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Noms commençant par Q


Quach Nom vietnamien désignant en principe un rempart, une fortification, le sens des noms de famille vietnamiens étant cependant toujours assez obscur.
Quadrada, Quadradas Nom catalan, sans doute augmentatif de Quadra, toponyme fréquent en Catalogne qui désignait un domaine, un fief.
Quadri Nom italien qui correspond au mot quadro, sens doute avec le sens de carré.
Quaghebeur Le nom est porté en Belgique et dans le département du Nord. Variantes : Quaegebeur, Quaeghebeur, Quaeybeur, Quagebeur. C’est un nom flamand qui signifie “mauvais voisin” (néerlandais kwaad = mauvais + gebuur = voisin).
Quai, Quay Nom porté en Savoie et dans les régions voisines. Il devrait s’agir d’un nom de personne correspondant au latin Caius.
Quaia Nom rare porté en Moselle, mais d’origine italienne (Lombardie, Vénétie, Frioul). C’est une variante de Quaglia (Quaglia et Quaia sont employés à Parme au XIVe siècle pour désigner une même personne, Joannes de Parma, théologien franciscain), surnom lié à la caille (italien quaglia), qui pourrait avoir été donné à une personne aux cheveux poivre et sel.
Quaile Nom porté en Franche-Comté (25, 90). Sens incertain. Il faut sans doute penser à une variante de Caille, nom de famille et toponyme désignant un lieu caillouteux.
Quaillet Porté dans la Somme, c’est une variante de Caillet, sans doute toponyme avec le sens de lieu caillouteux (un diminutif de “caille” est également possible).
Quaintaine, Quaintenne Variantes rares de Quintaine (voir ce nom) portées dans le Calvados et dans l’Oise.
Quaisin Nom porté en Belgique. C’est une variante de Kaisin, diminutif de Kaise, lui-même hypocoristique du prénom Nicaise.
Quantin Voir Quentin pour le sens. Le nom se rencontre dans des régions assez variées (17, 39, 69, 89 notamment). Diminutif : Quantinet (51, 08).
Quantius Difficile de se prononcer sur ce nom de famille rare, porté en Alsace et en Allemagne. On a visiblement affaire à une latinisation datant de la Renaissance, mais je ne vois pas de quel nom il peut s’agir.
Quaranta Le nom vient sans doute d’un toponyme. Il existe ainsi une commune appelée Quarante dans l’Héraut (dont l’origine est un nom de personne gaulois Caranta). Cependant, un rapprochement avec le Carême (quarante jours) n’est pas exclu. A noter enfin que Quaranta, en Italie, est un prénom lié aux quarante martyrs. Variante : Quarante (84, 81).
Quares Difficile de se prononcer sans connaître l’origine exacte du nom. En catalan, ce pourrait être une déformation de queres = endroit pierreux (voir Ques).
Quarez Surtout porté dans le département du Nord (variantes : Quarré, Quarrez), correspond au patronyme Carré (voir ce nom).
Quatre Le nom est surtout porté dans l’Yonne, mais on le rencontre dans d’autres régions. Difficile de savoir ce qu’il peut bien signifier. Eventuellement le quatrième enfant d’une famille, ou un enfant trouvé le quatre du mois, solutions qui ne me donnent pas vraiment satisfaction.
Quatrecasas Nom catalan également écrit Quatrecases, Cuatrecasas. Désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit portant ce nom (= les quatre maisons). Le toponyme est assez fréquent en Catalogne (hameaux ou fermes à Voltregà, Llorac, Montblanc notamment).
Quatrehomme Le nom est porté dans le Loiret et dans l’Eure, département dont il paraît originaire. Il signifie “les quatre ormes”, c’est donc un toponyme devenu nom de famille. A noter qu’une ferme de l’Eure s’appelle les Quatre-Ormes (commune de La Lande). Il existe aussi un Fossé Quatrehomme à Marais-Vernier, commune où le nom de famille était le plus répandu. Variantes : Quatromme, Quatrhomme.
Quatresous Un surnom pour le moins amusant, qui devait désigner un avare, accroché à ses quatre sous, ou encore un propriétaire pauvre. On le rencontre à la fois dans l’Allier et en Normandie. Variantes : Quatresol (89), Quatresols (51), Quatressous (63).
Quatrevaux Désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit Quatrevaux (= les quatre vallées). C’est dans l’Aisne que le nom de famille est le plus répandu. Variantes : Quatrevau, Quatreveau, Quatreveaux (56, 80). A noter le hameau de Quatrevaux à Wail (62), ainsi que Quatrevaux à Plaintel et à Gausson (22).
Quatreville Porté dans le Morbihan, renvoie à un nom de localité, sans doute Quettreville-sur-Sienne, dans la Manche (avec déformation sous l’influence du mot “quatre”).
Quefféléant Nom breton porté dans le Finistère, également écrit Quéféléan, Quefféléan. On trouve aussi la forme Quefféléante en Loire-Atlantique. Selon le dictionnaire d’Albert Deshayes (voir bibliographie), il faut y voir un dérivé du vieux breton “cefel” (= cheval), sans doute utilisé comme nom de personne médiéval.
Queffelec Ou Queffélec. Nom courant dans le Finistère. Variantes : Quéfélec, Quéfellec, Queffellec, Quévellec. En principe, c’est un surnom lié à la bécasse (breton kefeleg). On a parfois envisagé un dérivé d’un terme gallois (ceffyl) qui signifie cheval. C’est en tout cas cette dernière hypothèse que l’on retient généralement pour les noms Quefelou, Queffelou (cf A. Deshayes, Dictionnaire des noms de famille bretons).
Quéhé Le nom est porté dans les Côtes-d’Armor. Tout comme Quéhec, le Quéhec, il devrait correspondre au breton kae (= haie, clôture).
Queheille Forme francisée du basque kehell, désignant une barrière, une clôture, sans doute aussi un enclos. Dérivés : Queheillard (entre les barrières), Queheillalt (à côté de la barrière), Queheillechipy (la petite barrière, le petit enclos, basque xipi = petit).
Quehen Le nom vient du Nord. Il existe dans le Pas-de-Calais deux hameaux s’appelant ainsi, à Ergny et à Isques. Selon M.T. Morlet, ce toponyme se décompose en cald = froid + heim = demeure, puis village.
Quélard Le nom est porté en Bretagne, en particulier dans le Morbihan. Variante : Quellard. Il paraît s’agir d’un dérivé du breton “kell” (= testicule), surnom probable pour un homme viril.
Quelin Le nom est porté dans la Saône-et-Loire et le Rhône, mais aussi dans le Loiret et la Mayenne. Sens incertain : peut-être un hypocoristique des prénoms Jacques ou Michel (Jaquelin, Miquelin). A envisager aussi une transformation de Colin (diminutif de Nicolas). Le nom se rencontre parfois aussi en Bretagne, où il correspond au breton “kelen” (= le houx, toponyme).
Quellien Porté dans les Côtes-d’Armor, c’est une variante de Quillien (voir ce nom).
Quemener, Quemeneur Un nom breton correspondant au métier de tailleur (kemener).
Quémerais, Quémérais, Quémeras Il s’agit sans doute d’un toponyme (quelques lieux-dits ou hameaux portent ce nom), mais rien de très clair sur ce nom breton, rencontré surtout dans l’Ille-et-Vilaine. Sans doute un dérivé de Quémer, dont le sens n’est pas évident non plus : on a parfois évoqué un dérivé de Kembre = Pays de Galles.
Quéméré Pourrait correspondre au breton Kembre (= Pays de Galles). Voir aussi Quémerais.
Quemin Surtout porté en Seine-Maritime, c’est une variante normande ou picarde de Chemin (= celui qui habite un lieu-dit “le Chemin”, lieu situé près du chemin). Diminutif : Queminet.
Quemizet Nom rare porté en Normandie (76). Apparemment le surnom d’un fabricant de chemises, ou de celui qui porte une chemise (picard quemise, quemisse).
Quemper Porté dans les Côtes-d’Armor (variante : Quimper), devrait désigner celui qui est originaire de Quemper (aujourd’hui Quemper-Guézennec), commune du même département. Le breton “kemper” signifie “confluent”, et est également à l’origine de la ville de Quimper (29), qui peut dans certains cas être elle aussi à l’origine du nom de famille.
Quenardel Le nom est porté dans la Marne, où on trouve aussi la forme Quenardelle. Tout comme Quenard (41, 73, 36), il faut sans doute en faire un dérivé de quêne (= le chêne), et donc un toponyme.
Quenat Très rare, c’est un nom dont l’origine géographique est difficile à situer. Les anciennes mentions le situent à la fois dans le Cher et la Marne. Dans la Marne, on pensera à un dérivé de quêne, variante régionale de chêne. Ailleurs, le sens est incertain.
Quénéa Le nom est porté dans le Finistère. C’est un toponyme désignant une colline, une hauteur, tout comme Quenech (breton “knec’h”, variante de “krec’h”).
Queneau Le patronyme se rencontre surtout dans le Centre-Ouest (37, 86). Il s’agit le plus souvent d’un hypocoristique du nom de baptême Jacques. Variantes : Quenaud, Quenault, Quenaut, Quenaux. Les formes avec accent (ex. Quéneau) évoquent plutôt un lieu planté de chênes. A noter que, dans l’Ouest, le mot queneau a aussi désigné un enfant, mais sans doute à une époque plus tardive que celle de la formation des noms de famille.
Quénécant Patronyme porté dans le Finistère. Variante : Quénécan (22, 56). Désigne celui qui est originaire de Quénécan, nom de deux hameaux à Carnoët et à Mûr-de-Bretagne (22), également hameau à Naizin (56). C’est aussi le nom d’une forêt à Sainte-Brigitte (56).
Quenechdu Surtout porté dans les Côtes-d’Armor (variantes : Quenech’du, Quenec’hdu), c’est un toponyme avec le sens de colline noire (moyen breton knech = tertre + du = noir).
Quenel Surtout porté en Picardie, c’est une variante de Quesnel (diminutif de chêne). La forme Quenelle a le même sens (adjonction d’un e fréquente en Picardie, sans qu’il s’agisse pour autant d’une forme féminine).
Quenette Matronyme formé sur Quenet, qui est lui-même un diminutif de Quene, nom donné au chêne dans le Nord et l’Est.
Queneudec Le nom est surtout porté dans le Finistère. C’est un dérivé de “keuneud” (= bois utilisé pour se chauffer), avec un sens précis qui reste à déterminer : ramasseur de fagots, marchand de bois de chauffage ? Le nom voisin Queneuder a pour sa part le sens de bûcheron (breton “keuneuder”).
Queniart Porté dans le Nord-Pas-de-Calais, c’est peut-être un toponyme dérivé de quêne (forme picarde du mot ‘chêne’), mais rien de bien sûr.
Quennehen Celui qui est originaire de Quennehem, localité du Pas-de-Calais.
Quennesson Nom de personne d’origine germanique formé par suffixation à partir de Cuene (= brave).
Quenneville Désigne celui qui est originaire de Quenneville, ancien village de Seine-Maritime, formé avec ville (latin villa = domaine puis ville, village) sur Quenne, qui désigne le chêne en normand, mais qui peut aussi être un nom de personne.
Quenot D’origine sans doute picarde, le nom est un diminutif de Quêne, forme de cette région pour désigner le chêne.
Quenouille Surtout porté dans la Seine-Maritime, le nom est également présent en Dordogne. On le rapprochera des formes Quennouelle, Quenolle, Quenouelle, portées dans l’Aisne et la Meuse. La solution la plus simple est d’y voir celui qui fabrique ou utilise des quenouilles. Il semble cependant que ce soit aussi un toponyme (cf. la Quenouille, hameau à Bondues, 59), pouvant désigner un lieu où pousse le fusain d’Europe (utilisé pour la confection de quenouilles), à moins qu’il ne s’agisse d’un dérivé de “quêne” (forme régionale de “chêne”). Une allusion grivoise au membre viril est également possible. Quant à la définition de Dauzat, reprise par Morlet (homme efféminé, homme dominé par sa femme), elle me paraît douteuse.
Quensont Pas vraiment d’idée précise sur ce nom qui semble originaire du Nord. Pourrait désigner un pinson (forme nordique = quinson), mais le t final me gêne.
Quentin, Quantin, Quintin Nom de baptême qui correspond au latin Quintinus (< quintus = le cinquième). Le nom a surtout été porté dans le Nord, où vécut saint Quentin, évangélisateur de la région d’Amiens, qui aurait été martyrisé en 285.
Quentrec Egalement Quentric, Quintrec, Quintric. Voir Le Quintrec.
Quera Un nom qui est sans doute lié à un rocher élevé. Plusieurs toponymes s’appellent ainsi. Pour l’étymologie, voir Ques.
Queralt Nom catalan formé sur un toponyme composé : Quer = roche, sommet rocheux (voir Ques) + Alt = haut. Beaucoup de lieux catalans s’appellent Queralt.
Quéran Nom porté dans le Finistère. Variante : Quérant (56). C’est un nom de personne popularisé par un saint aujourd’hui totalement inconnu, mais qui a laissé son nom à quelques paroisses. Origine obscure : peut-être un toponyme composé de ker (= hameau) et du gallois rhain (= raide).
Quéré Nom breton correspondant au métier de cordonnier (kere).
Querini Nom italien surtout porté dans le Frioul (également Vénétie, Campanie). C’est une variante de Quirini, forme italienne de Quirin (voir ce nom).
Quérioux Le nom est porté dans la Vienne, où il s’écrit aussi Querrioux. C’est un toponyme relativement courant dans cette région (autres formes : Quéreux, Querroux). Selon le glossaire de Pégorier (voir bibliographie), le mot désigne un terrain vague ou un chemin autour d’une ferme. Le sens de carrefour semble également possible, voire préférable (cf. le hameau du Querroux à Sillars, écrit Quaroy et Querouer au XVe siècle). Une ancienne ferme s’appelle le Quérioux à Saint-Maurice (86), et pourrait être à l’origine du nom de famille.
Quermonne Nom rare porté dans le Calvados. Sens incertain. M.T. Morlet propose l’ancien français querimoine (= plainte en justice), surnom possible d’un homme procédurier. Si le nom était d’origine bretonne, on pourrait penser à celui qui vient de Kermoné, hameau à Plounéour-Trez (29).
Querrien Nom breton surtout porté dans le Finistère. Voir Kerrien pour le sens.
Quertelet Le nom est porté dans l’Aisne. Il semble s’agir d’un diminutif de l’ancien français cartel (mesure de blé), surnom probable de celui qui utilisait cette mesure. Variante : Cartelet (08).
Quertier Voir Lequertier.
Quéru Le nom est très présent dans la Sarthe et dans l’Orne. Il est également attesté dans le Val-de-Marne depuis le XVIe siècle. C’est un adjectif désignant un homme qui a de la force, du courage, également écrit “coeuru” (dérivé de “coeur”), attesté depuis le Maine-et-Loire jusqu’à la Basse-Normandie au XVIIIe siècle (ancien français “cueru”). Variantes : Querru, Querrut (53), Quérut (61). Dérivés : Querruet (45), Quéruel (61).
Quéry Nom surtout porté dans la Somme et dans l’Aisne. On le trouve aujourd’hui aussi au Canada et en Martinique. On connaît en Bretagne la variante Quérie (56). En Picardie, il s’agit de celui qui est originaire de la commune de Quiéry (62). Dans le Morbihan, on peut penser au hameau de Quéry (commune de Guilliers). Sens du toponyme : soit un nom de domaine gallo-romain (suffixe -acum > y), soit un carrefour (ce pourrait être le sens de Quérie).
Ques, Quès Surtout porté en Catalogne, c’est une variante plurielle, sans doute avec un S d’appartenance, de Quer, un toponyme utilisé parfois comme anthroponyme. Ce mot, d’origine préromane, désigne un rocher, un sommet rocheux. Il entre dans la composition de nombreux toponymes commençant par Quer- ou Car-. Le patronyme se rencontre aussi dans le Nord, où son origine est tout autre : il y désigne en effet un marchand de fromage (néerlandais kaas = fromage).
Quesada Nom castillan qui est sans doute au départ un toponyme. Une commune d’Andalousie porte ce nom.
Quesnel Fréquent en Normandie (50, 76), c’est un diminutif du normand “quesne” (= chêne), et donc un toponyme devenu nom de famille. Forme féminine : Quesnelle. Le chêne est également présent dans les noms Quesne (76), Quesnault (50), Quesnay (50, 76, 14), Quesnée (14), Quesnet (61), Quesney (27), Quesnez, Quesniaux, Quesnoit, Quesnoy, Quesny (59), Quesnoye (60), ainsi sans doute que dans le composé Quesneville (27, 50).
Questiaux Le nom est porté dans la Marne, on le rencontre aussi en Belgique (variante : Questiau). Peut-être le surnom d’un menuisier, d’un ébéniste (moyen français questel = bahut). On trouve en Normandie les noms Questel, Questelle (27, 76).
Quet Porté dans le Gard et la Lozère, devrait correspondre à l’adjectif occitan quet (= calme, silencieux, latin quietus). Il peut cependant s’agir d’un toponyme (cf. la commune de Quet, dans l’Isère).
Quetard Patronyme porté dans le Centre (45, 41). Sens incertain : peut-être celui qui percevait un impôt appelé “queste”, peut-être un mendiant (cf. l’ancien français “questeux”). A envisager aussi le dérivé d’un prénom (Jacquet > Quet > Quetard).
Quetelard Le nom est porté dans le Nord-Pas-de-Calais et dans la Somme. Variantes : Quetelart, Quettelart. On hésitera entre un dérivé du moyen français “questel” (= bahut, surnom possible pour un menuisier) et un dérivé du nom de personne Quetel (norrois ketill = chaudron pour les sacrifices). Une forme “quête lard” (celui qui recherche ou qui demande du lard) paraît douteuse.
Quetglas Nom catalan rencontré aussi sous la forme Quetgles. C’est une déformation de Clergues, nom issu du latin clericus (= homme d’église). Peut-être le surnom d’un clerc, mais le s final semble évoquer un toponyme (= terre placée sous l’autorité religieuse). On trouve à Felanitx (île de Majorque) un lieu-dit Es Quetgle, appelé El Clergue dans des documents anciens.
Quetu Porté en Picardie (80, 62), c’est un nom de sens incertain. Faut-il le rapprocher du picard queute (= coude) ? C’est loin d’être évident.
Queudane Assez rare et porté notamment dans le Loiret, pourrait désigner un mâle bien pourvu par la nature.
Queudeville Surtout porté dans le Calvados, devrait désigner celui qui est originaire de Queudeville, hameau à Noyers-Bocage, dans le même département. Faute de formes anciennes, il est difficile de donner la signification du toponyme. Il est possible que l’origine en soit la même que celle de Quetiéville (14), à savoir le domaine de Ketill, nom de personne norrois. On peut penser aussi à un lieu situé au sommet, à l’extrémité de la ville (“chef de ville”).
Queudrue Nom rencontré dans le Calvados (variantes Queudru, Queudrus). On peut éventuellement penser à un toponyme désignant un lieu planté de noisetiers (queudre, variante normande ou picarde de coudre), mais c’est plutôt une variante normande de Chedrue ou Chedru (= au sommet de la rue, du ru).
Queugniet Le nom est porté dans le Pas-de-Calais. Variantes : Queugnet, Queunié, Queuniet, Queuniez. C’est une probable variante de Coignet (voir ce nom).
Queuille, Queille Très fréquent dans le Massif Central, il s’agit au départ d’un toponyme désignant une colline (latin collia, dérivé de collis).
Queulevée, Queulvée Nom porté dans l’Eure. Sobriquet appliqué à celui qui est toujours prêt pour les ébats amoureux.
Queva Surtout porté dans le Pas-de-Calais, c’est une variante picarde du mot “cheval” (voir Cheval). Avec le même sens : Queval, Quevat. Diminutif : Quevalet. De la même façon, le nom Quevallier (76) est une variante de Chevalier.
Quevauvillers Désigne celui qui est originaire de Quevauvillers, nom d’une commune de la Somme. Variantes : Quevauviller, Quevauvilliers.
Quéveau Voir Caiveau.
Quevedo Nom castillan, rendu célèbre par un écrivain baroque du XVIIe siècle. Il s’agit d’un toponyme dont l’étymologie m’est pour l’instant inconnue.
Quevillon Surtout porté en Seine-Maritime, désigne celui qui est originaire de Quevillon, commune du même département. Tout comme Quevilly (également nom de famille en Seine-Maritime), le toponyme devrait désigner le domaine de Cavilius, nom de personne latin.
Quevrain Ou Quévrain. Porté en Picardie (variantes : Quevrin ou Quévrin, Quivrin), désigne celui qui est originaire de Quiévrain, ville belge du Hainaut située à la frontière avec la France.
Quevreux Forme picarde de Chevreux (= chevreuil ou chevreau), le nom de famille est surtout présent dans le Nord, l’Aisne et la Somme. Il s’écrit souvent Quévreux. Variante : Quiévreux.
Quey Sans doute une variante de Quoy (voir ce nom), difficile à situer géographiquement Peut-être la Savoie.
Queyranne Egalement écrit Queyrane, le nom de famille est porté dans le Vaucluse et le Gard. Il désigne celui qui est originaire de la commune de Cairanne (84). Le toponyme (castri Cairane en 1123) devrait évoquer le domaine de Carius ou de Carianus, noms d’homme latins. Autre possibilité : lieu rocheux.
Queyrel C’est dans les Hautes-Alpes que le nom est le plus répandu, mais il est également porté dans la Corrèze et la Dordogne. Il désigne celui qui habite un lieu-dit (le) Queyrel ou en est originaire. Sens du toponyme : diminutif de l’occitan “caira” (= roche). Plusieurs hameaux portent ce nom : Le Queyrel à Tudeils (19), Eyvirat, Berbiguières, Saint-Cyprien et Saint-Geyrac (24). Queyrel à Lurs (04), Pelleautier (05) et Valiergues (19).
Queyrichon Porté dans la Haute-Loire, c’est un diminutif de “queyre” (= rocher). On trouve dans le même département le nom de famille Queyroche, avec un sens similaire.
Queyrie Nom porté dans la Corrèze. Désigne celui qui est originaire de (la) Queyrie, nom de plusieurs hameaux dans le Périgord et le Limousin. Pour la Corrèze, il en existe dans les communes de Sainte-Féréole, Sainte-Fortunade et Corrèze. Sens du toponyme : lieu pierreux, carrière.
Queyssalier Le nom est porté dans le Lot. Il est devenu parfois Keyselier ou Queysselier. On le rencontre, également dans le Lot, sous les formes Cayssalié, Cayssalier, devenues Cayssillé et Cayssilié dans le Lot-et-Garonne et la Dordogne. Il devrait désigner celui qui est originaire de Cayssalié, hameau à Laval-de-Cère (46). Le sens du toponyme est incertain, mais il semble évoquer un bois de chênes, tout comme les formes voisines Cayssel, Cayssial, Cayssials, Cayssié, Cayssiols. A noter cependant que l’occitan caissal signifie ‘molaire’.
Quézourec Porté dans les Côtes-d’Armor, le nom correspond au breton “kaezhoureg”, avec deux sens possibles : soit celui qui est pubère, soit celui qui est sale (l’adjectif breton est dérivé de “kaezhour”, terme désignant le pubis et, par extension, une souillure ou un souillon). Variante : Le Quézourec (22).
Quibel Le nom est porté en Normandie (76, 27). C’est une probable variante de Guibel, Guibet, noms pour lesquels deux solutions sont possibles : soit un diminutif du nom de personne d’origine germanique Guibert, soit un terme désignant le moucheron en ancien français, surnom possible d’un importun. Le passage de Gui- à Qui- est attesté entre autres pour le nom de la commune de Quiberville (= le domaine de Guibert).
Quiblier Un nom que l’on trouve essentiellement dans le Forez. Sens incertain. La finale -ier évoque un nom de métier, peut-être celui qui fabriquait des cuves, des cuveaux (occitan cubelha), mais plutôt celui qui fabriquait des cribles.
Quichaud Porté dans la Charente et la Haute-Vienne, c’est peut-être un toponyme désignant une butte, une petite colline. Autre possibilité : déformation de Guichaud, nom de personne d’origine germanique rencontré dans la même région. Variante : Quichot (16).
Quicke Nom porté en Belgique et dans le département du Nord. Variantes : Quick, Quicq, Quicque. C’est un surnom correspondant au moyen néerlandais “quic” (= vif, éveillé).
Quidel Porté en Normandie, semble désigner par métonymie un pêcheur, celui qui utilisait un “cuidel” (sorte de filet de pêche, sans doute un guideau, terme signalé par le dictionnaire de Godefroy). Le terme est connu en Bretagne sous la forme “kidell”, à l’origine du nom Kidelleur (29). Par contre, il semble que Quideau (29) soit plutôt un ancien nom de personne breton.
Quidet Porté notamment dans le Pas-de-Calais et la Seine-Maritime, paraît être une variante de Guidet, diminutif de Guy. Variante : Quidé.
Quignard Surtout porté en Bourgogne (21, 89), devrait être une variante de Coignard (voir ce nom).
Quignon Le nom est fréquent en Picardie (60, 80) et dans le Pas-de-Calais. Variantes : Quignion, Quinion. Il peut correspondre à l’ancien français “coignon” (= petit coin, quignon), voire au mot “chignon” (“chaaignon” en ancien français, avec le sens de chaîne, collier, puis nuque, puis chignon au XVIIIe siècle). Mais il faut aussi penser à des aphérèses de diminutifs de prénoms : soit Jacquignon, diminutif de Jacques, soit les nombreux noms terminés par -quin (par exemple Jannequin, Hennequin).
Quiguer Nom breton (variante : Quigueur) qui désigne un boucher (dérivé de kig = viande).
Quilcuff Le nom est originaire du Finistère (Poullaouen notamment) ou des Côtes-d’Armor. Si le second élément (cuff = doux) ne semble poser aucun problème, il n’en est pas de même pour le premier, qui désigne certes la nuque en breton, mais ‘nuque douce’ est quand même un curieux surnom.
Quilès Un nom d’origine obscure, dont il existe une variante Quilis. Il pourrait s’agir d’une déformation du nom de personne Quiricus, qui a donné en catalan Quirç et en français Cyr.
Quillet Surnom donné à une personne aimable, gentille (sens de l’adjectif quillet en ancien français). Patronyme rencontré en Vendée, ainsi que dans la Somme et la Seine-et-Marne.
Quillévéré Porté dans le Finistère, le nom s’écrit aussi Quillivéré. Il désigne celui qui habite une localité ainsi appelée ou en est originaire. Il pourrait s’agir de Quillifiry, hameau à Trégarantec (29). A. Deshayes (voir bibliographie) signale aussi un ancien lieu-dit à Saint-Vougay (29). Le toponyme est formé du mot “killi” (= bosquet) et d’un second élément plus incertain (vieux breton “uuere” = hauteur selon Deshayes).
Quilliec Nom porté surtout dans le Finistère. Sans doute un sobriquet correspondant au breton kilhog (= le coq). Autre possibilité, un toponyme ayant le sens de bocage (breton killiek).
Quillien Surtout porté dans le Finistère, c’est un toponyme fréquent en Bretagne, dérivé de killi (= bosquet). On envisagera aussi un nom de personne, variante de Killian (nom d’un saint d’origine irlandaise).
Quilliot Surtout porté dans le Pas-de-Calais. Peut-être le surnom d’un joueur de quilles, à moins qu’il ne s’agisse d’une variante de Guilliot (dminutif de Guillaume).
Quillou Vers 1900, c’est dans le Loiret que le nom était le plus répandu, reste à savoir s’il en est réellement originaire. La plupart des anciennes mentions connues le situent en effet plutôt dans le Finistère. En lui supposant une origine bretonne, on peut lui trouver deux sens : soit une variante de Guillou (voir ce nom), soit une variante de Quilliou, pluriel de “killi” (= bosquet), toponyme très répandu en Bretagne, également nom de famille.
Quin Le nom est considéré comme une aphérèse de Jaquin (diminutif de Jacques). On le rencontre dans l’Oise, le Nord-Pas-de-Calais et la Seine-et-Marne.
Quincarlet Nom rare porté surtout dans les Deux-Sèvres. Sens assez obscur. Il pourrait s’agir d’un nom composé, formé de Quin (diminutif de Jacques, Jacques > Jaquin > Quin) et de Carlet (diminutif de Charles). Mais ça me semble un peu tiré par les cheveux.
Quincy Surtout porté dans la Saône-et-Loire, désigne celui qui est originaire de l’une des nombreuses localités appelées Quincy ou Quincey (il en existe deux en Bourgogne). Sens probable du toponyme : le domaine de Quint(i)us, nom de personne latin. Gérard Taverdet (voir bibliographie) envisage aussi l’éventualité d’une borne routière. Variantes ou formes voisines : Quincey (71), Quinçay (41), Quincé (53).
Quineau Voir Quinet pour le sens. Le nom est surtout porté dans l’Orne (également 27, 41).
Quinejure Nom surtout porté en Picardie (62, 80) et en Normandie (14). Désigne celui qui ne jure jamais (peut-être avec un sens ironique, autrement dit celui qui jure comme un charretier). Avec le même type de composition, on a aussi les noms Quinebêche (53, 61), Quinegagne et Quinemant (ce nom pourrait cependant être une déformation de Guinement). M.T. Morlet signale aussi dans son dictionnaire les noms Quineboit, Quinefault et Quinery (qui ne rit pas).
Quinet On trouve surtout ce nom en Lorraine et en Champagne-Ardennes. On pourrait penser qu’il désigne le cinquième enfant de la famille, mais il me semble plus raisonnable d’en faire un hypocoristique de Jacques : Jacques > Jaquin > Jaquinet > Quinet.
Quiniou Nom fréquent dans le Finistère. Variante : Quinio (22, 56). C’est un ancien nom de personne (Kindiou dans le cartuaire de Quimperlé) pour lequel, avec des nuances, les divers dictionnaires donnent le sens de ‘guerrier’.
Quiñonero Nom espagnol désignant un paysan exploitant une parcelle de terre (quiñón), au départ portion d’un domaine rural collectif. En France, ce nom est aujourd’hui porté dans l’Hérault.
Quinones Ou plutôt Quiñones. Un nom espagnol très répandu, toponyme de sens incertain dérivé du latin quini (= groupe de cinq). On pense généralement à une terre indivise entre cinq exploitants. A noter les communes de Quiñones del Rio (León) et de Los Quiñones (Murcia).
Quinot Porté notamment dans le Loiret (également 77, 88), c’est un diminutif de Jacques, formé par aphérèse (Jaquinot > Quinot).
Quinque Le nom semble venir du Limousin. Il désigne apparemment un joueur de quinque (nom qui désignait en ancien français le jeu de crosse, ancêtre du hockey, qui se pratiquait avec des pierres).
Quinquinet Porté notamment dans l’Isère et la Drôme et probable diminutif de Quinquin (84), le nom pourrait correspondre à l’occitan cinquen (= cinquième) et désigner le cinquième enfant de la famille. A noter que le cinquain était aussi en ancien français un petit tonneau. On rapprochera de Quinquinet les formes Quinqueneau (86, 37), Quinquenel (22, 56), Quinquenet (36), Quinquenaud (23), Quinquenault (86).
Quinquis Le nom est porté dans le Finistère. On trouve la variante Quenquis dans les Côtes-d’Armor. C’est un toponyme fréquent en Bretagne, équivalent du français “plessis” (lieu clôturé de haies en branchages entrelacés, par extension lieu fortifié). Breton moderne : kenkis.
Quinson Porté notamment dans l’Ardèche et le Var, peut désigner celui qui est originaire de Quinson, nom d’une commune des Alpes-de-Haute-Provence, mais c’est le plus souvent un surnom évoquant le pinson (occitan du Gévaudan ‘quinçon’).
Quinta Nom catalan (existe aussi en portugais). Désigne au départ une terre cultivée. En effet, quinta est un terme fréquent dans les textes médiévaux, et son interprétation précise a toujours posé problème. Il vient du latin quintus (= le cinquième), mais à partir de là les opinions divergent sur ce qu’a pu vouloir dire ce cinquième. Quoi qu’il en soit, le sens le plus souvent rencontré, notamment en Roussillon, est celui de terre cultivée située à proximité des maisons du manse, et par la suite de la ville ou du village fortifiés.
Quintaine Nom porté dans des régions diverses, Champagne et Normandie notamment. C’est un toponyme, à rapprocher du catalan Quintana, qui a peut-être désigné une terre dont on devait le cinquième des produits au seigneur. Il s’agit de toute façon d’une terre cultivée, située le plus souvent aux abord de la ville ou du village. A noter dans la Marne un lieu-dit la Quintaine à Chantemerle, et dans la Manche le hameau de Quintaine à Servigny. Le toponyme est également fréquent dans le Tarn et le Maine-et-Loire.
Quintana, Quintane Le problème est identique à celui de Quinta (voir ce nom), avec la même origine et les mêmes incertitudes quant à l’interprétation. On évoque le plus souvent une parcelle située à proximité immédiate de la ville ou d’un autre noyau d’habitation. Le rapport avec la quintaine (jeu servant d’entraînement aux chevaliers) est très improbable. C’est dans les Pyrénées-Orientales et les Pyrénées-Atlantiques que le nom est le plus répandu. Il est également présent en Espagne et en Italie.
Quintard Nom assez fréquent en Poitou-Charentes. A pu désigner le cinquième enfant de la famille, mais on pensera plutôt à une redevance seigneuriale (le quint) correspondant au cinquième de la récolte.
Quintilla, Quintillan Nom de personne d’origine latine (Quintilianus) porté par plusieurs saints.
Quintin Voir Quentin. Le nom Quintin est très porté en Bretagne (29, 22).
Quinto Nom de baptême castillan ou portugais qui corespond au nom de personne latin Quintus (= le cinquième).
Quinton Peut-être une variante de Quentin, Quintin.
Quintrand Rare, le nom est porté en Provence (13, 84). C’est une variante de Guintrand (voir ce nom).
Quintus Forme relatinisée correspondant à l’ancien nom de baptême Quint (voir Quinto).
Quinzain Le nom est surtout porté dans le département du Nord. Variante : Quinzin. En ancien français, le mot “quinzain” signifie “quinzième”, il désigne aussi une monnaie de faible valeur. Le sens du surnom est difficile à deviner, sauf à y voir le quinzième enfant d’une famille, ce qui paraît très douteux.
Quinzan On rencontre ce nom, très rare, dans le Territoire de Belfort et dans le Doubs. C’est à peu près tout ce que je sais de lui ! J’ajouterai cependant que le nom me fait penser à des patronymes italiens, Quinzano, Quinzani, Quinzanelli, dont le sens m’est également inconnu, mais qui semblent à rapprocher du français Quinzain (voir ce nom).
Quinzelaire Rare et porté dans le Pas-de-Calais, le nom était présent dans la Meuse aux XVIIIe et XIXe siècles (communes de Quincy et de Juvigny-sur-Loison). Sens obscur.
Quiot Le nom est surtout porté dans le Gard, l’Aveyron et la Drôme. On le rencontre aussi dans l’Alllier ou en Suisse. Il devrait désigner celui qui est calme et silencieux (cf. l’adjectif quiet), sens attesté pour l’adjectif italien chiotto (le nom de famille Chiotto, rare, est porté dans le Piémont, où l’on rencontre plus fréquemment la forme Chiotti).
Quipourt Nom rare rencontré surtout dans la Meuse. Pourrait correspondre à Kippeurt, également présent en Lorraine. A rattacher éventuellement à l’allemand Kipper (= celui qui travaille le cuivre), mais vraiment aucune certitude.
Quiquandon Surtout porté dans le Puy-de-Dôme, devrait désigner celui qui est originaire de Quiquandon, à Saint Ferréol-des-Côtes, dans le même département, à condition bien sûr que le toponyme soit antérieur au nom de famille. Variante : Quinquandon. Etymologie obscure, peut-être une forme médiévale “qui qu’en donne”.
Quiquempois Le nom est surtout porté dans le Nord-Pas-de-Calais. Variantes : Quiquampois, Quiquampoix, Quiquempoix, Quiquenpois, Quiquienpois. Il peut désigner celui qui est originaire de Quinquempoix ou de Quincampoix, dans les départements de l’Oise et de la Seine-Maritime, mais il existe aussi de nombreux hameaux ou lieux-dits portant ce nom, par exemple Quicampois à Bazuel (59), ou Quiquempoix à Flers-en-Escrebieux (59). Tous sont liés à la présence d’un moulin. Le nom a pour origine l’expression médiévale “cui qu’en poist” (= “à qui qu’il en pèse”).
Quiqueret Nom porté en Picardie, de sens incertain. On peut penser à un diminutif formé sur le flamand Quick (néerlandais kwik = vif, éveillé), également nom de famille dans le Nord et en Belgique. Mais ce n’est qu’une timide hypothèse. On trouve la forme similaire Quiquerez en Franche-Comté et dans le Haut-Rhin. Là, il se pourrait qu’on ait affaire au surnom d’un cuisinier ou d’un pâtissier (quiqua = quiche dans le Jura franco-suisse).
Quiquevaille Le nom est très rare. On le rencontre au XVIIe siècle dans l’Eure, à Bezu-la-Forêt. Quant à sa signification, difficile d’avoir une idée précise. On peut penser à une expression devenue surnom (qui que vaille), mais dans le doute il vaut mieux s’abstenir.
Quirin Quirin vient du nom de personne latin Quirinus. Plusieurs saints ont porté ce nom, tous des martyrs. Le plus célèbre d’entre eux fut saint Quirin, évêque de Scicia, en Pannonie (région située à cheval entre la Hongrie et la Yougoslavie, ou du moins ce qu’il en reste). Il est fêté le 4 juin et fut martyrisé par Maxime, premier magistrat de la ville. Son supplice est surtout célèbre par le fait que, alors qu’on l’avait précipité dans l’eau avec une meule de moulin au cou, il continua à flotter, exhortant les chrétiens à demeurer fermes dans leur foi. Ceci dit, ce n’est pas le même saint qui était honoré dans l’Est (88, 67, 57, 54), où le patronyme est assez fréquent. Une commune de la Moselle porte le nom de Saint-Quirin et est liée à un miracle : les ossements d’un saint Quirin, martyr à Rome, étaient transportés vers Neuss, en Allemagne, mais à la hauteur du village le coffre contenant les reliques resta cloué au sol, comme si le saint avait souhaité qu’on lui bâtît une église à cet endroit. Le culte de saint Quirin était né ! A noter qu’en Lorraine, le nom Quirin s’est fréquemment transformé en Cuny (Quirin > Quini > Cuny).
Quirion Nom porté dans la Loire-Atlantique. Son sens est apparemment obscur. A noter cependant certaines formes anciennes, Keryon, Quereon, qui semblent rattacher ce nom au breton ker (= enclos, puis village) et à l’ancien nom de baptême Eon. Il s’agirait donc d’un toponyme, qui n’est d’ailleurs pas inconnu : il existe plusieurs hameaux appelés Keréon dans le Finistère et le Morbihan.
Quittelier Porté dans le Nord-Pas-de-Calais, en Belgique et en Picardie, le nom s’écrit aussi Quitelier, Quintelier. Il semble s’agir d’une francisation du moyen néerlandais “kitelaar” (= chaudronnier), mais le dictionnaire d’Herbillon et Germain (voir bibliographie) penche plutôt pour l’ancien français “coultillier” (fabricant de matelas).
Quitterie Nom rare qui vient du Sud-Ouest. Correspond à un ancien nom de baptême féminin popularisé par une sainte qui est la patronne d’Aire-sur-Adour. Princesse wisigothe convertie au christianisme, elle refusa d’abjurer et fut décapitée. Elle prit alors sa tête qui venait de rouler à terre et la porta à un endroit d’où jaillit aussitôt une source. Plusieurs hameaux s’appellent Sainte-Quitterie, notamment dans l’Ariège (Tarascon-sur-Ariège).
Quittot Porté notamment dans le Finistère et dans l’Yonne, c’est un diminutif de Quitte, Quitté (86, 29), surnom donné à un homme tranquille, paisible (cf le nom quiétude). Avec un autre suffixe : Quittic (29). A noter cependant pour Quitté que le terme a pu désigner une terre quitte de redevances.
Quod Curieux nom aux allures latines rencontré surtout en Charente-Maritime, porté également dans les Pyrénées-Orientales (Corbère) au XVIIe siècle. Je n’en connais pas la signification.
Quoizola Porté dans la Haute-Loire, pourrait être une francisation de l’italien Quazzola, nom de famille porté en Ligurie, en Piémont et en Savoie, qui évoque la Val Quazzola, vallée de Ligurie proche de Savone.
Quoniam Porté dans la Manche, rencontré également à la Réunion, le nom correspond au latin quoniam (= parce que) et serait le surnom d’un chantre (Quoniam étant le début d’un psaume). A noter aussi qu’un hameau du Val-d’Oise s’appelle le Quoniam (commune de Haravillers).
Quoy Un sobriquet désignant une personne peu bavarde, tranquille, réservée. En ancien français, l’adjectif quoi est en effet une variante de coi (latin quietus). On trouve le nom Quoy surtout dans la Nièvre.
Ququ Porté en Lorraine, devrait être l’équivalent de Cucu, lui-même variante probable de Cocu (voir ces noms).

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