnom lié à ce mot. Concernant le toponyme, il est difficile à expliquer, sinon par une métathèse de Prades (prada = prairie).
Pardies Nom porté en Béarn, désignant celui qui est originaire d’une localité appelée Pardies : on a notamment le choix entre deux communes des Pyrénées-Atlantiques : Pardies et Pardies-Pietat. Le toponyme s’écrivait au moyen âge Pardines, et doit renvoyer au latin *parietinas = les petits murs.
Pardieu C’est dans le Nord et la Meurthe-et-Moselle que le nom est le plus répandu. On hésitera entre un surnom et un toponyme (voir Depardieu). Variante : Pardieux (36).
Pardineille Nom rare porté dans les Pyrénées-Orientales, où il s’est aussi écrit Pardinella, Pardinelle. C’est un diminutif du catalan “pardina”, également attesté en aragonais, qui désigne une muraille, une clôture (latin “parietina”), éventuellement des ruines (sens du pluriel “parietinae”). Plusieurs lieux-dits catalans s’appellent Pardinella : un hameau à Beranui (province de Lerida), une ferme à Das (village de Cerdagne proche de la frontière française), ou encore une ancienne ferme (encore mentionnée au XVIIe siècle) à Targassonne (66). La forme similaire Pardinilla est le nom d’un village de la province de Huesca. Les noms de famille Pardina, Pardinas ou Pardines sont relativement fréquents en Aragon et en Catalogne.
Pardo Nom castillan ou italien (Sicile). On peut envisager en castillan un surnom désignant une personne brune (de teint ou de cheveux, sens de l’adjectif “pardo”). Mais dans la plupart des cas, on a affaire à un ancien nom de personne germanique, Pardus, variante de Bardus (racine “bard” = hache). Autre formes italiennes : Pardi (Toscane, Sicile) et les diminutifs Pardino (Calabre), Pardini, Pardelli, Parducci (Toscane).
Pardon Nom assez répandu dans la région lyonnaise et en Bourgogne. Diminutifs : Pardonneau, Pardonnet. Formes flamandes : Pardoen, Pardoens. Peut désigner celui qui est allé en croisade ou en pèlerinage (l’un des sens de pardon au moyen âge), mais il y a d’autres possibilités : celui qui est originaire d’une localité appelée (le) Pardon (par exemple Le Pardon à Avenas, dans le Rhône), ou encore une déformation de Pardoux (on trouve de nombreux lieux-dits Saint-Pardon en Charente et en Aquitaine).
Pardoux Porté notamment dans la Haute-Vienne, c’est un nom de personne d’origine germanique, Pardwulf, latinisé en Pardulfus (pard = hache + wulf = loup), popularisé par un saint qui fonda une communauté ecclésiastique à Guéret.
Paré, Pare Le nom est porté dans des régions assez diverses (19, 33, 41). Il devrait s’agir d’un toponyme avec le sens de muraille (notamment en pierres sèches).
Pareau On rencontre notamment le nom dans le Loir-et-Cher, ainsi qu’en Corrèze et en Gironde. Il peut s’agir d’un diminutif de Pierre, mais c’est aussi un toponyme, nom de hameaux à Coulounieix-Chamiers (24), Villampuy (28) et Souesmes (41).
Parejo Assez courant en Espagne, correspond au castillan “pajero” (= pareil, semblable), avec un sens qui n’est pas forcément clair. Peut-être un jumeau. La forme féminine Pareja (“pareja” = paire, couple) devrait être pour sa part un toponyme : Pareja est un village de la province de Guadalajara.
Parent Nom de famille très répandu. Les dictionnaires expliquent qu’en ancien français et en ancien catalan le mot signifiait “père”, d’où le surnom, permettant sans doute au départ de distinguer le père du fils sur les registres. A noter que Parent est aussi le nom d’un village du Puy-de-Dôme (nom de personne devenu toponyme). Formes italiennes : Parente, Parenti (ce derier nom étant aussi porté en Corse), qui étaient aussi au Moyen Âge des noms de personnes (souvent formes courtes de Bonparente, selon De Felice).
Parenton Surtout présent dans la Creuse, c’est un diminutif de Parent (voir ce nom).
Parenty Porté dans le Pas-de-Calais, le nom désigne celui qui est originaire de Parenty, commune du même département. Sens probable du toponyme : le domaine de Parens ou Parentius, noms de personnes latin.
Parès, Parés Deux solutions pour ce nom catalan, variante de Perés. Soit un toponyme, pluriel de “perer” (= poirier), soit un dérivé filiatif de Pere (= Pierre), formé avec un suffixe équivalant au castillan -ez.
Paret Assez fréquent dans la Loire et les départements voisins, également présent en Savoie, c’est un toponyme ayant le sens de mur, muraille (latin paries, parietis). A envisager aussi un diminutif du prénom Pierre.
Paretias Porté dans la Creuse et le Puy-de-Dôme, ce devrait être un toponyme avec le sens de paroi, muraille. La finale -as se rencontre surtout en Corrèze.
Parfouru Porté en Basse-Normandie, désigne celui qui est originaire d’une localité portant ce nom. On a le choix entre la commune de Parfouru-sur-Odon (14) et le hameau de Parfouru l’Eclin à Livry (14). Signification : le ruisseau profond (Parfouru-sur-Odon est écrit “Parfunt Ru” en 1198).
Parfrène, Parfrêne Nom rare porté en Seine-Maritime, où il s’écrit aussi Palfrène, Palfresne. Il devrait correspondre au mot “palefroi” (cheval de voyage, de promenade), “palafren” en ancien occitan, “palafrè” en ancien catalan (XIIIe siècle) et peut désigner un palefrenier ou le possesseur d’un palefroi.
Parfum Curieux nom porté autrefois dans le Nord-Pas-de-Calais : originaire de Belgique (Binche, Hainaut), le premier Parfum, prénommé Alexandre, fut un enfant trouvé devant la devanture d’un barbier-parfumeur, d’où son patronyme. Il existe également des Parfum dans la région parisienne, reste à savoir s’ils appartiennent à la même famille.
Parge, Pargé Ces deux noms, très rares, sont difficiles à localiser, mais semblent venir d’une région allant de la province belge de Luxembourg à la Moselle. La signification paraît plus facile : “parge” (variante de “parc”) a désigné et désigne encore un enclos, une cour devant la maison, notamment dans la Meuse.
Pargon Nom rare, rencontré notamment en Seine-et-Marne et dans la Somme. Semble un dérivé de l’ancien français parge (= enclos) et donc un toponyme.
Parguel Porté notamment dans l’Aveyron, c’est un diminutif de Pargue, Pargues, toponymes ayant le sens de parc à brebis (occitan “parga”).
Pariat Nom savoyard dont le sens est incertain. A noter cependant que les mots “para, paria” désignent dans les Alpes un rocher à pic, ce qui pourrait être la bonne solution, d’autant que le nom a eu autrefois comme variante Pariaz.
Pariaud Diminutif du prénom Pierre, porté dans la Saône-et-Loire. Variantes : Pariau, Pariaut, Pariaux. Dans un acte de mariage, la mention “Philibert Perreaud dit Pariaud, fils de Jean Perreaud dit Pariaud” montre, s’il en était besoin, le lien entre Pierre et Pariaud. Formes voisines ou variantes : Pariot, Parriot.
Pariente C’est l’équivalent espagnol du français Parent (voir ce nom). A noter que le nom a souvent été porté en Afrique du Nord par des Juifs séfarades (dérivé : Parienti).
Parietti Porté en Lombardie, ce nom italien devrait être un toponyme avec le sens de muraille, mur en pierres sèches (du latin “paries” = paroi), attesté dans les Pouilles pour “parieto”.
Parigot Surtout porté dans l’Aube et dans l’Yonne, le nom se rencontre aussi sous la forme Parigaux. On le rattache généralement à l’ancien français parigal (= égal, à forces égales), mais le sens ne me semble pas d’une grande clarté. Peut-être faut-il envisager plutôt un diminutif du prénom Pierre.
Paris Nom très fréquent un peu partout, mais qui paraît avoir été autrefois porté surtout dans les régions de l’Est, de la Lorraine jusqu’à la Savoie. On le considère généralement comme un nom de baptême, issu du latin Patricius, qui correspond à la forme savante Patrice, mais il pourrait bien venir en fait du nom grec Pâris. Il existe en tout cas un saint nommé Paris, qui s’est illustré en Italie au début du IVe siècle, en tuant un grand serpent vénéré par les foules superstitieuses, puis en échappant aux bêtes féroces par lesquelles la population avait voulu le faire massacrer. Evidemment, le nom Paris peut aussi parfois désigner celui qui est originaire de Paris, mais cela semble assez rare.
Parisi Nom de famille très répandu en Italie, en particulier dans le Sud (Sicile notamment). On le rencontre également sous la forme Parise en Calabre et en Vénétie, ou encore Paris dans le Lazio, Parigi en Toscane, Pariggi en Corse. Vu la fréquence de ce nom sous ses diverses formes, le rapport avec la ville de Paris, certes possible, semble douteux dans la majorité des cas. Il s’agit plutôt d’un nom de personne à rapprocher de Pâris, héros de la mythologie grecque (fils fu roi troyen Priam), voire dans certains cas de Patrice. Diminutifs : Parisella, Pariselli (province de Latina).
Parisien Désigne celui qui est originaire de Paris. Le nom se rencontre notamment en Dordogne et en Martinique.
Parisot Diminutif de Paris (voir ce nom) porté en Lorraine (88, 54) et en Franche-Comté (70). Variantes : Parisod (43), Parizot (21, 58). Avec d’autres suffixes : Pariseaux (59), Parisel (52, 54, 70), Pariset (54, 71), Parisey (70).
Parisse Nom rencontré en Lorraine (54, 88). Soit une variante du nom de baptême Paris, soit un matronyme formé sur ce nom (voir Paris). Variante : Pariss. Diminutifs : Parisseaux (62), Parisset (51, 70), Parissot (27, 76).
Parisy Deux possibilités : soit un diminutif ou une forme latinisée du nom de baptême Paris, équivalent de Patrice. Soit celui qui est originaire du Parisis. La seconde solution est sans doute la meilleure, d’autant que le nom se rencontre souvent en Ile-de-France. Variantes : Parisis, Parisys, Parizis (02), Parizy.
Parize Rencontré surtout en Saône-et-Loire, c’est une variante de Paris (voir ce nom), éventuellement matronyme. Diminutifs : Parizeau, Parizet (également Parizel, Parizelle, Pariselle dans les Ardennes, Parisel en Haute-Marne).
Parker Semble avoir désigné en Angleterre un garde-chasse, c’est du moins la version la plus couramment admise.
Parlato, Parlati Nom italien (en principe du Sud) qui est une altération de prelato (= prélat, dignitaire ecclésiastique), et donc vraisemblablement un sobriquet.
Parlebas Le nom pourrait être originaire de la Creuse. C’est visiblement un sobriquet appliqué à celui qui parle peu ou à voix basse (on peut éventuellement penser que le sobriquet a été donné de façon ironique, pour désigner un braillard).
Parlot Nom rare recontré dans l’Ouest (79, 86, 35). Peut-être le surnom d’un bavard.
Parmentier Nom de métier, celui qui fait des parements d’habits. Très répandu, le nom de famille est notamment porté dans la Somme et le Nord, ainsi que dans les Vosges. Variante : Parmantier (51, 55).
Parneix Nom porté en Limousin (87, 19). Désigne sans doute celui qui est originaire du hameau du Parneix, à Tarnac (19).
Parnet Nom fréquent dans le Doubs, mais aussi présent dans l’Ouest (49, 35). Peut-être un diminutif de Pierre (comme Pernet), avec ouverture du e initial. Peut-être aussi une graphie déformée pour désigner celui qui est originaire d’une localité appelée Parné (Mayenne) ou Parnay (Cher, Maine-et-Loire). Les deux solutions sont possibles, et semblent s’appliquer chacune à des régions différentes.
Parnot Porté notamment dans la Seine-et-Marne, c’est un diminutif du prénom Pierre. Variante ou matronyme : Parnotte (58, 77).
Parny Sans doute une variante de Parnay, nom de localité rencontré dans le Centre-Ouest. Vient du latin Patriniacum, nom de domaine formé ave le suffixe -acum sur Patrinius.
Parois Porté en Vendée et dans la Loire-Atlantique, désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit (les) Parois, toponyme évoquant un lieu fortifié, clôturé de murs. Pour la Vendée, il devrait s’agir du hameau des Parois à Challans.
Paroissien Le nom est surtout porté dans l’Aisne et la Vendée. Il a désigné au Moyen Âge un curé (“parochien”). On peut aussi penser à celui qui habite un lieu-dit La Paroisse.
Paros Le nom est porté à la Réunion. A priori, il devrait faire partie des noms attribués arbitrairement aux anciens esclaves en 1848, et dans ce cas il évoque l’île grecque de Paros, célèbre pour son marbre blanc.
Parot Diminutif du prénom Pierre, fréquent en Limousin. Diminutifs formés sur Parot : Parotin, Paroton, Parotot.
Parouty Porté en Limousin (variantes : Parouti, Paroty), c’est un diminutif de Parot, lui-même diminutif du prénom Pierre. Avec d’autres suffixes : Paroutaud, Parouteau, Parouteaud, Paroutot, toutes ces formes étant également portées en Limousin.
Parra Toponyme très fréquent en Catalogne, qui désigne en principe une vigne cultivée sous forme de treille, ou encore un jardin clos. Le patronyme représente donc soit le possesseur d’une treille ou d’un jardin, soit celui qui est originaire de l’un des nombreux lieux-dits la Parra. Origine préromane *parra, avec sans doute le même sens. Outre la Catalogne, le nom est fréquent dans le Cantal et les Pyrénées-Atlantiques.
Parrad Nom porté dans le Jura, plus fréquent sous la forme Perrad. En principe, c’est un diminutif du prénom Pierre.
Parrain C’est dans le Puy-de-Dôme et la Creuse que le nom est le plus répandu. Même si le sens de “parrain” est possible, on pensera plutôt à une variante de Perrin, diminutif de Pierre. Variante : Parrin (42). Le nom se rencontre parfois aussi en Picardie, où l’on trouve plus souvent les formes Parain et Parin. Diminutifs : Parinaud (23), Parinet, Parrinet (87, 23), Pariney (70, 90).
Parrayon Nom rare surtout porté dans le Rhône. Ce devrait être un toponyme : il existe un chemin du Parrayon à Chassieu (69). Le nom est sans doute à rattacher au mot “parra”, qui dans les parlers méridionaux a le sens de jardin, enclos, terre proche de la maison.
Parret Le nom de famille est surtout porté dans la Loire et les départements voisins (63, 69). On le rencontre aussi dans le Nord. Deux sens possibles : soit un diminutif du prénom Pierre, soit un toponyme, variante de Paret (= mur, muraille). Diminutif : Parreton (42).
Parriaux Surtout porté dans le Doubs, c’est un des nombreux diminutifs du prénom Pierre. On trouve en Saône-et-Loire les formes voisines Parriat, Parriaud, Parriault, Parriaut.
Parrilla Nom très courant en Espagne. Désigne celui qui est originaire d’une localité ainsi appelée, toponyme rencontré dans les provinces de Cadiz, Córdoba, Málaga et Valladolid. Sans doute un diminutif de parra (= verger clos, treille).
Parrinello Rencontré parfois dans le nord de l’Italie, c’est en Sicile que le nom est de loin le plus répandu. La variante Parinello est beaucoup plus rare. C’est un diminutif de Parrino, qui dans le Nord est un diminutif de Gasparre (= Gaspard), mais qui, dans le Sud, est surtout une forme sicilienne de “padrino” (= parrain, mais aussi en Sicile prêtre, ou encore personnage assurant la protection d’un autre).
Parrot Fréquent dans le Doubs, rencontré aussi en Limousin et en Périgord, c’est le plus souvent un diminutif du prénom Pierre (variante de Pierrot, Perrot). A noter cependant l’existence de hameaux portant ce nom en Auvergne.
Parruitte Le nom est porté dans l’Aisne et dans la Marne. Variantes ou formes voisines : Parruite (80), Paruit (51, 08, 59), Paruite (51, 02), Paruitte (08), Parhuitte, Parvitte (02). Les mentions les plus anciennes renvoient surtout vers le département des Ardennes. Sens obscur. M.T. Morlet y voit le participe passé du verbe paraître (parut > paruit), mais n’en fait qu’une hypothèse. J’en ferai pour ma part une variante de l’ancien français paroit (= paroi, muraille, latin parietem), histoire d’ajouter une hypothèse supplémentaire.
Parry Nom de famille gallois, au départ ap Harry, autrement dit le fils de Harry (= Henri). Le préfixe ap- est identique au breton ab- (cf Aballain) et sans doute à l’irlandais mac-.
Parson, Parsons Fréquent en Grande-Bretagne, le nom désigne un dignitaire ecclésiastique, un prêtre (du latin persona). La forme génitive (Parsons) pourrait signifier ‘domestique du prêtre’. Le nom Parson se rencontre aussi en Gascogne, où il pourrait correspondre à l’occitan parçon, dont le sens le plus courant est celui de parc à cochons (latin partitione = partage, partition, à l’origine aussi du nom parçonièr = copartageant, métayer).
Parsy Le nom est surtout porté dans le Nord et dans la Somme, on le rencontre aussi en Haute-Saône. Dans la plupart des cas, on pensera à celui qui est originaire de Parcy-et-Tigny, commune de l’Aisne. Dans l’Est, il pourrait s’agir d’une variante du mot ‘persil’.
Part Porté dans le Nord-Pas-de-Calais et la Somme, le nom est attesté en 1569 à Hernicourt et à Troisvaux (62). Sens obscur.
Parthonnaud Patronyme porté dans le Limousin. Variantes : Parthonneau, Parthouneau, Partonaud, Partonnau, Partonnaud. On rapproche parfois ce nom de l’ancien français parcion (= partage), et il pourrait désigner celui qui partage une terre avec un autre. La présence du h n’étant cependant pas forcément une fantaisie graphique, cette définition risque de ne pas être la bonne. On retrouve ce h dans le nom de la commune de Parthenay (79), où il renvoie à un ancien nom de personne latin Parthenus (du grec parthenos = vierge), popularisé par deux saints du IIIe siècle. C’est une piste éventuelle.
Partie Rare aujourd’hui, le nom a été fréquemment porté autrefois dans la Seine-Maritime. Difficile d’en connaître le sens exact. Le nom “partie” en ancien français a désigné une part d’héritage, un partage, une séparation. On le retrouve fréquemment en toponymie, soit avec le sens de parcelle, soit pour désigner une limite, souvent sous forme d’un ravin ou d’un cours d’eau.
Partimbène Porté dans les Hautes-Pyrénées, c’est un nom rare et assez surprenant, peut-être un lieu-dit. Le seul mot occitan avec lequel il ait quelque ressemblance est ‘partiment’ (= séparation, partage), mais il semble difficile de faire un lien.
Partouche Nom porté par des juifs originaires d’Afrique du Nord. On le considère comme une variante de Chicheportiche (voir ce nom).
Parville, Parvillé Le nom Parville désigne en principe celui qui est originaire de Parville, dans l’Eure. Mais souvent on trouve la forme Parvillé, qui, elle, correspond à un lieu-dit de l’Oise, département où l’on trouve aussi la commune de Parvilliers. On trouve aussi ce dernier toponyme dans la Somme (Parvillers).
Parys Le nom est surtout porté dans la Loire et en Savoie. Voir Paris pour le sens.
Parysek Nom polonais sans doute dérivé du nom de personne Parysz (= Pâris, voir Paris dans le dictionnaire). À envisager secondairement celui qui est originaire de Paris (“Paryz” en polonais).
Parzy Porté dans le Nord-Pas-de-Calais et la Somme, devrait avoir le même sens que Parsy (voir ce nom). À noter cependant qu’un hameau de la Nièvre s’appelle Parzy (commune de Garchizy).
Pas Porté dans le département du Nord, en Belgique et aux Pays-Bas (également Van der Pas, Van de Pas), c’est un toponyme évoquant un passage, le plus souvent un gué. Une commune du Pas-de-Calais s’appelle Pas. Le nom est également présent dans le Sud-Ouest, avec le sens de passage étroit, col. Mais Pas peut aussi être un nom polonais (écrit avec un accent aigu sur le s, correspondant en gros au son “ch”), sans doute diminutif de Pawel (= Paul).
Pasbeau On ne rencontre ce nom qu’à la Guadeloupe. S’il est originaire de la métropole, je ne sais de quelle région il vient, peut-être les Charentes où l’on trouve le patronyme Pabaud, Pabeau. La solution la plus simple pour l’interpréter est évidemment de le décomposer en pas beau, ce qui n’est guère valorisant et sans doute faux. Mais il peut aussi s’agir d’une déformation d’un autre nom, par exemple le patronyme creusois Parbeau, Parbel (de sens obscur). A noter enfin qu’on trouve la forme Pabot dans le même secteur géographique (24, 87). Le dictionnaire de M.T. Morlet envisage pour ce nom l’hypothèse d’un producteur de pavots, qui me paraît bien hasardeuse.
Pascal Nom de baptême très fréquent au moyen âge. Ce nom a sans doute été donné à des quantités d’enfants nés au moment de la fête de Pâques.
Pascaud Nom fréquent dans les Charentes et le Limousin (variantes : Pascault, Pascaut). Diminutif de Pascal ou de Pasque, noms de baptêmes évoquant la fête de Pâques. On trouve dans la même région les formes Pasquaud et Pasquault.
Paschiero Rare, ce nom italien est porté dans le Piémont. C’est l’équivalent (ou la transcription) de Pasquier (voir ce nom).
Pasco Fréquent dans le Morbihan, c’est un ancien nom de baptême à rapprocher du prénom Pascal (dont il est sans doute le diminutif) et de la fête de Pâques. Avec le même sens : Pasquio (56), Pasquiou (22).
Pascot Hypocoristique de Pascal, un nom de baptême correspondant à la fête de Pâques.
Pascou Rencontré à la fois dans le Finistère et en Béarn, c’est un nom de baptême à rapprocher du prénom Pascal, dont il semble le diminutif.
Pascoua Variante du prénom Pascal portée en Béarn. Formes voisines : Pascoual, Pascoualle, Pascouaou, Pascouau.
Pascual Forme castillane correspondant à Pascal (voir ce nom).
Pascuttini Nom italien porté dans le Frioul. C’est un diminutif de Pascutto, Pascutti (même région), eux-mêmes issus de Pasco, Paschi, variantes du prénom médiéval Pasqua, qui évoque la fête de Pâques.
Pasdeloup Assez courant dans le Cher, le nom se rencontre aussi en Normandie (76, 61). Variantes : Pasdelou (325, 22), Pas de Loup (60, 35), Padeloup (27). C’est un toponyme évoquant un lieu où passe le loup. A noter le hameau des Pasdeloups à Henrichemont (18).
Pasgrimaud Le nom est porté dans la Loire-Atlantique et le Morbihan. Il désigne celui qui habite un lieu-dit le Pas Grimaud (= le passage de Grimaud). Le toponyme semble avoir disparu de cette région. On le rencontre par contre en Provence (le Pas de Grimaud, à Cogolin).
Pasolini Ce nom italien est surtout porté en Lombardie, on le rencontre aussi dans la province de Rimini. C’est un diminutif de Pase (Vénétie), Pasi (Lombardie), qui sont eux-mêmes des formes régionales de Pace (= la paix), prénom à valeur augurale fréquent au Moyen Âge. Autres diminutifs : Pasino, Pasini, Pasinetti.
Pasqual Forme catalane correspondant à Pascal (voir ce nom).
Pasquale Forme italienne du prénom Pascal. Variante plurielle: Pasquali (Corse). Diminutifs : Pasqualetto, Pasqualetti, Pasqualino, Pasqualini, Pasqualotto, Pasqualotti. Augmentatif : Pasqualoni.
Pasquelin Porté dans la Nièvre, c’est un diminutif de Pascal (voir ce nom). À noter aussi la forme plurielle Pasquelins, qui pourrait renvoyer au hameau des Pasquelins à Arleuf (58).
Pasquereau Diminutif de Pasquier, qui désigne un pâturage, un pré. C’est dans l’Ouest qu’il est le plus répandu (85, 44, 49). Variantes : Pasqueraud, Pasquerault, Paqueraud, Paquerault, Paquereau.
Pasquet Comme tous les noms commençant par pa(s)qu, il est difficile de se faire une certitude : soit il s’agit d’un diminutif de Pasque (nom de baptême féminin correspondant bien sûr à la fête de Pâques), soit c’est un toponyme désignant un pâturage. Le patronyme Pasquet est surtout présent dans le Centre (18, 45, 03, 87…).
Pasquier, Pasquié Ce nom désigne un pâturage ou un droit de pâture. Il vient du latin *pascuarium, formé sur le verbe pascere (= paître). C’est dans le Maine-et-Loire et en Vendée qu’il est le plus fréquent, mais on le trouve aussi en Languedoc, ainsi qu’en Savoie et en Suisse, où il trouve son origine dans le canton de Fribourg (une commune s’appelle Le Pâquier, elle est contiguë à celle de Gruyères).
Pasquini Fréquent en Corse, c’est un diminutif de Pasqua, nom de baptême évoquant la fête de Pâques. Diminutif de Pasquini : Pasquinelli.
Passalacqua Porté dans diverses régions italiennes (Sicile, Lazio, Ligurie, Lombardie), le nom signifie “passe l’eau”. C’est soit un toponyme désignant un gué, soit un surnom pour celui qui faisait traverser en barque une rivière ou un bras de mer. Variante rare : Passalaqua (Sicile). Le même type de nom se rencontre en Béarn sous la forme Passalaygue, et en Auvergne (63, 15) où il est écrit Passelaigue, Passelaigues, Passeleygue (également Passelègue dans la Loire). Notons enfin en Sicile la forme voisine Passafiume (“passe le fleuve”).
Passama, Passema Un nom qui vient du Gers, et qui correspond sans doute à un métier : celui qui confectionnait des passements, galons servant de garniture aux habits, puis à certains meubles (en occitan passaman, en catalan passamà). Autre possibilité : un surnom désignant un clerc de notaire.
Passard Nom porté dans la Loire-Atlantique, mais aussi dans la Somme et la Saône-et-Loire. Selon M.T. Morlet, le nom pourrait désigner le moineau (ancien français passere, latin passer, à l’origine du mot passereau). Il s’agirait donc d’un sobriquet (= homme léger ?).
Passavy Le nom, assez rare, est porté dans le Puy-de-Dôme et les départements voisins (87, 03). Variante : Passavi. Mot à mot “celui qui passe le vin”, il semble avoir surtout désigné un cabaretier (le surnom est attesté avec ce sens au XIXe siècle).
Passebon Le nom est porté dans les Deux-Sèvres. Sens incertain. A priori, on peut penser à un surnom pour celui qui est très bon, plus que bon (cf. l’ancien français “passe preux”). Le mot “passebon” a aussi désigné une variété de pomme, mais en Normandie.
Passedroit Nom porté dans le Maine-et-Loire. Variantes : Passedoit, Passedouet, cette dernière variante étant apparemment la plus proche de la forme primitive. Désigne celui qui habite de l’autre côté du canal (douet, du latin ductis = conduit d’eau).
Passefort Nom porté dans les Ardennes, où il est attesté à Fumay depuis le début du XVIIe siècle. Sens incertain. Sachant que “passe” a été utilisé en moyen français pour former des superlatifs (“passepreux” = très preux, plus que preux), il pourrait s’agir d’un surnom pour quelqu’un de très fort. Autre possibilité : la maison au-delà du fort.
Passelac Nom assez rare, désignant le passeur qui faisait traverser le lac.
Passelande Porté en Bretagne (44, 56), devrait être un toponyme désignant soit un chemin traversant la lande, soit un lieu situé de l’autre côté de la lande.
Passelecq On rencontre ce nom dans le Nord et en Belgique : semble une variante de Passelac.
Passeleu Surtout porté en Normandie, c’est l’équivalent de Passeloup, toponyme désignant un lieu où passe le loup. À noter, entre autres, le hameau de Passeleu à Dangeau (28).
Passepont Le nom se rencontre dans des zones géographiques très différentes : on le trouve dans le Pas-de-Calais, mais aussi dans la Haute-Loire et dans le Tarn. Difficile de l’interpréter avec certitude : peut-être celui qui habitait de l’autre côté du pont. Ou bien celui qui était chargé de percevoir un péage au passage d’un pont.
Passerieux Porté dans le Périgord et le Limousin, devrait désigner celui qui est originaire de Passérieux, hameau à Bussière-Galant (87). La forme voisine Passerieu, surtout présente dans le Lot et le Lot-et-Garonne, renvoie pour sa part à des hameaux du même nom situés à Cuq ou à Saint-Urcisse (47). Autre hameau à Vazerac (82). Sens du toponyme : le lieu situé de l’autre côté de la rivière, du ruisseau.
Passerotte Le terme désigne en ancien français le passereau, le moineau. C’est donc un sobriquet, avec un sens difficile à établir de façon certaine (personne légère, aimant chanter ?). Le nom de famille est surtout porté en Bourgogne (21). Avec le même sens : Passerat (74, 03), Passeron (06, 83), et sans doute aussi les noms italiens Passero (Campanie, Lombradie), Passera (Lombardie, éventuellement toponyme), Passerini (moitié nord de la péninsule), Passerone (Piémont), Passerotti (Toscane).
Passicot Nom gascon également écrit Passicos, qui est sans doute la forme d’origine. Diminutif : Passicousset. Le nom de famille paraît correspondre au hameau ou à la ferme de Passicos à Castaignos-Souslens (40). Sens incertain. Michel Grosclaude (voir bibliographie) propose le verbe “passar” suivi de “cos” (= coteau), autrement dit celui qui habite de l’autre côté du coteau. Mais dans ce cas on attendrait plutôt une forme *Passacos. Reste que je ne vois rien d’autre.
Passilly Porté dans la Manche et le Calvados, devrait désigner celui qui est originaire d’une localité portant ce nom, peut-être le hameau de Passillé à Parigné (35).
Passot Assez répandu dans la région lyonnaise (71, 69, 42), le nom pourrait être un diminutif de l’ancien français “passe” (= passereau, moineau), ou encore un toponyme avec le sens de petit passage. Le moyen français “passot” (arme intermédiaire entre la dague et l’épée), trop rare et tardif, ne semble pas convenir.
Pasteau Le nom est surtout porté dans la Sarthe. Il correspond à l’ancien français “pastel” (morceau de pâte, gâteau), surnom probable de boulanger ou de pâtissier. Le nom Pastel (42, 63, 69), très présent aujourd’hui en Martinique, devrait avoir le même sens.
Pasteleur Nom surtout rencontré en Belgique. Dérivé de pastel (= morceau de pâte), il a désigné un boulanger, celui qui tenait le four banal (métier mentionné dans la Meuse au XVe siècle sous la forme pastelleur).
Pasteur C’est dans le Jura que le nom est le plus fréquent. On le rencontre aussi en Suisse. Il correspond au métier de berger (sens du mot pasteur au moyen âge). A noter qu’en Suisse le nom fut parfois germanisé en Pfarrer, qui désigne lui aussi un pasteur, mais au sens religieux.
Pastol Porté dans les Côtes-d’Armor, devrait être une variante de Pastor (“pastor” = berger, terme emprunté au français).
Pastor On pensera d’abord à un nom de métier, celui de berger (penser au français pâtre). Mais il peut aussi s’agir d’un ancien prénom, popularisé par saint Pasteur, martyr en Espagne avec saint Just. Fréquent en Espagne et dans les Pyrénées-Orientales, le nom est également très présent dans les Alpes-Maritimes. Autres formes : Pastou (65, 66), Pastour (06).
Pastore Le nom désigne en italien un berger. Les régions où il est le plus répandu sont la Campanie, les Pouilles et les provinces du Nord. Le pluriel de filiation Pastori est fréquent en Lombardie. Diminutifs : Pastorello, Pastorelli (également Pastorelly dans les Alpes-Maritimes), Pastorino, Pastorini.
Pastorelli Nom italien, très fréquent à Nice, qui est un diminutif de pastore (= berger).
Pastourel C’est dans la Haute-Loire que le nom a toujours été le plus porté, on le rencontre aussi dans l’Hérault et les Bouches-du-Rhône. Plusieurs sens sont possibles : soit un jeune berger (diminutif de l’occitan “pastor”), soit le diminutif d’un prénom médiéval (Pastor ayant aussi été un nom de personne), soit un lieu de pâturage. Variante : Pastorel.
Patard Nom rencontré dans le Calvados et la Sarthe. Sans doute un sobriquet désignant un homme lourdaud (“qui a de grosses pattes”). Variantes : Patart (02), Pattard (38). A noter cependant que le mot “patard” a désigné en ancien français une petite pièce de monnaie.
Patat C’est dans les Ardennes que le nom est le plus répandu. Il semble s’agir d’un surnom donné à un lourdaud (à rapprocher de ‘pataud’).
Patau Le nom est porté en Catalogne, mais son sens n’est pas évident. Peut-être un dérivé de pata (= patte) qui serait l’équivalent du patronyme français Pataud, sobriquet désignant un personnage lourdaud.
Pate, Paté Ou encore Pâte, Pâté. Difficile de faire la différence géographiquement entre les formes avec ou sans -é final. Le nom se rencontre surtout dans la Marne, la Seine-Maritime et l’Oise. On pensera d’abord à celui qui fabrique des pâtés (mets entourés de pâte). Pour Paté, il faut envisagé aussi le surnom d’un homme lourdaud (qui a de grosses pattes).
Pateau Le nom est porté en Vendée. On hésitera entre une variante de Pataud (surnom pour un lourdaud) et l’ancien français pastel, pasteau (= gâteau, surnom possible d’un pâtissier).
Pateloup Nom porté dans la Haute-Vienne, notamment à Neuvic-Entier et Rozier-Saint-Georges. Variantes : Patelou, Patelout, Pateloux. Le rapport avec une patte de loup semble peu probable. Il semble qu’on ait plutôt affaire à l’adjectif occitan “patalon” (prononcer “patalou” ou “patelou”), qui désigne un lourdaud.
Patenotre Porté notamment dans l’Aube, l’Yonne et la Seine-Maritime, le nom désigne par métonymie un fabricant de chapelets, appelés “paternotres” en ancien français car ils servaient à dire le Pater Noster. À envisager secondairement le surnom d’un chantre ou d’un homme très pieux. Variantes : Patenotte (54, 88), Paternoster, Paternostre, Paternot, Paternote, Paternotte (59 et Belgique). On trouve avec le même sens le nom Paternostro en Sicile et en Calabre.
Patern Porté dans le Calvados, le nom se rencontre aussi sous la forme Paterne (53, 87, 971, 973). C’est un ancien nom de baptême, en latin Paternus (dérivé de pater = père), popularisé par divers saints. En Normandie, on le connaît plutôt sous sa variante populaire Pair, nom porté par un évêque d’Avranches. Formes italiennes ou corses : Paterno, Paterni. Probables diminutifs : Paternel, Paternelle (60, 62), Paternault (36).
Patient Surtout porté dans le Cher, le nom se rencontre aussi en Martinique et en Guyane. C’est un ancien nom de baptême (latin Patiens, du verbe pati = souffrir, endurer), popularisé notamment par saint Patient, qui fut évêque de Lyon au Ve siècle. Variante : Patiant (26).
Patier Le nom est surtout porté dans la Haute-Vienne et le Puy-de-Dôme. Il désigne peut-être un pâtissier (ancien français “pasteor”), ou encore un chiffonnier (“pattier” en dialecte bourbonnais), mais on pensera plutôt à un toponyme avec le sens de “pâturage”. Variantes : Pathier (89, 77), Patié (87), Pathié (28).
Patin Le nom est fréquent de la Haute-Normandie au Nord-Pas-de-Calais. On admet généralement qu’il désigne par métonymie un fabricant de patins, souliers grossiers à semelle épaisse, sens que l’on retrouve dans le dérivé Patinier (59, 62, 27). Diminutifs : Patinaud (87, 69, 42), Patinec, Patinoc (29), Patinet (51, 36, 16), Patinot (76, 60), Patinote, Patinotte (45, 71). En composition : Patin de Saulcourt, qui devrait renvoyer à la commune de Saucourt (52), sachant cependant que deux hameaux de la Somme s’appellent Saucourt. Pour être complet, on notera qu’au XIXe siècle Lorédan Larchey estimait que Patin pouvait être aussi un nom de personne d’origine latine, Patinus, variante de Patrinus.
Patino Nom originaire d’Espagne. Apparemment, c’est un diminutif de pato (= canard), et donc un sobriquet.
Patissier, Pâtissier Essentiellement porté dans la région lyonnaise (42, 69), correspond au métier de pâtissier (documenté en 1278 sous la forme pasticier, dérivé de l’ancien provençal pastis, du latin pasta = pâte). Au départ, le pâtissier confectionnait et vendait des pâtés. Variante : Pastissier (Corrèze).
Patla Nom polonais qui semble correspondre au mot “patela” (= casserole), le sens précis restant à définir. Forme similaire : Patela.
Patois On rencontre ce nom surtout dans le Doubs. Il semble que ce soit un toponyme : beaucoup de hameaux s’appellent le Patoi, le Patois, mais on les trouve dans le Centre (37), où ils désignent une mare. Rien ne dit que le sens soit le même dans le Doubs. Il faut alors penser peut-être au patois, terme employé de façon péjorative pour désigner ceux qui parlaient dans leur village une langue particulière.
Patola Le nom est parfois porté en Italie, mais il est surtout portugais. Dérivé de pato (= canard) il semble désigner un personnage lourdaud. A noter cependant qu’en catalan le mot patola a le sens d’écuelle, plat de terre, ce qui pourrait être une autre piste.
Patouiller Nom porté en Loire-Atlantique, où on trouve aussi la forme Patouillère. C’est un toponyme désignant un bourbier. Plusieurs hameaux ou ruisseaux s’appellent la Patouillère en Loire-Atlantique. Le sens de bourbier est également présent dans les noms Patouillard, Patoulhard (42, 07, 43), Patouillat (45, 89), Patouillaud (23), Patouille ou Patouillé (53), Patouillet (21), Patouilliard, Patouilliart (51), Patouillot (39), Patoullliard (26).
Patoz C’est dans le Doubs que le nom est le plus répandu. Il y est attesté dès le XVIe siècle. Sens obscur. Il faut peut-être le rapprocher du mot “patte”, et y voir un surnom identique à Pattou (voir ce nom). Autre possibilité : le mot “patus” (= petit pâturage, cour).
Patrat Assez répandu en Charente, c’est selon M.T. Morlet un sobriquet désignant un personnage balourd (dérivé de patte). A noter qu’en occitan l’adjectif patrat signifie fabriqué, achevé, tout craché (latin patratus), mais on voit mal ce que cela peut donner en anthroponymie.
Patraud Nom surtout porté dans l’Indre et la Creuse, présent aussi en Corrèze. Variantes : Patrault (86, 87), Patraux (19), Patreau (36, 86). C’est un diminutif de Patre, nom désignant un berger.
Patriarche C’est en Bourgogne (21) que le nom est le plus répandu. On le rencontre aussi en Corse, où il faut le rapprocher de l’italien Patriarca (variante : Patriarchi). On pense généralement qu’il s’agit d’un surnom donné à un vieillard respecté.
Patrier Le nom est porté dans la Vienne et les départements voisins (16, 79). Variante : Pastrié. Il devrait correspondre à l’ancien français “pasturier” (celui qui fait paître les bêtes).
Patriot Rare et porté dans la Nièvre, c’est un probable diminutif de “pâtre” (= berger).
Patris Assez courant dans le département du Nord et dans l’Est (88, 68), c’est un nom de baptême, équivalent de notre moderne Patrice (latin Patricius), popularisé par saint Patrick, évangélisateur de l’Irlande, dont la tradition veut qu’il ait séjourné en Gaule. Variante : Patrisse (02).
Patron Nom porté dans la Loire-Atlantique et la Vendée. Difficile de savoir quelle acception lui donner au moyen âge. L’un des sens les plus répandus (attesté au XIVe siècle) est celui de patron pêcheur.
Patru Le nom est surtout porté dans la Saône-et-Loire (variantes : Patrus, Patrut, Patrux), on le rencontre aussi dans les Côtes-d’Armor. M.T. Morlet y voir le surnom d’un homme lourdaud. A envisager aussi une forme latinisée de Pierre (Petrus), avec ouverture du e en a.
Patruno Nom italien assez répandu dans les Pouilles (variante : Patrono). C’est l’équivalent de l’italien “padrone” (= patron), avec plusieurs possibilités de sens, mais qui, en Italie comme en France, a surtout désigné au Moyen Âge un patron-pêcheur. On trouve en Corse les formes équivalentes Patrone et Patroni, également présentes en Ligurie. À noter aussi des Patron (Patròn) en Vénétie, ainsi que quelques Padrone et Padroni dans l’Italie centrale.
Patrzykat Nom polonais qui vient apparemment du verbe patrzyc (= regarder, surveiller). Difficile d’en connaître le sens avec précision, même si on peut penser à un guetteur.
Patte Le nom est fréquent en Picardie, notamment dans la Somme, et dans le Nord-Pas-de-Calais. On le rattache généralement au mot “patte” (= pied), ce serait un sobriquet pour un homme aux grands pieds ou un lourdaud (cf. le nom Pattou). À envisager éventuellement aussi une variante du mot “pâtre” (= berger).
Pattedoie Le nom est porté dans les Charentes. On a le choix entre trois solutions : soit un sobriquet pour désigner celui qui est né avec les doigts et les orteils soudés (sens attesté en 1573), soit le surnom d’un lépreux ou d’un fils de lépreux (les lépreux devaient porter sur leurs habits une patte d’oie en tissu), soit un toponyme, carrefour où une voie se divise en plusieurs branches (1624). Le dictionnaire de M.T. Morlet propose pour sa part un surnom donné à celui qui a le pied large. On peut penser que le nom Pattejoie (44) est une déformation de Pattedoie.
Patterson Egalement Paterson. Désigne en Grande-Bretagne le fils de Patrick.
Patton Nom anglais pour lequel deux solutions sont possibles : soit celui qui est originaire de Patton, village du comté de Shropshire, soit une variante de Paton, diminutif de Patrick.
Pattou Surtout porté dans le Nord-Pas-de-Calais (variante : Patou), le nom semble désigner un lourdaud (à rapprocher du mot ‘pataud’). Avec le même sens : Patout (59, 80, 60), Patoux (59, 77, 61).
Pattyn, Patyn Semble une forme flamandisée du français Patin, surnom donné à celui qui fabriquait des patins (sortes de chaussures grossières).
Patuel Le nom est porté en Haute-Savoie. On le rencontre aussi dans les Pyrénées-Orientales et la Côte-d’Or. Il peut s’agir d’une variante de Paturel (jeune berger ou pâturage), ou encore d’un diminutif de patus (= enclos, cour).
Patureau Patronyme surtout porté dans le Cher et la Nièvre. Désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit (le) Patureau, le Pâtureau, toponyme très répandu dans le Centre et dans l’Ouest. Signification : petit pré, petit pâturage. Forme composée : Patureau-Mirand (36). Formes voisines : Patural (42), Paturaud (23).
Paturel Le nom est implanté depuis plusieurs siècles dans deux zones géographiques distinctes : soit la Bretagne et la Normandie, soit la Savoie et le Dauphiné. Dans tous les cas le sens est le même : c’est un toponyme désignant un petit pâturage.
Patusset Nom rare porté dans la Haute-Saône. Peut-être un diminutif de patus (= petit pâturage, cour), sachant cependant que ce dernier terme est surtout usité en terre occitane.
Pau Le nom est porté dans des pays très variés (Belgique, France, Espagne, Sardaigne). Dans la plupart des cas, c’est une variante du prénom Paul (en catalan “Pau”, en wallon “Pô”). En Belgique et dans le nord de la France, on peut cependant penser aussi à une métaphore liée au néerlandais “pauw” (= paon). En Sardaigne, on pensera surtout à la commune de Pau (province d’Oristano).
Paubert Le nom est porté dans le Finistère (variante probable : Paubet), on le trouve aussi dans le Sud-Ouest (31, 33). Difficile de se prononcer : il peut s’agir dans certains cas d’une variante de Pauvert (voir ce nom). Pour le Sud-Ouest, on pensera aussi à un nom composé (Pau = Paul), par exemple Pau-Aubert. En Bretagne, on envisagera peut-être une variante graphique de Pober, Le Pober (pober = mitron en breton).
Paubon Nom surtout porté dans la Marne et les départements voisins. C’est sans doute une formation régionale pour désigner celui qui est peu bon (l’adverbe pau = peu existait en ancien français), donc un sobriquet péjoratif. Le patronyme Paubel, Poubel (variante ou matronyme Poubelle) désigne pour sa part celui qui est peu beau. On trouve les Paubel surtout dans l’Ain, les Poubel et les Poubelle dans le Pas-de-Calais.
Pauco Sans doute un dérivé de Pauc, sobriquet catalan désignant un homme petit (du latin paucus = peu).
Paucot Nom porté notamment dans le Cantal et le Morbihan, rencontré dans l’Ain sous les formes Paucod, Paucaud. On pense généralement à des dérivés de l’occitan pauc (= peu) utilisés pour désigner un homme petit.
Paudeleux Nom porté en Seine-Maritime. Il signifie “peau de loup”, un sobriquet dont le sens n’est pas évident (voir aussi Peaudecerf).
Paugam Le nom est assez fréquent dans le Finistère. Variantes : Paugame, Pogam. Il correspond au breton “pavgamm” (= éclopé, qui a un pied-bot), le mot étant formé de “pav” (= patte), et de “kamm” (= tordu).
Pauget Nom rencontré dans la Bresse (01, 71). Semble une variante de Pouget, toponyme désignant une petite colline. Aucune certitude, cependant.
Pauker Nom allemand désignant celui qui joue des timbales ou du tambourin (cf. l’allemand “Pauke” = timbale, tambourin).
Paul Nom de baptême popularisé par l’apôtre du même nom. Etymologie : latin paulus = petit, faible. C’est dans le Finistère que le nom est le plus répandu, mais on le trouve dans toute la France.
Paulen Nom porté en Alsace-Lorraine, dérivé du nom de baptême Paul, qui doit correspondre au français Paulin (popularisé notamment par un évêque de Trêves).
Paulguerre Le nom était porté autrefois en Lorraine (54, 57), avec des variantes très diverses : Polguer, Polguère, Paulgaire, Poulgaire, Boulgaire. Difficile de savoir laquelle de ces formes est la plus proche de la vérité. On envisagera un éventuel lien avec le nom allemand ou autrichien Polgar, qui semble désigner un bourgeois (terme emprunté au hongrois).
Paulhe Le nom est porté dans l’Aveyron. Il devrait désigner celui qui est originaire de Paulhe, commune de ce département. A noter aussi les hameaux de Paulhe à Trémouilles (12) et à Montredon-Labessonnié (81), ainsi que le Moulin de Paulhe à Salmiech (12) et le hameau de Paulhe Rouby à Arvieu (12). Signification : sans doute le domaine de Paulianus, nom d’homme latin, un terme régional avec le sens de tourbière, bourbier n’étant pas à exclure.
Paulhiout Nom très rare porté en Dordogne, un peu plus courant sous la forme Pauliout, que les plus anciennes mentions situent dans la Haute-Vienne. On peut penser à un éventuel dérivé du prénom Paul, mais on envisagera plutôt l’occitan “palhut” (= abondant en paille).
Pauli Nom porté en Catalogne où il correspond au nom de baptême Paulin (latin Paulinus). En Italie ou en Corse, c’est par contre une forme de Paolo, Paoli (= Paul).
Paulini Forme latinisée (parfois italienne ou corse) de Paulin, diminutif de Paul. Il y a cent ans, ce nom de famille se rencontrait uniquement dans les Pyrénées-Atlantiques.
Paulo En Roussillon, c’est un dérivé du nom de baptême Paul (catalan Pau). C’est aussi la forme portugaise de Paul.
Pauly Nom porté essentiellement en Lorraine (57, 54). C’est une forme latinisée du nom de baptême Paul. En Alsace, on trouve fréquemment une autre forme latinisée, Paulus (présente aussi dans le Nord et en Belgique).
Paumelle C’est en Normandie que le nom est le plus répandu (50, 76). Le mot paumelle désigne en ancien français ce que la paume de la main peut contenir. C’était aussi, tout comme la paume, une mesure égale à la longueur d’une main, utilisée pour les tiges de chanvre et de lin. Il pourrait s’agir d’un surnom donné à l’utilisateur de cette mesure.
Paumier Nom fréquent en Normandie et à proximité (76, 72). Au moyen âge, le mot désignait le plus souvent un pèlerin (au départ palmier : celui qui rapporte des palmes pour attester la validité de son pèlerinage), et c’est en principe le sens qu’il convient de retenir. Variantes : Paummier (72), Paulmier (76, 28), Palmier (48, 42). On trouve le même sens dans l’anglais Palmer.
Pauporté Le nom est porté dans le département du Nord, où il est assez rare. On le rencontre aussi en Belgique. Variante : Pauportez. Ce serait le surnom d’un enfant né avant terme (= peu porté). On trouve en Moselle la forme Peuportier, qui semble équivalente.
Paupy Nom porté dans l’Yonne, rencontré aussi en Corrèze et dans la région lyonnaise. Difficile d’avoir une certitude. Semble lié au verbe palper, et a dû désigner, comme l’occitan palput, quelqu’un de potelé, au visage poupin. On ne peut cependant négliger l’hypothèse d’un toponyme évoquant un bois de peupliers.
Pauquet Surtout porté dans la Somme, c’est une variante de Pocquet (voir ce nom).
Pauss, de Pauss Nom flamand qui correspond au français Lepape (paus = pape), sans doute un sobriquet désignant une personne aux allures dignes, graves (mais allez savoir avec les sobriquets !).
Paute Porté dans la Haute-Garonne et les départements voisins (81, 82), c’est un toponyme avec le sens de terrain fangeux (occitan pauta = boue). Variante : Pauthe. Avec le même sens : Paut (30, 63), Pautas (73), éventuellement Pautte, mais ce nom est surtout porté dans la Somme.
Pautonnier Ecrit en ancien français paltonier, pautonier, le terme désignait un valet, mais aussi un gueux, un homme débauché. C’est dans l’Ouest (72, 35) que le nom de famille est le plus répandu, on le trouve aussi en Bourgogne, dans le Bourbonnais et le Lyonnais. Variantes : Pauthonier, Pauthonnier, Pautonier, et sans doute Patonnier (26).
Pautou Porté dans l’Aude, désigne celui qui est originaire de Pautou, hameau de la commune de Villautou, dans le même département. Sens du toponyme : terrain boueux (occitan pauta = boue). Les formes Pautout, Pautoux, rencontrées en Limousin, semblent renvoyer au hameau de Pautour (Saint-Vaury, 23).
Pautrec Nom rare porté dans le Morbihan. C’est un dérivé du breton “paotr” qui désigne un garçon, un gars, mais aussi un valet. On trouve, dans le même département, le nom Pautremat (= bon garçon ou bon valet).
Pautrot Nom porté en Poitou-Charentes. On trouve des hameaux appelés Pautrot dans la Vienne (Saint-Rémy-sur-Creuse) et dans les Deux-Sèvres (Vernoux-sur-Boutonne), ce qui pourrait laisser penser qu’il s’agit d’un toponyme désignant un terrain boueux (ancien français paute). Mais il faut plutôt penser à un diminutif de peautre, qui avait hélas de nombreux sens : gouvernail, barque, chaloupe d’une part, mais aussi balle de grain et espèce de métal (sans doute de l’étain). Difficile de faire un choix, même si pour ma part je préfère la barque. On trouve la variante Pautrat dans l’Yonne.
Pauty Le nom est surtout porté dans la Corrèze, où il s’écrit aussi Pauti. À noter aussi la forme pautis (47). C’est un toponyme, nom de plusieurs hameaux, mais surtout dans l’Aveyron. Pour le sens, on peut penser à un dérivé de l’occitan “pauta” (= boue), à moins qu’il ne s’agisse d’une variante de “pati” (cour, basse-cour, terrain vague, pacage).
Pauvert Le nom est assez fréquent dans l’Ouest (49, 44, 28). Variantes : Pauver, Pauvers (cette forme est également portée dans le Nord). Il semble correspondre à l’ancien français “povert” (= pauvreté), avec un sens précis qui reste à définir : peut-être un toponyme désignant une terre pauvre, ou encore un surnom donné à un pauvre. Le dictionnaire de M.-T. Morlet donne une autre version, et propose “peu vert”, terme désignant une terre peu fertile. Un hameau s’appelle Le Pauvert à Eymet (24).
Pauwels Forme avec s de filiation de Pauwel, équivalent flamand du nom de baptême Paul. Nom fréquent en Belgique et dans le département du Nord. Variante : Pauwells. Diminutif : Pauwelyn.
Pauzié Le nom est porté dans l’Aveyron et les départements voisins (81, 82, 34). Variantes et formes voisines : Pauzier, Pauziès, Pauziez. C’est un dérivé de l’occitan “pausa” (= repos), de sens incertain : soit celui qui aime se reposer, soit plutôt un toponyme désignant un lieu de repos pour les troupeaux (cf. le hameau de Pauzière, dans la Loire).
Pavageau Le nom est très fréquent en Loire-Atlantique. Il est à relier au nom pavage, qui désignait un impôt pour l’entretien des chaussées, ou tout simplement la construction de chemins pavés.
Pavard Fréquent dans la Mayenne, le nom semble avoir désigné celui qui utilisait un pavard (ou encore pavart, variante de pavois), en ancien français grand bouclier ovale ou quadrangulaire, porté par les fantassins et surtout par les arbalétriers.
Pavarotti Nom italien porté en Émilie-Romagne, en particulier dans la province de Modène, où on trouve aussi la forme Pavarini. Le mot “pavaro” est une variante régionale de “papero”, terme qui désigne un jeune jars et plus généralement l’oie, surtout en matière culinaire. Pavarotti serait donc un synonyme du français “oison”, le sens précis du surnom restant à déterminer. À noter en outre que, dans le dialecte de Modène, le mot “pavaròt” désigne la pintade.
Pavec Porté dans le Finistère, correspond au breton “paveg”, désignant mot à mot celui qui a de grosses pattes et, par extension, un lourdaud. Variante : Le Pavec (56, 29).
Pavela Dérivé de Pavel, forme tchèque du prénom Paul.
Pavia Le nom est fréquent en Italie du Nord, où il désigne celui qui est originaire de la ville ou de la province de Pavie (Lombardie). Mais on le rencontre aussi en Espagne, sans doute aussi comme nom de localité (une commune s’appelle Pavia au Portugal, une autre Pavías en Espagne). Le sens du toponyme est obscur. A noter que Pavia a aussi été un prénom féminin médiéval.
Paviet Surtout porté en Savoie, le nom se rencontre aussi dans le Doubs. Le nom commun ‘paviet’ est mentionné en ancien français avec le sens de ‘pavois’ (sorte de bouclier). On retiendra donc d’abord cette solution (surnom d’un porteur de pavois, éventuellement d’un fabricant). Autre possibilité : celui qui vient de Pavie. Forme voisine : Paviot (18, 38).
Pavillard En France, le nom est surtout porté dans le Doubs. On le rencontre également en Suisse. Sens incertain. On le rapprochera de Pavillon (voir ce nom).
Pavillon Le nom est surtout porté dans l’Anjou et le Poitou (49, 79). Il semble qu’il s’agisse d’un toponyme. Le pavillon était au Moyen Âge une tente, une construction précaire ou un dais surmontant un autel. Il est cependant possible qu’il s’agisse d’une variante de Papillon, les deux noms ayant la même étymologie (latin papilionem).
Pavin Le nom est porté en Bretagne (35, 44) et dans la Somme. C’est en principe un ancien nom de baptême, popularisé par saint Pavin, prieur dans deux monastères au Mans et à Baugé (VIIe siècle). Le nom est également porté en Italie (Vénétie), où il pourrait être une forme contractée de Padovin, Padovino, Padovini (noms rares liés sans doute à la ville de Padoue).
Pavone Nom italien surtout porté en Sicile et au sud de la Calabre, dans les Pouilles, dans les Abruzzes, également présent dans le Lazio, la Lombardie et le Piémont. On le rencontre sous la forme Pavon en Vénétie et dans le Frioul, le pluriel Pavoni étant présent dans les Marches, le Lazio et en Lombardie. Même si un éventuel toponyme est parfois possible (deux communes d’appellent Pavone en Lombardie et dans le Piémont), c’est le plus souvent un surnom lié au paon (italien “pavone”), peut-être pour désigner une personne vaniteuse. Pavone est parfois attesté comme nom de personne (prénom) à la fin du Moyen Âge.
Pavot Le nom est surtout porté dans le département du Nord et en Belgique (également présent dans les D.O.M). Il semble très hasardeux de vouloir en faire un producteur ou un marchand de pavots, comme le suggère M.T. Morlet. Mieux vaut y voir un diminutif de Pau (= Paul) ou de Pauw (= le paon en néerlandais, surnom pour un personnage vaniteux).
Pavy Difficile de se prononcer sur ce nom très présent dans le Pas-de-Calais, mais aussi porté dans l’Indre-et-Loire, dans l’Ouest et en Savoie. Il semble que ce soit une variante de Pavie (76, 49), mais vu leur fréquence il est difficile de penser que ces deux noms correspondent chaque fois à la ville italienne de Pavie. Peut-être le sens de route pavée est-il envisageable.
Pawelczyk Patronyme polonais dérivé de Pawel (= Paul). Forme voisine : Pawelczak.
Pawlik Diminutif de Pawel, nom de personne polonais rencontré aussi en Allemagne, qui correspond au prénom Paul. Le patronyme est très fréquent en Pologne, où l’on rencontre encore plus souvent la forme Pawlak. Dérivés : Pawlicki, Pawlikowski.
Pawlowski Dérivé du polonais Pawel (= Paul), désigne dans la plupart des cas celui qui est originaires de l’une des nombreuses localités appelées Pawlowo.
Paxion Le nom est porté dans les Vosges (où il est présent dès le XVIe siècle) et la Côte-d’Or. Il faut sans doute le rapprocher de formes telles que Pachon, plutôt que du mot passion. Il devrait correspondre à l’ancien français pache, paction (= pacte, accord), terme évoquant un droit collectif sur une terre. Ainsi, en Moselle, le mot ‘pachon’ est lié au droit d’affouage.
Paya, Payan, Payen Les deux premières formes se rencontrent surtout dans la région lyonnaise, le Midi et en Catalogne, la troisième dans toute la France. Il s’agit du mot païen, qui était un nom de baptême au moyen âge. L’origine est le latin paganus, désignant celui qui habite le pagus (domaine rural), qui a donné aussi paysan. Pourquoi Payen (païen) était-il devenu nom de baptême ? Difficile à dire. Certains pensent à des enfants baptisés longtemps après la naissance, d’autres à des païens convertis au christianisme. Il est également possible que Paya ait aussi désigné un paysan, tout simplement.
Paychenq Nom très rare porté dans l’Aude (Escouloubre notamment). Variante : Paycheng. Vu sa rareté et le fait que je n’en connaisse aucune mention avant le début du XIXe siècle, il convient d’être prudent. Cependant, un lien semble possible avec l’occitan “paissença” (= pâturage).
Paye Le nom est surtout porté dans l’Ouest (49, 35). On le rencontre aussi en Belgique. Sens incertain. On peut y voir une variante graphique du mot “paille”, ou un dérivé du verbe “payer”. Dans les deux cas, le sens n’est pas très clair.
Payebien Porté dans la Saône-et-Loire, le nom s’écrit aussi Payebin. Difficile de comprendre le sens précis de ce qui semble être un surnom formé sur le verbe “payer” (= paye bien). A noter qu’un hameau s’appelle Paye-Mal à Saint-Magne-de-Castillon, dans le Sud-Ouest (33).
Payel Le nom est porté dans la Somme et la Seine-Maritime. Variante : Payelle (59, 62, 02). Sens incertain. Il pourrait désigner celui qui est originaire de Payelle, hameau de la commune de Bondues (59). Mais on pensera aussi à l’ancien français ‘payelle’, qui a désigné une mesure de capacité pour les liquides ou une poêle. A noter, dans le Nord-Pas-de-Calais, la forme Payelleville, qui pourrait elle aussi renvoyer au hameau de Payelle.
Payenneville Visiblement normand, ce nom est au départ un toponyme formé avec ville (latin villa = domaine, puis ville ou village) : le domaine de Payen (voir Paya), ou de Payenne, matronyme formé sur Payen. Le toponyme semble ne plus exister aujourd’hui sous cette forme, mais ce pourrait être Penneville, hameau à Saint-Paër (76). Quant au patronyme, on le trouve essentiellement en Seine-Maritime et dans la Somme.
Payet Un des noms les plus répandus en France, surtout dans la région lyonnaise. On le retrouve en Savoie sous la forme Payot. Le rapport avec le verbe payer, évoqué par Dauzat, n’est certainement pas la solution pour un patronyme aussi courant. C’est peut-être un diminutif de Paya (voir ce nom). Le petit dictionnaire de Félix Fenouillet (les Noms de famille en Savoie) donne pour Payot le sens de “paysan”, qui s’appliquerait également à Payet. Cette solution me paraît assez séduisante. Variante de Payot (ou matronyme) : Payotte.
Payeur Nom porté en Lorraine. On peut évidemment penser à celui qui paye, mais il devrait s’agir plutôt d’un dérivé de paille, rencontré en Picardie sous les formes Pailleux, Payeux : celui qui utilise la paille, par exemple pour faire des maisons en torchis (ou tout simplement celui qui récolte la paille).
Payne Surnom et nom de baptême anglais qui correspond au français Payen (= païen, voir Paya pour le sens). Variantes : Pain, Paine, Paines, Payn, Paynes.
Payrard Diminutif ou péjoratif formé à partir du nom de baptême Pierre.
Payrault Surtout porté dans la Vienne, le nom se rencontre également sous les formes Payraud (portée aussi en Savoie), Payreaud. Sans doute un diminutif du prénom Pierre, même si on ne peut éliminer totalement un toponyme formé sur “pierre”. Forme voisine : Payrau (31). Diminutif : Payraudeau (85).
Payré Fréquent en Roussillon, c’est un nom de métier : celui qui travaille la pierre, autrement dit un maçon. Il s’agit d’une évolution phonétique typiquement roussillonnaise du latin petrarium, qui donne pedrer en Catalogne du sud.
Payret, Payrot Diminutifs catalans ou occitans formés à partir du nom de baptême Pierre.
Payri Le nom est porté dans les Pyrénées-Orientales et surtout dans l’Aude, où il est attesté depuis le début du XVIIe siècle. Il a été porté aussi dans les Pyrénées-Atlantiques, où il est à l’origine du nom composé Payri-Chinanou. On peut y voir un diminutif du prénom Pierre, mais aussi un toponyme lié à la pierre. Un hameau s’appelle Payri à Serres-Castet (64).
Payroto On trouvait autrefois souvent la forme Peyroto, notamment à Bolquère (P-O). Sans doute un diminutif du prénom Pierre (Pere en catalan), le -o final étant sans doute une transcription du suffixe français -eau, que l’on trouve dans Péroteau.
Payrou Le nom est surtout porté dans les Pyrénées-Orientales. Variante : Payro. Deux explications possibles : soit un diminutif du nom Pierre, soit un toponyme, pierre qui soutient une croix ou un oratoire, ou encore grosse pierre.
Pays Nom fréquent dans la Haute-Loire, rencontré aussi dans les Hautes-Pyrénées et l’Indre-et-Loire. Le sens de ‘pays, région’ peut difficilement avoir donné naissance à un nom de famille. Il pourrait s’agir d’une variante de Paysan.
Paysa voir Pahisa.
Paysan C’est dans l’Isère que le nom est le plus répandu. Difficile de comprendre le sens précis du nom au Moyen Âge. En principe, il désigne un agriculteur aisé (cf le catalan Pagès). A noter cependant que, dès le XIIIe siècle, le mot “paysan” est aussi employé avec le sens de rustre, nigaud. Variante normande : Paysant (50, 76).
Payssé Surtout porté dans le Gers, c’est un toponyme qui devrait correspondre à l’occitan “pàisser” (= pâturage). Dans le Gers, deux hameaux s’appellent Payssé, à Ladevèze-Ville et à Sabazan.
Payssot Porté dans le Tarn-et-Garonne et le Lot, le nom se rencontre dans la même région sous la forme Pessot. Sens incertain. Peut-être un toponyme avec le sens de petit pâturage.
Pazat Le nom est porté dans la Dordogne et s’écrit aussi Pazac. Il pourrait désigner celui qui est originaire de Pazac, hameau à Louignac (19), ou encore de Pazat, dans la commune du Vigen (87).
Pé, Pè, Pée Nom de baptême gascon qui est l’équivalent de Pierre. Le nom devrait normalement s’écrire avec un accent grave (Pè, Pèe), mais celui-ci est devenu très rare.

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