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Noms commençant par T

Tabaize-Temmam
Tempels-Thorn
Thornton-Toual
Touati-Triouleyre
Trioux-Tytelman

Touati Nom de famille fréquent autrefois dans les populations juives berbères. Désigne celui qui est originaire du Touat, groupe d’oasis du Sahara, en Algérie. Variantes : Tuati, Toati, Toaty.
Touaux Nom porté en Bretagne (22, 35). Sens incertain. Pourrait venir du breton tou (= toit), que l’on retrouve dans le nom Le Touer (= le couvreur).
Toubeix Nom assez rare, rencontré du Limousin au Périgord. Pourrait correspondre à l’occitan tuba (= fumée, brume), et désigner un lieu particulièrement brumeux. A noter cependant que le mot peut avoir parfois le sens de cabane.
Toubert voir Tubert.
Touchagues, Tujagues Nom rencontré dans les Pyrénées-Orientales, mais qui semble venir de Gascogne, où le patronyme Tujague est assez répandu. Il vient du mot toja (= ajonc), et désigne sans doute l’ajonc épineux (en occitan tojaga). Pour l’anecdote, signalons que, au siècle dernier, le nom posait bien des problèmes aux secrétaires de mairie : outre la forme francisée Touchagues, on rencontre des Tujagues, Touchagas, Toujages, Toujagas, Toujaygues, Touxagas, Touxagues, Tuchagues, et j’en oublie sans doute.
Touchais Variante de Touchet (= petit bois), le nom est surtout porté dans l’Ille-et-Vilaine
Touchant En France, le nom est surtout porté dans le Rhône. On me signale aussi sa présence en Belgique. Reste à savoir quelle est son origine géographique exacte. Il est tentant de faire le rapprochement avec Tuchant, nom d’un hameau de la commune du Fousseret (31), ou encore avec la commune de Tuchan dans l’Aude. Evidemment, cela fait un peu loin du Lyonnais et de la Belgique !
Touchard Nom porté dans la Sarthe (également 86, 37). Variante : Touchart (60, 16). Deux possibilités : soit un toucheur de boeufs (celui qui conduit les boeufs de labour), soit un toponyme dérivé de touche (= bosquet, buisson). M.T. Morlet propose aussi un surnom pour un homme agressif, violent.
Toucheboeuf, Touchebeuf Le nom désigne un bouvier, celui qui conduit les boeufs. En effet le verbe toucher signifie ici utiliser une touche, c’est-à-dire une baguette, un aiguillon servant à faire avancer les boeufs. Le nom semble originaire du Massif Central (43, 63).
Touchette Porté au Québec, le nom correspond au français Touchet (= petit bois), porté notamment dans la Sarthe, le Maine-et-Loire et la Charente.
Toudret Porté nortamment en Bretagne (56, 44), le nom se rencontre aussi dans l’Aisne. Il devrait s’agir d’une agglutination de ‘tout droit’, surnom possible pour celui qui se tient tout droit. On trouve d’ailleurs le nom de famille Toudroit dans l’Indre-et-Loire. De la même façon, c’est dans l’Ouest qu’on trouve les noms Toublanc, Toublant (celui qui est tout blanc).
Toueille C’est un toponyme du Sud-Ouest, qui semble désigner un cours d’eau. Il existe un hameau appelé Toueille à Bruch (47), également la Toueille au Grand-Bourg (23). On trouve aussi las Toueilles à Caudecoste (47). Variante : Toueilles.
Tougard Porté en Normandie (27, 76), c’est un nom de personne d’origine germanique (norrois), Thorgard, formé sur la racine thor (= le dieu Thor), le second élément étant en principe gard (= enclos). Le patronyme rare Tougas (27) devrait en être une variante.
Tougeron Nom vendéen, considéré par M.T. Morlet comme le diminutif d’un nom de personne d’origine germanique, Touger (Thorgari : thor = nom de divinité + gari = lance).
Touitou Porté par des juifs originaires d’Afrique du Nord, pourrait correspondre à l’arabe tûtû (= petite grive), mais il semble préférable de le rapprocher de Touati (voir ce nom).
Toulemonde Nom surtout porté dans le Nord-Pas-de-Calais. Variantes ou formes voisines : Toulemon, Toulemond, Touloumon, Touloumond, Touloumont, Toulmond, Toulmonde, Thouloumond, plusieurs de ces variantes étant relevées en Dordogne et en Corrèze, d’autres dans les Ardennes et en Lorraine. Il est douteux que le nom puisse correspondre à l’expression "Tout le monde", malgré les apparences et le fait que cette dernière forme soit relevée au XVe siècle. J’ai plutôt l’impression qu’on a affaire à un toponyme évoquant une colline (adjonction de deux racines ayant le même sens : le prélatin toul- et le mot mont) : ainsi une colline de la Meuse s’appelle Toulmont. A noter aussi les hameaux de Toulemon (11) de Toulemonde (Esquibien, 29), et surtout la commune de Toutlemonde (49). Il est vrai cependant qu’aucune de ces localités ne se situe dans le Nord. D’où une seconde hypothèse : un nom de personne d’origine germanique ou normande, qui pourrait être *Tolmund (tol = le dieu scandinave Thor + mund = protection). A noter que le nom se rencontre aussi en Belgique. La première mention connue date de 1356 (Pierot Toullemont à Arras). Pour compliquer les choses, précisons que les patronymes Tuttolomondo et Tuttoilmondo se rencontrent en Italie (Sicile).
Toulis Nom porté surtout dans la Sarthe et la Mayenne. Désigne sans doute celui qui est originaire d’une localité appelée Toulis. Une commune porte ce nom (Toulis-et-Attencourt), mais elle se trouve dans l’Aisne.
Toullié Le nom est porté dans le Maine-et-Loire et les départements voisins (53, 72). Il est plus fréquent sous la forme Toullier (50, 80, 49). Variante picarde : Toulliez. Autres formes : Toulié, Toulier, Touliez. Sens incertain : peut-être celui qui prélevait le tonlieu (impôt sur les marchandises), mais l’ancien français connaissait aussi les mots toleor (= voleur) et touleur (= homme chargé du transport des pestiférés).
Toulon Lorsqu’on le rencontre dans le Var, le nom désigne bien sûr celui qui est originaire de Toulon. Mais le toponyme est présent dans d’autres régions, de même que le nom de famille. On peut le rattacher au terme prélatin tol (= source). En Anjou, il désigne un fossé (souvent creusé à travers une haie pour permettre l’écoulement des eaux).
Toulotte Porté dans le Nord-Pas-de-Calais, devrait être un hypocoristique de noms de personne terminés en -toul, -toux, par exemple Bertoux. Même chose pour les noms Toulot, Toullot (21, 70).
Touloumdjan Ou Touloumdjian. Nom turco-arménien formé avec le suffixe filiatif -ian sur "touloumdji" (turc : "tulumci"), terme désignant un marchand ou un fabricant d’outres, de cornemuses ("tulum").
Toulouse Courant dans la région toulousaine et dans le Sud-Ouest, désigne celui qui est originaire de Toulouse (attention cependant, les noms de villes ont souvent été utilisés comme noms de baptême au moyen âge). Variantes : Toulouze, Thoulouse, Thoulouze.
Touly Nom porté en Lorraine (55, 57). Difficile de se faire une idée précise. Peut-être un nom de localité (à rapprocher par exemple de la ville de Toul), peut-être un hypocoristique d’un nom de personne, qui pourrait être Mathoul, Berthoul.
Toulza Porté dans l’Ariège et les Pyrénées-Orientales, il peut s’agir d’une variante de Tolza, désignant celui qui est originaire de Toulouse. Mais on pensera ausi à un toponyme, Toulza étant le nom de hameaux ariégeois à Mirepoix et La Bastide-de-Sérou. A noter aussi les communes de Cuq-Toulza (81) et Gaillac-Toulza (31).
Toumi Nom porté en Afrique du Nord. Il faut sans doute le rattacher à la racine t.’.m (= jumeau).
Toumine Le nom se rencontre dans la Seine-Maritime depuis le XVIe siècle (Saint-Martin-aux-Buneaux). C’est une variante de Thomine, Thoumine, des noms de famille portés surtout dans la Manche. Eux-mêmes sont des matronymes formés sur Thomin, diminutif du prénom Thomas. Autres variantes : Thomines (14), et peut-être les énigmatiques Thomyre, Thoumyre, Thoumire, Tommire, Toumire (76).
Touni Deux possibilités : soit il s’agit d’un nom occitan ou catalan, variante de Toni (hypocoristique d’Antoine), soit il s’agit d’un nom venu d’Afrique du Nord (Touni, El Touni), et là je n’en connais malheureusement pas le sens.
Tounsi Egalement écrit Tounsy, El Tounsi, El Tounsy, désigne en arabe celui qui est originaire de Tunis ou de Tunisie.
Toupiol Porté dans le Pas-de-Calais, le nom s’écrit aussi Toupiolle, forme rencontrée à Saint-Thibault (60) depuis le XVIe siècle. Sens obscur. Peut-être un dérivé du mot "toupie".
Touquette Porté notamment dans la Manche, le nom est à rapprocher de Touquet (35), toponyme désignant un bosquet. A noter que Touquettes est le nom d’une commune de l’Orne, dont pourraient être originaires les porteurs du nom de famille.
Touranche C’est dans la Haute-Loire que le nom, rare, est le plus répandu. Il était aussi porté autrefois dans l’Ardèche et l’Isère. C’est une variante de Tourange (les deux graphies sont attestées à Pinsot, dans l’Isère), désignant celui qui est originaire de Touraine. Avec le même sens : Tourancheau, Tourangeau (Vendée, Poitou-Charentes), Tourangin (Indre), et sans doute aussi Touranchet (Franche-Comté) et Tourangé (Hautes-Pyrénées).
Touraton Nom porté dans le Cher, où on trouve aussi la forme Turaton. Sens assez obscur. On rencontre dans d’autres régions les formes Turat, Tourat, dont Touraton pourrait être un diminutif. Il s’agit peut-être de toponymes formés sur la racine préromane tur (= colline, hauteur).
Tourbier Voir Turbiez pour le sens. C’est dans la Somme et le Nord-Pas-de-Calais que le nom est le plus répandu. Variantes : Tourbet, Tourbez, Tourbiez.
Tourde Le nom est surtout porté dans le Cantal. Variante : Tourdes. Il semble évoquer la grive, ou du moins une espèce de grive (occitan tord, torda, français tourd). Il devrait s’agir d’un toponyme (lieu fréquenté par les grives).
Tourdot Le nom est surtout porté dans la Haute-Saône. Il semble que ce soit un diminutif de l’ancien français "tourde", qui a dû désigner la grive (sens donné par Godefroy, à rapprocher des mots occitans "tord", "torda" qui ont le même sens).
Touren Nom porté dans l’Hérault (Graissessac), également présent dans le Tarn et les Pyrénées-Orientales. Semble correspondre à Tourenc, Tourenq (34, 09), toponyme occitan désignant un lieu défendu par une tour, une motte castrale.
Tourenne C’est en Dordogne que le nom est le plus répandu. Il s’agit d’une variante de Turenne (même département), désignant celui qui est originaire de Turenne, commune de la Corrèze, ou d’un hameau portant le même nom. Sens du toponyme : dérivé du pré-latin tur (= hauteur).
Touret Rencontré dans diverses régions, le nom de famille a surtout été porté dans le Maine-et-Loire et les Deux-Sèvres. Peut-être un toponyme, variante de "turet" (= petite colline) ou diminutif de "tour". Autre possibilité : variante de Tauret (diminutif de "taur" = taureau) qui a pu être utilisé comme nom de baptême : une sainte Taurette est vénérée à Issoudun, et il existe un lieu-dit Saint-Touret dans l’Ariège.
Tourillon Nom surtout porté dans la Loire-Atlantique. Désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit le Tourillon. Plusieurs hameaux portent ce nom, dont un à Lusanger (44). Sens du toponyme : sans doute une petite colline, ou encore une petite tour.
Tourlet Porté notamment dans le Loir-et-Cher, semble un sobriquet avec le sens de jeune taureau (diminutif de torel, lui-même diminutif de tor = taureau). Autre possibilité : un toponyme désignant une petite colline ou une petite tour.
Tournachon Aujourd’hui apparemment disparu, le nom était porté autrefois dans l’Ain. Il semble que ce soit un diminutif de l’ancien français tornace, qui désignait une tour de fortification. On trouve le nom de famille Tournache en Normandie (27, 76).
Tournant Le nom est surtout porté dans le Pas-de-Calais. Variante : Tournand. Il peut désigner celui qui habite un lieu-dit "le Tournant", toponyme avec le sens de "virage" (sens attesté au XIIIe siècle). Autre possibilité : surnom pour une personne agile, changeante ou capricieuse (sens attestés aux XIIe et XIIIe siècles).
Tournassat Surtout porté en Savoie (autrefois à Aillon-le-Vieux, puis à Aillon-le-Jeune), le nom se rencontre aussi sous les formes Tournasset et Tournassoud. Lié au verbe ‘tourner’, il pourrait désigner un tourneur, à moins qu’il y ait un rapport avec les moulins (la tournasse serait une pièce de moulin). Est-ce un hasard, il existe un Moulin Tournassat à Aillon-le-Jeune.
Tourné, Tournier, Torner, Torné Nom qui renvoie au métier de tourneur (latin tornator), mais qui a pu aussi désigner le gardien d’une tour, un portier, un geôlier (ancien français tornier).
Tournebize Nom porté dans le Puy-de-Dôme et la Loire (variante : Tournebise). Désigne celui qui est originaire d’une localité portant ce nom (= lieu où le vent tourbillonne ou fait demi-tour). Deux hameaux s’appellent Tournebize à Job et à Aubusson-d’Auvergne, un autre Tournebise à Saint-Pierre-le-Chastel, ces trois communes se trouvant dans le Puy-de-Dôme.
Tournellec Porté dans le Finistère, le nom est sans doute lié au verbe tourner (cf. l’ancien français "tornel" = qui tourne), le sens précis restant à définir.
Tournemile Porté dans l’Aveyron, désigne peut-être celui qui est originaire des Tournemiles, lieu-dit à Murasson, dans le même département. On rencontre la forme voisine Tournemille dans la Lozère. Sens incertain.
Tournemire Le nom est surtout porté dans l’Aveyron. Il désigne celui qui est originaire de Tournemire, nom de deux communes (Aveyron, Cantal) et d’un hameau dans la Tarn (Castres). Sens du toponyme : lieu d’où l’on peut observer (occitan mirar) les alentours.
Tournerie Nom porté dans des régions très diverses (50, 64, 87). Désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit la Tournerie. Sens du toponyme : atelier de tourneur.
Tourneroche Rare, le nom est surtout porté en Seine-Maritime, où il est attesté depuis le début du XVIIe siècle, il a également migré au Québec. Il renvoie certainement à un lieu-dit évoquant une pierre qui tourne (roche en équilibre sur une autre), reste à localiser cet endroit, qui pourrait avoir été une ancienne seigneurie (nombreux "de Tourneroche" au XVIIe siècle).
Tournesac Nom rencontré dans la Sarthe ainsi que dans le Territoire de Belfort. Difficile d’être sûr d’une interprétation. Si l’on donne au verbe tourner le sens de détourner, le nom pourrait désigner un meunier réputé pour son manque d’honnêteté, mais ce n’est qu’une hypothèse.
Tourneur Correspond au métier du même nom. Le patronyme est porté notamment dans la Charente-Maritime et dans l’Oise. Variante : Tourneux (49, 44, 41).
Tournière Le nom est notamment porté dans la Manche et le Puy-de-Dôme. On trouve la forme Tournières dans les Pyrénées-Orientales et l’Aude. Il s’agit d’un toponyme (cf. la commune de Tournières dans le Calvados) désignant, au moins en langue d’oïl, l’extrémité du champ où tourne la charrue.
Tournigand Le nom est surtout porté dans la Drôme. Variantes : Tournigant, Tournigaud. Il pourrait s’agir d’un toponyme : Tournigand est un lieu-dit à Divajeu (26).
Touron Le nom est fréquent dans la Haute-Loire et la Vienne, ainsi que dans les Pyrénées-Orientales. Dans tous les cas, c’est au départ un toponyme, mais deux explications sont possibles : soit on a affaire à l’occitan ou au catalan turon, turón (= petite colline, dérivé de la racine prélatine tur), soit il s’agit de l’occitan septentrional toron, variante de teron (= source, fontaine).
Tourot, Thourot Nom porté dans le Doubs. Il pourrait s’agir d’un toponyme désignant soit une petite colline (racine prélatine tur), soit une petite tour. On trouve dans l’Allier la forme Toureau (Toureaux).
Touroux Rare et porté en Bretagne (35, 44), le nom semble à rapprocher des formes Tourou, Touroul, Touroult, Tourout, rencontrées surtout dans la Manche. Il devrait s’agir d’un nom de personne germanique (norrois), peut-être Turold, qui est à l’origine du nom plus courant Thouroude (voir Troude pour le sens), ou encore un éventuel *Turwulf si ce nom a existé.
Tourquetil Porté dans le Calvados, c’est une variante de Turquetil (voir ce nom).
Tourre Nom porté dans l’Ardèche. Désigne celui qui habite près d’une tour, ou qui est originaire d’une localité appelée (la) Tourre (la tour).
Tourret Le nom est assez fréquent dans l’Allier. Il désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit (le) Tourret. Le toponyme, qui a le sens de petite tour, se rencontre cependant presque exclusivement dans le Sud-Ouest (31, 32 notamment).
Tourton Nom rencontré dans la région lyonnaise (42, 69) ainsi que dans le Var. L’existence de la forme avec particule de Tourton laisse penser qu’il s’agit d’un ancien nom de localité. Cependant, en occitan, le torton est une sorte de pain rond (sans doute pain de sarrasin), à rapprocher du mot tourte.
Tourtonde Le nom est surtout porté dans l’Aveyron. On le rencontre aussi dans le Lot. Il désigne sans doute celui qui est originaire de Tourtonde, hameau à Capdenac (46). Difficile de se prononcer sur le sens du toponyme en l’absence de mentions médiévales.
Tousis Également écrit Touzis, le nom est porté en pays gascon. On hésitera entre un lieu-dit (endroit où pousse le chêne tauzin) et un dérivé de l’adjectif ‘tous’ (= tondu, nom donné aux jeunes garçons).
Toussaint Nom de baptême dont l’origine est évidemment liée à la fête de la Toussaint, dont l’institution date du IXe siècle. Très fréquent en Lorraine, il est également présent en Martinique. Variantes : Toussain, Toussaints. En composition : Toussaint-Julien, Toussaint-Noviant (Lorraine), Toussaint dit Dupont (76), Toussaint de Quièvrecourt.
Toussart, Tousart On rencontre ces noms en Normandie et dans le Nord. Il s’agit sans doute de sobriquets désignant une personne qui tousse beaucoup.
Toustain Voir Tostain.
Toustou Le nom est surtout porté dans l’Aude et les Hautes-Pyrénées. Son sens est incertain. Il pourrait correspondre à l’occitan toston (= poupon), surnom donné à celui qui a le visage poupin.
Toutain Voir Tostain.
Toutant Le nom est surtout porté dans le Lyonnais, mais on le rencontre aussi dans d’autres régions (77, 35 par exemple). Variante : Toutan (69, 71). Sens incertain. A noter cependant plusieurs mentions anciennes du nom dans l’Eure-et-Loir, département où il pourrait s’agir d’une variante de Tostain (voir ce nom). On pensera aussi au verbe d’ancien français tuter (= boire), dont Toutant pourrait être le participe présent (un autre verbe ‘tuter’ signifiait ‘protéger, conseiller’, c’est également une piste possible).
Toutée Nom de famille surtout porté dans l’Yonne. Sens incertain. Un rapprochement semble possible avec l’ancien français "tostee" (= rôtie), possible toponyme désignant un versant ensoleillée. On appelait aussi "tostee" une tranche de pain rôti trempée dans du vin.
Toutin Le nom est notamment porté dans l’Eure-et-Loir. Il est plus fréquent sous les formes Toutain, Toustain, Tostain (voir ce nom).
Toutounji Egalement Toutendji. Nom porté surtout au Liban et dans les pays voisins, parfois par des juifs séfarades. C’est un dérivé du mot arabe tutun (turc tütün) qui signifie ‘tabac’. Le nom a sans doute été donné à un producteur ou un marchand de tabac (turc tütüncü). On rencontre aussi la forme Toutounjian (en principe arménienne), avec le suffixe de filiation -ian.
Touvignon Nom porté dans la Haute-Marne, rencontré aussi autrefois dans le Jura. Il est plus courant sous la forme Thouvignon (55, 88) et devrait être un des nombreux hypocoristiques du prénom Etienne formés à partir de la variante Thouve.
Touzac Nom surtout porté en Corrèze, également présent dans le Tarn et le Tarn-et-Garonne. Désigne celui qui est originaire d’une localité nommée Touzac (deux communes dans la Charente et le Lot, mais sans doute aussi plusieurs hameaux ou lieux-dits). Sens du toponyme : en principe un nom de domaine gallo-romain, formé avec le suffixe -acum sur un nom de personne qui pourrait être Tuscius.
Touzalin Nom surtout porté dans la Vienne et l’Indre-et-Loire. Il s’agit d’un diminutif de Touzel, surnom donné à un jeune garçon (ancien français tosel = jouvenceau, au départ celui qui a les cheveux tondus).
Touzard, Tousard Semble un sobriquet désignant celui qui a les cheveux tondus. En général, on pense que ce sobriquet s’appliquait aux enfants et aux jeunes gens. Pour Tousard, j’hésite entre une variante de Touzard et une variante de Toussard. Tous ces noms se rencontrent surtout en Normandie.
Touzeau Assez fréquent en Vendée et en Charente-Maritime, le nom correspond à l’ancien français tosel (dérivé de toser = tondre, raser les cheveux), utilisé par métonymie pour désigner un jouvenceau.
Touzery Outre Paris, le nom est porté dans le Cantal et la Lozère. Variantes ou formes voisines : Thouzery, Touzeri, Touzerie, Touzeris. Le nom semble lié à l’ancien français toser (= tondre) : peut-être le lieu où l’on tond les brebis. Il existe beaucoup de hameaux la Touserie, la Touzerie dans l’Ouest. En pays occitan, notons le lieu-dit Touzery à Olonzac (34) et le hameau de Touzéry à Rieux-Minervois (11).
Touzet Le nom désigne en ancien français celui qui a les cheveux rasés ou coupés court. Il s’appliquait en principe à des jouvenceaux plutôt qu’à des moines. C’est dans le Centre qu’il est le plus répandu (36, 18).
Tovar Désigne celui qui est originaire d’une localité espagnole appelée Tovar, toponyme qui évoque le tuf (éventuellement carrière de tufeau). Une commune d’Andalousie s’appelle El Tovar.
Toy Nom présent surtout dans le Sud-Ouest (65). C’est sans doute un sobriquet gascon désignant une personne petite (occitan toi, qui signifie aussi jeu de bouchon).
Toyes Originaire des Landes, le nom est un toponyme fréquent dans ce département (hameaux à Bonnegarde, Labrit et Caupenne). Signification : lieu où poussent les ajoncs (occitan toja).
Tozeyre Nom rare rencontré dans les Pyrénées-Orientales, notamment à Estoher (variante Tozayre). Désigne un tondeur, sans doute celui qui tondait les moutons (dérivé de tosa = action de tondre).
Trabat Nom rare rencontré en Normandie au XXe siècle, mais qui devrait avoir une autre origine. On pensera à un toponyme, nom de deux hameaux du Sud-Ouest (à Lacq et à Sainte-Colombe, respectivement dans les Pyrénées-Atlantiques et la Gironde). A noter aussi que le Trabat est un bois et un ruisseau à Voisey (52).
Trabaud Surtout porté dans les Alpes-Maritimes, c’est un nom de personne d’origine germanique, Trasbald (tras = rapide + bald = audacieux). On le rencontre en Italie du Nord sous la forme Trabaldo (Vénétie, Piémont).
Trabesse Le nom est porté en Béarn (64, 65). Il correspond à l’occitan "traversa", avec le sens probable de chemin de traverse, raccourci (autre possibilité : butte faisant obstacle).
Trabis, Traby Origine incertaine. Peut-être un nom de métier, celui de charpentier, le mot trabe désignant au Moyen Âge une poutre. Une tradition, dont je ne sais si elle s’appuie sur des preuves, voudrait que ce nom, rencontré dans la vallée de la Lentillà (66), soit d’origine italienne. Autre possibilité : un toponyme avec le sens de carrefour, croisée des chemins.
Trache Porté dans le Nord-Pas-de-Calais, c’est un toponyme désignant un chemin, un sentier, parfois aussi une haie. Diminutifs : Traché, Trachet, Trachez, Tracez.
Trachsel Variante sans doute suisse ou autrichienne de Drechsel, qui désigne en allemand un tourneur (vieux-haut-allemand drasil). Autres formes : Traxel, Traxelle. En allemand moderne, le métier est désigné par le mot Drechsler, également nom de famille, avec les variantes Trachsler, Traxler, Traxeler.
Tracq Le nom est surtout porté en Savoie, où l’on rencontre aussi la forme Tracqui. Semble évoquer une localité (il existe un hameau appelé Le Tracq, mais en Gironde, à Bégadan), à rapprocher de Tracchi, nom d’une commune de Vénétie.
Tracy Nom anglais venu de Normandie, désignant celui qui est originaire d’une localité appelée Tracy. On a le choix entre Tracy-Bocage et Tracy-sur-Mer (14).
Traguet Nom rare porté dans l’Orne. Il est quasiment impossible de se prononcer sans savoir si l’origine géographique du nom est bien normande. La seule chose que je puisse dire, c’est que le mot ‘traguet’ existe en catalan, où il désigne une rasade de vin (ou d’autre boisson).
Trahan Nom surtout porté dans le Pas-de-Calais, mais aussi dans la Saône-et-Loire où l’on trouve les variantes Trahand et Trahant. C’est le participe présent du verbe traire (= tirer, latin trahere), qui a désigné notamment au moyen âge une fourche à fumier, mais aussi un filet de pêche. Dans tous les cas, il s’agit d’un surnom donné à l’utilisateur de cet outil.
Trahine Nom rare rencontré dans l’Hérault. Il pourrait s’agir d’un toponyme : il existe un bois des Trahines au Brignon (43). Sens incertain : peut-être le chiendent ou le trèfle rampants (occitan traïna), mais on pensera aussi aux verbes traïnar, traginar (traîner, transporter).
Tramblais Nom assez rare rencontré dans le Centre (36, 37). C’est un toponyme désignant un bois de trembles.
Tramier Surtout porté dans le Vaucluse, le nom est apparemment un toponyme : deux hameaux de ce département s’appellent Tramier, à Orange et à Cucuron (également le Tramier à Grand-Auverné, 44). Reste à en connaître le sens. Si le nom n’était pas un toponyme, on pourrait penser à un tisserand.
Tramoni Le nom est fréquent en Corse. Son sens me paraît bien incertain. On peut le rapprocher de localités français telles que Trémoine (nom d’une tour à Rasiguères, 66) ou Trémoins (commune de la Haute-Saône). Dans ce dernier cas, la racine serait un nom de personne germanique, Thrasamods. On envisage parfois aussi le latin trans montis (= au-delà des monts).
Tramonti Nom italien surtout porté dans les provinces de Ravenne et de Forlì-Cesena. Il désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Tramonte ou Tramonti, toponyme fréquent en Italie qui évoque un lieu situé au-delà du mont ou des monts. Le nom de famille Tramonte est pour sa part surtout porté en Sicile (province de Trapani).
Tran Kim Ahn Sans doute vietnamien, le nom est composé de trois éléments : Tran évoque une dynastie royale vietnamienne (1225-1413). Kim signifie "l’or". Aucune idée pour le troisième élément.
Tranchant Rencontré notamment en Savoie, ainsi que dans la Vienne et le Nord, c’est peut-être un surnom appliqué à un celui qui tranche, qui découpe. Variante : Tranchand (42, 86, 69). Diminutif : Tranchandon (23). Avec un autre suffixe : Tranchard, Tranchart (76, 08, 02).
Traon Nom surtout porté dans le Finistère. En composition : Tranvoez, Tranvouez, Tranvoiz, Traonouez, Traonvoez, Traonvouez, Traouez, Trenvouez. Voir Le Traon.
Trappler Nom porté en Alsace-Lorraine. Apparemment un dérivé du verbe trappeln (= trottiner), surnom donné éventuellement à un marcheur infatigable, mais il peut aussi s’agir d’un dérivé du moyen-haut-allemand trappe (= niais).
Trapy Le nom est surtout porté dans la Dordogne (variante ancienne : Trapi). Sens incertain. Peut-être celui qui est originaire de Trapy, hameau à Capdenac (46).
Trastet Nom porté dans l’Aude et l’Ariège, ainsi que dans le Var. Il désigne en occitan la partie surélevée d’une grange, le fenil (trast = soupente). Deux hameaux s’appellent Trastet : à Saint-Papoul (11) et à Verlhac-Tescou (82).
Trate Nom rare, rencontré uniquement dans le Tarn. Aucune idée précise sur sa signification. Peut-être une variante de Traste, rencontré en Dordogne, mais dont le sens n’est hélas pas plus clair (à rattacher éventuellement à l’occitan trast = objet ou personne inutile, parce que trop vieux, trop usé).
Tratrat Assez rare, le nom a surtout été porté dans la Nièvre. On le rencontre aussi dans l’Yonne. Difficile de se faire une idée précise. Il pourrait s’agir d’un dérivé de l’ancien français trastre (= poutre, latin transtrum). A noter l’existence d’un hameau appelé Tratrade à Saint-Vitte-sur-Briance (87).
Trausch Typiquement luxembourgeois, correspond au francique luxembourgeois "Trausch", désignant un buisson (équivalent de l’allemand "Strauch").
Trautmann Patronyme porté en Alsace-Lorraine (variante : Trauttmann). C’est un nom de personne d’origine germanique, Trutman (trut = fort + man = homme).
Travaillé Le nom est surtout porté dans le Morbihan. On pensera d’abord à un sobriquet donné à celui qui se plaint d’être toujours fatigué, épuisé (sens médiéval du participe ‘travaillé’). Il faut cependant noter qu’un hameau s’appelle Travaillé à Juvardeil (49).
Travailloux Nom rare qui paraît originaire de l’Allier. Variante : Travaillou. Plusieurs possibilités : soit un rapport avec le travail, la fatigue ou la souffrance (cf. l’ancien français "travailleor" = qui fait souffrir, et "travaillos" = pénible, fatigant). Soit un diminutif de "travail" avec le sens (attesté en ancien français) de "poutre" ou "catafalque". Ainsi, un travaillon (ou traveillon) était une petite poutre. On trouve la forme voisine Travaillot dans le Doubs. A noter aussi les noms Travail (05, 84), Travaillant (71), Travaillard (37), Travailleur (54, 57) et Travaillien (76), avec la même incertitude.
Travers Rencontré surtout dans la Manche. Semble désigner celui qui habitait auprès d’un travers (chemin de traverse au moyen âge).
Traversier Le nom est surtout porté dans l’Ardèche. On trouve dans le Sud-Ouest la forme équivalente Traversié (46, 47). Il devrait désigner celui qui habite un lieu-dit la Traverse ou la Traversière (= chemin de traverse). D’autres sens sont cependant possibles : celui qui percevait un droit de passage appelé travers, ou encore un personnage contrariant (tous ces sens étant attestés au Moyen Âge).
Travolta Le nom serait originaire de Sicile, mais on n’en trouve plus aucune trace aujourd’hui en Italie. L’adjectif "travolto" signifie en italien "tordu, déformé", il pourrait donc s’agir d’un sobriquet.
Traxel Nom surtout porté en Lorraine (57, 88, 54). C’est une variante de l’allemand Drechsel, nom qui désigne par métonymie un tourneur (Drechsler). Variantes allemandes et parfois alsaciennes : Draxel, Draxler, Drexel, Drexler. Variantes lorraines : Traxler, Traxeler. Matronyme : Traxelle.
Trayaud Nom surtout porté en Limousin (23, 87). Sens incertain. Peut-être un dérivé de l’occitan tralh (trace, empreinte de pied), avec le sens de chemin, passage.
Trazic Le nom est porté dans la Lozère. Il est possible que le patronyme Trazit (Cantal) en soit une variante. Je n’en connais pas le sens.
Trébern Surtout porté dans le Finistère, c’est selon A. Deshayes (Dictionnaire des noms de famille bretons) un toponyme désignant la vallée (traou, tré-) de Pern, ancien nom de personne breton. A noter cependant des formes anciennes, Treberon, Treberen, qui pourraient laisser supposer une autre origine : par exemple le hameau (treb, tref) d’Erron, ancien nom de personne. Trébern est le nom d’une ferme abandonnée à Saint-Thois (29). Quant à Trébéron, c’est une île et un lieu-dit à Crozon (29). A noter aussi Trébérouan à Trégunc (29), formé sur Erwan (= Yves).
Trébert Surtout porté dans le Morbihan, la Manche et dans l’Orne, c’est un nom de personne d’origine germanique, mentionné sous la forme Tresbertus dans le polyptyque d’Irminon. Racines : tras = rapide (ou combat) + berht = brillant.
Trébosc C’est dans l’Aveyron et les départements voisins (81, 34) que le nom est le plus répandu. Il désigne celui qui est originaire de Trèbosc, hameau à Montrozier (12). Le toponyme devrait avoir le sens de "clairière" (lieu situé entre les bois). Autre possibilité : le lieu situé au-delà du bois.
Tréboute Le nom est surtout porté dans le Pas-de-Calais et la Somme, où l’on trouve aussi la variante Tréboutte. Il semble s’agir d’un nom de personne d’origine germanique (voir Trabaud pour le sens). A noter en Bretagne les formes Trébout (29) et surtout Trébouta (22) qui pourraient avoir le même sens, tout cela demeurant très incertain.
Trebouville Patronyme rencontré dans l’Ille-et-Vilaine. Correspond certainement à une localité du même nom, dont l’emplacement reste à préciser.
Trébuchon Nom porté dans la Lozère (également 30, 34). Apparemment un dérivé de l’occitan trabuc, pour lequel de nombreuses interprétations sont possibles : obstacle, piège, trébuchet, mais aussi, comme adjectif, maladroit, nigaud, malpropre.
Trébucq Porté dans les Pyrénées-Atlantiques, c’est un toponyme, nom de hameaux à Aramits, Puyoo, Saint-Boès et Saint-Pé-de-Leren (64). Sens probable : mauvais passage (occitan "trabuc" ou "trebuc" = obstacle).
Trecü Forme hispanisée du basque Trekü, nom de famille porté dans la province de Gipuzkoa. Signification : pierre sur laquelle on se repose (peut-être aussi dolmen), lieu de repos, station.
Trécy Porté autrefois dan l’Île-de-France et le Loiret, désigne celui qui est originaire de Trécy, sans doute une variante de Tracy, nom de diverses communes françaises (14, 58, 60).
Trédan Porté dans les Côtes-d’Armor, c’est, selon A. Deshayes (Dictionnaire des noms de famille bretons) un dérivé du breton dred (= étourneau, sansonnet), et donc un sobriquet. A envisager aussi : un toponyme formé avec le breton trev (= hameau).
Tredez, Trédez Le nom est porté dans le Nord-Pas-de-Calais et dans l’Oise. On trouve plus rarement la forme Tredet. Sens obscur. On envisagera éventuellement l’ancien français tridet (= petite grive).
Trefou, Tréfou Assez rare, le nom est notamment porté dans le Loiret et la Sarthe. On trouve les formes similaires Trefous et Trefoux dans le Loir-et-Cher (où le nom Trefou était également présent autrefois). Difficile de se prononcer : on pensera d’abord à un toponyme, variante de l’ancien français "trevou" (= carrefour), ou encore au mot "trefeu" (= trépied). Il faut cependant savoir que Trefous et Trefoux peuvent aussi être des variantes de Dreyfus (voir ce nom).
Tréfouel Porté en Normandie (27, 76), le nom désigne le trèfle dans cette région (sans doute un toponyme). A noter aussi l’ancien français "trefouel", qui a désigné un trépied, un chenet, et aussi la grosse bûche que l’on mettait dans la cheminée au temps de Noël.
Trefousse Porté autrefois en Alsace, c’est une variante de Dreyfus (voir ce nom).
Trégarot Nom porté dans le Morbihan. Variante : Trégaro. Désigne celui qui est originaire de Trégaro, hameau à Sérent, dans le même département. Signification : le hameau (trev) de Garo (surnom signifiant ‘dur, rude’).
Tregoat, Trégoat Porté dans les Côtes d’Armor, c’est une variante de Trégouet (56), nom de divers hameaux bretons. Signification : le hameau (trev) du bois (koad).
Tréguer Tout comme Tréguier, désigne celui qui est originaire de Tréguier (22).
Tréhan Ancien nom de baptême breton, diminutif en -an du vieux breton trech (= victoire).
Tréhet Le nom est surtout porté en Normandie (76, 50) et dans la Mayenne. Il semble désigner celui qui est originaire de Tréhet, nom d’une commune du Loir-et-Cher proche du département de la Sarthe. Le toponyme a le sens de "passage d’un cours d’eau" (latin "trajectum", que l’on retrouve dans les formes médiévales Trejectum, Traietum). Il est possible que divers lieux-dits ou hameaux portent le même nom.
Trehorel Désigne celui qui est originaire de Tréhorel, hameau de la commune du Cambout (22). Signification : nom comportant le breton trev (= lieu habité, hameau), le second élément étant plus obscur.
Treignac Le nom désigne celui qui est originaire de Treignac, nom d’une commune de la Corrèze, mais aussi de deux hameaux, à Avessac (44) et à Saint-Cirgues (43). La commune de la Corrèze est mentionnée sous la forme Trainiaco en 924 : il s’agit d’un nom de domaine gallo-romain (suffixe -acum), formé sur le nom d’homme latin Traianus (ou Traianius).
Treignat Désigne celui qui est originaire de la commune de Treignat, dans l’Allier. Voir Treignac pour la signification du toponyme.
Treille Le nom désigne une treille (latin trichila). On le rencontre notamment dans la Loire et l’Ardèche, ainsi que dans la Corrèze et l’Aveyron.
Treins Surtout porté dans la Corrèze, devrait désigner celui qui est originaire de Treins, hameau à Eyrein (19).
Trelet, Trellet Nom relativement rare, porté dans la Seine-et-Marne et le Bourbonnais. Semble un diminutif de treille (voir Trilles), et donc un toponyme.
Tréluyer Nom porté dans l’Ille-et-Vilaine. Variante : Trelluyer. Il désigne celui qui est originaire de Tréluyer, hameau à Maure-de-Bretagne (35).
Trémauville Surtout porté dans la Seine-Maritime, désgne celui qui est originaire de Trémauville, commune du même département. Le toponyme est mentionné en 1023 sous la forme "Tormodi villa". Signification : le domaine de Thormodr, nom de personne norrois.
Tremblay Un toponyme qui désigne un lieu planté de trembles (variétés de peupliers). Le nom de famille se rencontre entre autres dans la Loire-Atlantique et le Loir-et-Cher. Variantes : Tremblais (36, 49, 44), Tremblet (74), Trembley (01, 89).
Trembleau Originaire d’un lieu-dit (le) Trembleau, diminutif de tremble (arbre). Le nom est surtout porté dans le Loiret. Variante : Tremblau.
Trémeau Nom très répandu en Saône-et-Loire, où l’on trouve aussi les formes Trémeaud, Trémeaux, Trémaud. Sens incertain. On peut cependant penser, tout comme pour le breton Trémel, à un nom d’arbre, le tremble. Autre possibilité : surnom d’un joueur ou d’un tricheur (ancien français tremeleor, celui qui joue au tremerel, sorte de jeu de dés, puis tricheur, trompeur).
Trémion Le nom est porté dans le département du Nord ainsi qu’en Bretagne (35, 44). C’est une contraction de Trémillon, Trémillion (89, 59, 77, 45), surnom possible pour un personnage craintif (ancien français "tremilhe" = crainte, peur). Il faudrait cependant être sûr qu’on n’a pas affaire à un toponyme, qui désignerait un bois de trembles.
Tremiot, Trémiot Patronyme rencontré en Saône-et-Loire. Sans doute le surnom d’un personnage craintif (de l’ancien français tremor = crainte).
Trémolet Le nom est porté dans l’Aveyron ainsi que dans la Loire (variante : Trémollet). C’est un toponyme avec le sens de bois de trembles (occitan "tremol" = tremble). A noter, entre autres, les hameaux de Trémolet à Auzits (12) et à Doizieux (42), celui du Trémolet à Usson-en-Forez (42) ou encore celui de Tremolet à Saint-Victor (07). En composition : du Tremolet de Lacheisserie (07), nom de famille dont le dernier élément renvoie à l’ancien château de la Cheysserie à Saint-Sauveur-de-Montagut (07).
Trémollières Le nom est surtout porté dans le Lot. Voir Trémouillère pour le sens.
Trémorin Le nom est surtout porté dans l’Ille-et-Vilaine. On trouve la forme voisine Trémoreux dans le Morbihan (variante : Trémoureux). Ce sont des toponymes formés à partir du breton "trev" (= paroisse, hameau). Trémorin est le hameau de Morin (nom de hameaux ou lieux-dits à Baud, Quistinic et Saint-Barthélémy (56). Trémoreux (hameau à Saint-Jacut, 56) renvoie à un nom de personne plus obscur (A. Deshayes propose un dérivé du breton "mor" = grand).
Trémouillère Nom porté dans le Cantal, la Lozère et le Lot-et-Garonne. Désigne celui qui est originaire de (la) Trémouillère, toponyme évoquant un bois de trembles. Variantes ou formes voisines : Trémouillères (43, 46, 47), Trémouiller (15), Trémoulier, Trémoulière (15, 43), Trémoulières (31, 82), Trémolière (48, 07, 30), Trémolières (12), Trémoillières (31, 82).
Tremsal Le nom est surtout porté dans les Vosges (variante : Tremzal), où on le rencontre depuis le début du XVIIe siècle (Ramonchamp). Sens obscur.
Trénel Le nom est porté en Normandie (76, 50) et dans le Pas-de-Calais. Formes voisines : Trénelle (59, 62), Tréneau (56), Trénaux (62). Plusieurs solutions, comme pour les formes voisines Trainel, Traisnel (59, 62, 50) ou Traineau, Traisneau (85, 49). Il s’agit souvent d’un toponyme, évoquant soit un sentier par lequel on traîne le bois coupé, soit la lisière d’un champ où se trouvent des arbres de haute futaie, soit encore un champ triangulaire. On pensera aussi au possesseur d’un traîneau (véhicule à patins pour le transport des marchandises, également sorte de herse ou grand filet de chasse ou de pêche).
Trénet On rencontre le nom dans le Pas-de-Calais, mais aussi dans la région lyonnaise, d’où est originaire la famille de Charles Trénet. Les plus anciennes mentions connues situent le patronyme en Savoie et en Franche-Comté. Il semble s’agir d’un diminutif de l’ancien français train, traine, sans doute avec le sens de traîneau, charrette.
Trenque Nom porté dans le Sud-Ouest (33, 32, 31). Il peut désigner celui qui est originaire de (la) Trenque, hameaux à Moissac (82) et à Montesquieu-Guittaut (31), ou encore de Trenques à Saint-Caprais (46), toponyme qui semble évoquer une faille. A noter cependant que le mot trenca désigne en occitan une houe à lame courbe, une pioche.
Trenson Le nom est porté dans le département du Nord, on le rencontre en Normandie sous les formes Transon, Trançon (Trancon). Il semble correspondre à l’ancien français trançon (= tranche, morceau), avec un sens qui reste à définir. On rencontre le nom comme toponyme pour désigner des cours d’eau, mais dans des régions beaucoup plus méridionales.
Trente Nom rencontré en Alsace-Lorraine, où il est assez rare. On peut certes penser à quelqu’un qui viendrait de la ville italienne de Trente. Quant au rapport avec le nombre trente, il est plus vraisemblable, mais avec quelle signification ? Un enfant trouvé le trente du mois ? Bref, rien d’évident !
Trentelivres Porté notamment dans l’Oise, fait partie de ces curieux noms (cf. Quatresous) liés à une somme d’argent. Difficile d’en connaître la motivation exacte. Il semblerait que les formes Trentesaux, Trenteseaux (59) signifient pour leur part "trente sous". Quant à l’insolite Trentecuisse (59, 62, 54), il pourrait bien être une déformation de "trente écus".
Trépeau Le nom est porté notamment en Charente-Maritime. Variantes : Trépaud, Trépaut. Sens incertain. Peut-être un dérivé de l’ancien français treper (= frapper du pied, sauter, danser). A envisager aussi une variante de Trapeau, avec le sens de piège.
Trepin, Trépin Apparemment c’est un un dérivé de l’ancien français treper (= frapper du pied, sauter, danser). Le nom est notamment porté dans le Loir-et-Cher, la Charente et le Loiret.
Trepos Porté en Bretagne (44, 29), le nom s’écrit aussi Trepost. Sens obscur. Peut-être un toponyme.
Trescases Il s’agit d’un toponyme assez fréquent (= les trois maisons) utilisé pour désigner un hameau.
Trescazes Nom surtout porté dans les Hautes-Pyrénées. Variante : Trescases (Pyrénées-Orientales, famille arrivée des Hautes-Pyrénées au XVIe siècle). Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Trescases (= les trois maisons, mais tres peut aussi être un adverbe signifiant au-delà). Il existe un lieu-dit Trescaze à Bielle (64).
Tresinie Désigne celui qui est originaire de Trazegnies, dans la province du Hainaut.
Trespeuch Nom originaire de la Corrèze. Correspond à un toponyme signifiant les trois puys (= les trois collines). Un hameau de la Corrèze (commune de Turenne) porte ce nom. Et donc le patronyme désigne celui qui est originaire de Trespeuch.
Tresserre, Tresserres Vient du latin trans serram = de l’autre côté de la serre (voir ce nom). Deux possibilités : soit il s’agit effectivement de quelqu’un habitant de l’autre côté de la serre, soit il s’agit d’une personne venant d’une commune appelée ainsi (il en existe une dans les P-O et une autre en Ribagorça).
Trétout, Tretout Nom breton (29) pour lequel il est hélas bien difficile de trouver une explication satisfaisante. Albert Deshayes (dictionnaire des noms de famille bretons) évoque le sens de "entre tout" et le considère comme un sobriquet. Ce n’est guère convaincant. L’ancien français connaît le mot trestot, adjectif qui signifie "tout entier", mais là encore le sens n’est pas évident. Une possibilité plus séduisante serait de voir dans le nom une variante de Trestour, qui existe comme patronyme, et qui désigne sans doute une personne faisant preuve d’adresse, de ruse. Mais il n’y a vraiment rien de certain dans tout cela.
Treulier Nom porté dans le Pas-de-Calais et le Maine-et-Loire. C’est un dérivé de treuil (= pressoir), désignant sans doute celui qui avait la charge du pressoir banal. Autres formes : Treuiller (16), Treuillier (49), Treuilliez (62).
Treussart Nom porté dans les Côtes-d’Armor, également écrit Treussard. C’est sans doute une variante de Troussard (voir ce nom). À envisager aussi un dérivé du breton "treuz" (= (de) travers).
Trévidic Porté en Bretagne, le nom est un dérivé de treb (= exploitation agricole). Il peut désigner soit un paysan, soit celui qui est originaire de Trévidic, nom de deux hameaux à Plestin-les-Grèves (22) et à Landudal (29).
Trévilly, Trevilly Nom porté en Bretagne (35). On trouve aussi la forme voisine Trévily (22). Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Trévilly ou Trévily. Outre une commune de l’Yonne, plusieurs hameaux bretons portent ce nom : Trévilly à Plonévez-Porzay (29), Trévily ou Trevily à Saint-Goadec et à Spézet (29), à Lamballe (22) et à Pleucadeuc (56).
Trevino Ou Treviño. Désigne celui qui est originaire de Treviño, nom d’une localité espagnole en Castilla-León.
Trevisan Désigne celui qui est originaire de la ville de Trévise. Le nom est très répandu dans toute l’Italie du nord, en particulier en Vénétie. Variantes : Trevisano (rare), Trevisani.
Trévoizan Rare et porté dans les Côtes-d’Armor (variante ancienne : Trévoazan), désigne celui qui est originaire de Trévoazan, hameau ou ferme à Prat (22).
Treyve Nom rare surtout porté dans la Loire. C’est un toponyme avec le sens de "carrefour, embranchement de trois routes" (latin "trivium"). Avec le même sens : Trève, Trèves (qui peuvent dans d’autres régions désigner celui qui est originaire de Trèves, en Allemagne), Trévey, Tréveys, Trévoux, Treyvoux.
Trézéguet, Trezeguet Nom porté surtout dans le Lot-et-Garonne, mais présent aussi dans tout le Sud-Ouest. On rencontre également la variante Treseguet. Sans doute un toponyme (qui reste à localiser) signifiant au-delà du ruisseau (tres aiguet).
Triadou Porté notamment dans l’Aveyron, c’est un toponyme qui correspond à l’occitan triador (= lieu où l’on trie les brebis, parc à brebis). Outre une commune de l’Hérault, de nombreux hameaux ou lieux-dits s’appellent le Triadou, par exemple à Bozouls et à Saint-Chély-d’Aubrac (12).
Triana Nom porté en Espagne. Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Triana : deux communes portent ce nom (provinces de Jaén et de Málaga). Le sens du toponyme est obscur. On rencontre aussi, notamment en Catalogne, une forme voisine Trian.
Trias Nom catalan rencontré notamment aux Baléares, également écrit Tries. C’est l’équivalent de Trilles (voir ce nom).
Triaud Variante de Trillaud (voir ce nom).
Tribaldos Porté en Espagne, c’est le pluriel de Tribaldo, nom de personne (prénom) d’origine germanique, rencontré aussi au Moyen Âge en Italie (il y a donné le nom de famille Tribaldi). Le nom de départ est Tritbald (trut = fort + bald = audacieux). A noter aussi que Tribaldo a donné naissance à des toponymes (cf. la commune de Tribaldos, dans la province de Cuenca), qui peuvent être eux-mêmes à l’origine du patronyme Tribaldos. Le patronyme Tribaldes (fils de Tribaldo) existe aussi, mais il est très rare. Dernière précision : le même nom de personne germanique a donné en France les noms Tribault et Tribaut (51), ainsi que leurs diminutifs Tribaudaut, Tribaudeau, Tribaudeaut (89).
Triballier Nom surtout porté dans le Morbihan. Semble désigner le tenancier d’une triballe, sorte de cabaret où l’on buvait sans s’asseoir (le terme a été utilisé en Normandie jusqu’au XVIIIe siècle).
Tribe Nom occitan. C’est un toponyme désignant une bifurcation (latin trivium = trois routes).
Tribet Nom porté dans la Creuse et dans l’Indre. Aucune idée précise. Peut-être une variante ou un diminutif de Tribert (patronyme rencontré en Périgord et en Poitou), nom de personne d’origine germanique (Tritberht : trit = pas + berht = brillant).
Tribotté Le nom est porté dans la Sarthe et les départements voisins (53, 61). Variante : Triboté. Je n’en connais pas le sens. A envisager : un dérivé de Tribot, sans doute nom de personne d’origine germanique porté en Poitou-Charentes.
Triboudeau Rencontré notamment dans la Mayenne, c’est un diminutif de Tribaud, nom de personne d’origine germanique, Tritbald (trit = pas ou trut = fort + bald = audacieux).
Triboulet Porté dans l’Allier, le Rhône et la Saône-et-Loire (variante : Triboullet), le nom est sans doute un dérivé de l’ancien français "tribol" (= peine, trouble, agitation), reste à savoir son sens précis. Peut-être un toponyme évoquant des eaux troubles ou bouillonnantes. Un hameau s’appelle le Triboulet à Céron (71), juste à la limite de l’Allier. À noter cependant que, selon les régions, le mot "triboulet" peut avoir d’autres sens : en Champagne, il a désigné un plaisantin, un taquin, ou encore quelqu’un d’un peu fou. Il serait également attesté ailleurs avec le sens d’homme gros et court (Lorédan Larchey, voir bibliographie). De nombreux noms de famille sont formés sur la racine "tribol", tous sont de sens incertain : Tribouillard (14), Tribouillat (10), Tribouiller, Tribouillier, Triboulier, Triboullier (26, 38), Tribouillet (28), Tribouillois, Tribouilloy, Triboulois, Tribouloy, Triboullois, Triboulloy (02), Triboul (61), Triboulard (77), Triboulat (19), Tribouley (10, 70), Triboulin (71), Triboulliard (08), Triboulot (88), Tribou, Triboult, Tribout, Triboux (surtout 59, ces quatre derniers noms pouvant éventuellement correspondre à un nom de personne germanique, Tritbold).
Tribout Nom surtout porté dans l’Est (57, 54, 51). Serait une variante de Triboul, sobriquet désignant une personne turbulente ou tourmentée (en ancien français, tribol = tourment).
Tricard Surnom donné à un homme rusé, trompeur (dérivé du verbe tricher, l’adjectif trichart est mentionné avec ce sens au XIIIe siècle). Le nom se rencontre surtout dans le Limousin. Variante : Tricart (59, 87).
Trichet Correspond au verbe tricher (trichier), qui signifiait en ancien français tromper. Il devrait s’agir d’un surnom donné à un personnage rusé, trompeur. C’est en Vendée que le nom est le plus répandu, mais on le trouve aussi dans l’Aisne.
Trico Nom porté en Bretagne (22). Sens incertain. Peut-être une variante du français Tricot (voir ce nom). Une origine bretonne pourrait le rattacher, après mutation consonantique, au mot "drik" (= gesse).
Tricoche Nom porté dans l’Indre et les départements voisins (variante : Tricoches). Il semble s’agir d’un dérivé de l’ancien français tricot (= trique, bâton), avec d’innombrables possibilités de sens. A noter l’existence d’un hameau les Tricoches (le lieu où vit la famille Tricoche) à Rivarennes (36).
Tricoire Le nom est surtout porté dans l’Ouest (49, 85, 79, variantes : Tricoir, Trécoire). On le rencontre aussi en Languedoc-Roussillon, où il est plus fréquent sous les formes Triquoire, Triquera, Triquere (66). Sens incertain. Il devrait s’agir d’un terme régional dont le sens m’échappe, sans doute un toponyme : une ferme ou un hameau s’appelle la Tricoire à Cholet (49).
Tricot Apparemment un diminutif du nom commun trique. Selon M.T Morlet, ce serait le surnom d’un mesureur (le tricot étant la planchette que l’on passait sur les mesures, pour araser les grains de blé). Il pourrait cependant s’agir d’une variante picarde de Trichot, surnom appliqué à un personnage trompeur. C’est dans le département du Nord que le nom est le plus répandu.
Tricoteaux Diminutif de Tricot (voir ce nom) porté surtout dans l’Aisne. Autres diminutifs voisins : Tricotel (60), Tricotelle (02), Tricotet (80, 89), Tricoteux, Tricotteaux, Tricottet, Tricotteux (02).
Trictin Diminutif de Triquet ou de Tricot (voir ces noms), le nom est rare et difficile à localiser.
Tridon On rencontre ce nom dans la Meuse et l’Allier, mais aussi dans d’autres régions. Son sens n’est pas très clair. Le dictionnaire de M.T. Morlet en fait un diminutif de *tride (= grive, du latin trita), mais rien de bien évident.
Tridot Le nom se rencontre dans le Cantal et le Vaucluse. Il devrait s’agir d’un dérivé de l’occitan trida (= grive).
Trif Nom d’origine transylvanienne (actuelle Roumanie). Le trif est un lutin.
Triffault Surtout porté dans la Sarthe et la Haute-Marne, le nom se rencontre aussi sous les formes Trifaud (47), Trifault (72, 77, 61), Trifaut (59), Triffaut (52, 72, 77), Triffaux (57, 54) et sans doute Triffot (52, 70). Le dictionnaire de M.T. Morlet lui donne le sens de ‘intrigant, homme qui cause du trouble’, mais précise qu’il s’agit d’un terme rencontré seulement au XVIIe siècle. Il semble plus sûr de voir en Triffault une variante de Truffault, surnom d’un homme moqueur ou trompeur.
Trigalet Le nom est surtout porté dans le département du Nord et en Belgique. Variantes : Trigalez, Trigallez, ainsi que Trigallet, rencontré dans l’Aisne. Il correspond soit à l’ancien français "trigal" (= bruit, tapage), soit au verbe "trigaler" (= mener une vie de débauche).
Trihollet Nom très rare que les plus anciennes mentions situent dans le Maine-et-Loire. Variante : Triholet. Les formes Triolet et Triollet sont plus fréquentes. Sens incertain : le mot "triolet" désignait en moyen français une sorte de danse (surnom possible d’un danseur), mais il semble tardif et d’autres solutions sont possibles. Ainsi le mot "triol" a désigné le trèfle dans certaines régions du centre et du sud de la France, et on n’oubliera pas le sens de "pressoir", attesté en Languedoc mais qui pourrait avoir existé dans le Centre.
Trilla Peut avoir un sens voisin de Trilles, mais peut aussi désigner une personne originaire de la commune de Trillà, en Fenouillèdes, dans les P-O (la plupart des Trilla ou Trilha recensés au siècle dernier vivaient en Fenouillèdes, notamment à Latour-de-France).
Trillard Sens doute dérivé du mot "treille", le nom est porté en Bretagne (44, 56, 22).
Trillaud Nom que l’on trouve essentiellement dans la région Poitou-Charentes (16, 86), formé avec le suffixe -aud (diminutif ou péjoratif, difficile de se prononcer) sur Trille, qui signifie treille (généralement consacrée à la vigne).
Trilles En principe, le possesseur d’une treille (latin trichila). Il faut cependant savoir que, d’après les registres-terriers médiévaux, le nom avait un sens différent, et désignait en général une petite parcelle clôturée, sans doute un verger.
Trimoreau Porté dans la Loire-Atlantique, le nom semble correspondre à Trémoureux, hameau de la commune de Saint-Jacut-les-Pins (56), également nom de famille. Variante : Trémoreux.
Trin C’est dans le Cantal que ce nom est le plus souvent rencontré. Doit désigner celui qui est originaire de Trin, lieu-dit situé sur la commune de Saint-Etienne-de-Carlat (même département). A noter cependant que trin est une onomatopée fréquente en pays occitan, et que le mot trinc a désigné en moyen français un jeu (sans doute de dés).
Trinchini Nom rare porté en Italie dans les Abruzzes. Sens obscur.
Trinquier, Trinquié, Trainquier Patronyme rencontré dans le sud de la France, depuis le 06 jusqu’au 66. Dans ce dernier département, on le trouvait notamment dans le village de Tarerach. Il faut sans doute rattacher ce nom au verbe occitan trencar, trincar, qui signifie couper, trancher, casser. Mais son sens précis reste incertain. Peut-être le surnom d’un bûcheron (en occitan trencaire) ? Ou tout simplement celui qui casse tout… Le rapprochement avec le verbe trinquer, évoqué parfois, semble beaucoup plus hasardeux.
Trintignac Désigne celui qui est originaire de Trintinhac, nom de deux hameaux de la Haute-Loire, à Cayres et à Saint-Georges-d’Aurac. Le nom voisin Trintignan, porté dans le Gard (variante : Trintignant) est plus obscur, car apparemment aucune localité ne lui correspond.
Trinval Porté en Belgique, désigne celui qui est originaire de Trinval, localité située à Erneuville (province de Luxembourg).
Trioreau Porté notamment dans le Loir-et-Cher (également 28, 45), le nom se rencontre aussi sous la forme Trihoreau. C’est sans doute le surnom d’un danseur (moyen français trihori, désignant une sorte de danse, mot d’origine obscure tout comme triolet, autre nom de danse à la même époque).
Triouleyre Nom originaire du Velay. Désigne celui qui est originaire du lieu-dit (la) Triouleyre, toponyme qui a le sens de "tuilerie". Variantes : Trioulaire, Trioulayre (43, 63), Trioleyre (42). Deux hameaux s’appellent Triouleyre à Saint-Jean-d’Aubrigoux et à Saint-Julien-d’Ance (43), ainsi qu’une ancienne tuilerie à Fay-la-Triouleyre (commune de Saint-Germain-Laprade, 43). Si la plupart des graphies anciennes ne laissent aucun doute sur la signification du nom (Teoleyre, Theoleyre), on notera, pour le hameau de Saint-Jean-d’Aubrigoux, une curieuse forme "tres olieras" (938). Dans la même région, les noms Trioulier, Triouller, Trioullet, Trioullier, Triolier, Triollier ont le même sens (les formes en -er devraient correspondre au métier de tuilier) : une ferme appelée Trioulet, à Saint-Jean-d’Aubrigoux, est mentionnée sous la forme Teuletum en 1213.

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