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Noms commençant par T

Tabaize-Temmam
Tempels-Thorn
Thornton-Toual
Touati-Triouleyre
Trioux-Tytelman

Trioux Nom porté dans le département du Nord. On trouve la variante Triou en Charente et en Vendée. C’est un toponyme désignant une terre en friche, qui est très fréquent dans le Nord sous la forme Trieu (nom d’une bonne dizaine de hameaux).
Tripet Nom surtout porté dans la Somme. Variante ou matronyme : Tripette. Semble, comme Tripier, désigner un marchand de tripes.
Tripier Le patronyme correspond au métier du même nom, documenté au XIIIe siècle. On le rencontre dans le Centre et dans l’Est (03, 51, 21).
Tripoz Porté notamment dans l’Ain, c’est une variante de Tripot (89, 01), qui semble renvoyer à l’ancien français tripot, pouvant avoir plusieurs sens : embarras, mauvaise situation, mais aussi intrigue ruse, et enfin acte amoureux, tripotage. Difficile de faire un choix, même si on retient généralement l’idée de ruse.
Triqueneaux Nom surtout porté dans l’Aisne et le Nord (variantes : Triquenaux, Tricquenaux, Tricqueneaux), rencontré aussi dans la Marne (variante : Triquenot). Forme contractée : Tricnaux (08, Belgique). C’est un diminutif du mot ‘trique’, avec de nombreuses possibilités de sens.
Triquet A priori un diminutif du nom commun trique, bâton qui servait à araser les mesures de blé, ou tout simplement bâton servant à frapper. Mais il pourrait aussi s’agir d’une variante picarde de Trichet (voir ce nom). Nom surtout présent dans le Pas-de-Calais.
Triscos Désigne celui qui est originaire de Triscos, hameau à Balizac (33). Faute de formes anciennes, il m’est difficile d’avoir une certitude sur le sens du toponyme. Il semble cependant assez logique de le rapprocher de l’occitan "trescòl" (= sommet d’une colline), rencontré parfois sous la forme "triscòl".
Tristan Le nom est surtout porté dans les Pyrénées-Atlantiques, où il semble que ce soit un toponyme (nom de hameaux à Arzacq-Arraziguet, Cardesse et Sedzere). Ailleurs, notamment dans la Manche et en Bretagne (variante : Tristant), c’est un nom de personne qui renvoie à un héros des romans de chevalerie médiévaux (nom d’origine galloise, Drystan). On le rencontre aussi dans le nord de la France sous les formes Tristam, Tristram, Tristrant.
Trivier Ancien nom de baptême bressan, porté par un saint qui fut ermite dans les Dombes. Deux communes de l’Ain s’appellent d’ailleurs Saint-Trivier. C’est en Bourgogne que le patronyme est le plus répandu.
Trizac Désigne celui qui est originaire de Trizac, nom d’une commune du Cantal et d’un hameau à Sembas (47). Signification du toponyme : domaine gallo-romain (suffixe -acum) formé à partir du nom d’homme latin Tritius.
Troadec, Trouadec, Le Troadec Nom breton, sobriquet désignant celui qui a de grands pieds.
Trocellier Le nom est surtout porté dans la Lozère. Variante : Trocelier. Voir Trousselier.
Trochain Surtout porté dans l’Aisne, pourrait être un dérivé de Troche (= bouquet d’arbres en Normandie), mais c’est loin d’être une certitude.
Trochard Surtout porté dans l’ouest de la région parisienne, c’est un nom de sens incertain (voir Trochu).
Trochoux Nom surtout porté dans l’Indre. Variante : Trochou (37). Sens incertain (voir Trochu).
Trochu Patronyme fréquent en Bretagne (35, 56). Variante : Trochut (17), qui semble pouvoir être rapprochée de Torchut (même région). Si l’on admet l’hypothèse que la forme de départ serait torchu, il pourrait s’agir d’un sobriquet donné à celui qui est tordu, bossu. Par contre, avec trochu comme forme initiale, on n’obtient rien de bien satisfaisant, sauf peut-être un terme de vénerie désignant les bois du cerf, qui pourrait être un surnom appliqué à un mari trompé. Autrement dit, aucune certitude pour ce nom.
Trocmé C’est dans l’Aisne et la Somme que le nom est le plus répandu. Variantes : Trocmet, Trocmez, et peut-être aussi Trocnet, Trocquenet, Troquenet. Sens incertain. Le dictionnaire de M.T. Morlet propose une forme "troque mers" (= celui qui échange la marchandise). Il convient cependant de rester prudent, d’autant qu’il pourrait s’agir d’un toponyme : un hameau s’appelle Trocmé à Gricourt (02).
Troesch Assez courant en Alsace, ce nom est rattaché par M.T. Morlet à l’ancien francique *threosk, désignant un terrain en friche. Il s’agirait donc d’un toponyme devenu anthroponyme. Autre solution : une variante de Tresch(er), qui désigne celui qui bat les céréales (allemand moderne Drescher).
Trognon Rencontré dans le nord de la France et en Lorraine, ce nom est un sobriquet, pour lequel deux hypothèses sont plausibles : soit un homme de petite taille (penser à tronçon), soit une personne au visage renfrogné ou au nez camus (voir Tronyo).
Trogoff Porté dans les Côtes-d’Armor, devrait désigner celui qui est originaire de Trogoff, lieu-dit à Plouégat-Moysan (29).
Trohay Le nom est porté dans la Seine-Maritime. Variante : Trohai. Sens obscur. La finale -ay laisse penser qu’on pourrait avoir affaire à un toponyme, mais je ne trouve rien qui corresponde.
Troiano Très répandu en Italie, notamment en Campanie, le nom se rencontre aussi sous la forme Troiani (Lazio surtout). Il peut désigner celui qui est originaire de Troia, en Apulie (province de Foggia), mais il devrait plutôt s’agir d’un ancien prénom formé sur la ville légendaire de Troie.
Troisfontaine Le nom est porté dans les Ardennes et s’écrit aussi Troisfontaines. C’est un toponyme dont le sens est limpide, nom de nombreux lieux-dits et de trois communes (51, 52, 57). Pour les Ardennes, on pensera surtout à un hameau à Givet.
Troisième Le nom est rare. Les plus anciennes mentions connues le situent en Lorraine, il est également présent dans la Creuse au XIXe siècle. On pensera bien sûr au troisième enfant d’une famille, mais rien ne permet d’affirmer qu’il s’agit de la bonne solution.
Troislouches Porté dans le Nord-Pas-de-Calais, le nom s’écrit aussi Troislouche. Il renvoie au hameau des Trois-Louches à Wambrechies (59). Sens incertain : peut-être un nom d’auberge.
Troisvallets Porté dans l’Île-de-France et dans la Somme, le nom s’écrit aussi Troisvalets, Troisvallet, Trois-Valets, Troivalest. Il s’agit d’un toponyme (= les trois vallons, le mot "vallet" étant ici un diminutif de "val").
Troiville Nom de famille surtout porté en Corrèze. Variante : Troisville. Il pourrait désigner celui qui est originaire de Troisville, hameau à Sermentizon (63), ou encore de Tréville à Saint-Jean-en-Val (63). Notons quand même le lieu-dit Chez Troiville à Saint-Étienne-aux-Clos (19), et citons pour mémoire les communes de Troisvilles dans le Nord et les Pyrénées-Atlantiques (également Tréville dans l’Aude). En principe, il s’agit d’un groupement de trois villages ou domaines, d’autres explications pouvant être données pour le Tréville de l’Aude.
Trojan Variante rare (sans doute originaire du Frioul) de l’italien Troiano. Voir ce nom.
Trollat Désigne celui qui est originaire de Trollat, nom de deux hameaux de l’Ardèche (à Etable et à Sécheras).
Trollet Le nom paraît originaire de l’Orne, où l’on trouve la variante Trolley. Autres formes : Trolay, Trolet. Sens incertain. On peut penser à des dérivés de l’ancien français troil (= pressoir), mais M.T. Morlet pense plutôt à un terme angevin (trole), avec le sens de ‘perche, gaule’.
Trombetta Egalement rencontré sous la forme Trombetti, ce nom italien ou corse désigne celui qui joue de la trompette. Dérivé : Trombettoni.
Trombini Nom italien dérivé de Tromba, qui désigne un joueur de trompe ou de trompette. Il est très répandu dans toute l’Italie du nord. En France, il s’est implanté en Lorraine.
Tromeur Nom porté dans le Finistère. Désigne celui qui est originaire d’une localité appelée Tromeur. Sens du toponyme : la grande vallée (tro = vallée + meur = grand). Plusieurs hameaux s’appellent Tromeur, par exemple à Lanildut (29). A noter un curieux Saint-Tromeur à Guerlesquin (29).
Trommer Nom allemand, désigne celui qui joue du tambour (du moyen haut allemand Trumme, allemand actuel Trommel). On trouve, avec le même sens, les patronymes Trummer et Drummer.
Trompesauce Curieux patronyme rencontré dans la Vienne, mais également présent dans le Vaucluse, avec sa variante Trompesance. Dans le doute, je préfère m’abstenir de toute définition.
Trompette Assez fréquent en Lorraine (54, 55, 88), le nom désigne par métonymie celui qui joue de la trompette (le nom de l’instrument est attesté en 1280). On trouve la variante Trompeter en Alsace.
Trompier Le patronyme est notamment porté dans l’Isère et le Rhône. Il désigne en principe un sonneur de trompe.
Tron Nom caractéristique de la région marseillaise. Semble correspondre à l’occitan et au provençal tron = tonnerre. Peut-être le surnom d’une personne coléreuse, mais peut-être aussi un toponyme : il existe en effet un hameau appelé le Tron à Marignane (13). A noter, dans la même région, la fréquente transformation de ce patronyme en Tronc. Pour être complet, signalons que Tron est également le nom d’un saint.
Tronca Nom porté en Béarn. Désigne celui qui habite un lieu-dit Tronca, nom de deux hameaux à Beyrie-en-Béarn et à Monein (64). Signification : peut-être un lieu où il y a des souches.
Tronche Le nom est surtout porté dans la Corrèze. Correspond à l’ancien français tronche (= souche), et désigne un terrain plein de souches. C’est un toponyme assez courant. Il y a dans l’Isère une commune appelée La Tronche. Le patronyme désigne celui qui habite un lieu-dit (la) Tronche ou est originaire d’une localité ainsi appelée.
Tronchet Toponyme désignant un lieu plein de souches. Le nom se rencontre dans diverses régions, mais c’est dans la Sarthe qu’il est le plus fréquent, et il doit y désigner celui qui est originaire du village du Tronchet.
Tronel C’est en Savoie que le nom est le plus répandu, on le rencontre aussi dans le Lyonnais et en Normandie. C’est un diminutif de Trone (18, 37, 35), qui désignait au moyen âge un peseur (ancien français trosner = peser).
Tronquet Le nom est surtout porté dans l’Oise (variantes : Tronquez, 62, Tronquit, 59, 80). C’est un toponyme désignant un lieu parsemé de troncs, de souches.
Tronquit Nom assez rare porté dans la Somme et dans le Nord. C’est l’équivalent de Tronquis, toponyme désignant un lieu où il y a des troncs, des souches (cf le bois du Tronquis à Hargnies, dans les Ardennes).
Tronville Nom porté en Lorraine (55, 54). Désigne celui qui est originaire de la commune de Tronville : on a le choix, dans la région, entre Tronville-en-Barrois (55) et Tronville (54). Sens du toponyme : le domaine de Trudon (nom de personne germanique, plus connu sous la forme Trond, Tron).
Tronyo, Trougnou Un nom surtout répandu à Thuir et à Perpignan (66). Sans doute un sobriquet s’appliquant à une personne qui a le nez écrasé, camus. L’adjectif catalan ayant ce sens est trony, issu d’une forme gauloise *trugna, d’après le gallois trwyn (= nez). Le mot français trogne a la même origine. Autre possibilité, comme pour Trognon : surnom d’un homme de petite taille. Variantes : Trunyo, Trougnon.
Tropamer Nom rare et assez curieux rencontré dans le Lot-et-Garonne. Il est a priori difficile de se prononcer, à moins d’admettre qu’il s’agit réellement de l’expression ‘trop amer’, qui aurait pu être employée souvent par le porteur du nom. Dans la même veine, il existe le nom Tropchaud, rencontré dans le Loiret et dans le Nord, ou encore Troplong (24, 33). Cependant, pour Tropamer, la signification semble tout autre : il s’agirait d’une anagramme de Pomarret (famille de Pomarret), forgée au XVIIIe.
Troquet Il s’agit apparemment d’un dérivé du verbe médiéval troquier (= faire du troc), mais sous toute réserve, car ce verbe est d’un emploi assez tardif. C’est dans le Loiret que le nom est le plus répandu.
Trotard Porté notamment en Bretagne (35, 22), c’est un dérivé du verbe trotter, surnom donné sans doute à un courrier, un valet, un garçon d’écurie. Variante : Trottard (89).
Trotel Nom surtout porté dans les Côtes-d’Armor. En principe, c’est un surnom donné à celui qui trotte, avec un sens qui reste à préciser : on pense généralement à un courrier. A noter aussi le verbe d’ancien français troteler (aller au petit trot, se promener).
Trotonda Ce nom espagnol est une métathèse de Tortonda, désignant celui qui est originaire de Tortonda, commune de la province de Guadalajara.
Trottein Porté en Belgique et dans le Nord-Pas-de-Calais, semble une variante de Trottin, nom donné à un jeune valet, un garçon d’écurie, un courrier.
Trottier Le nom est notamment porté dans le Maine-et-Loire et dans l’Yonne. Il désigne en ancien français un courrier ou un garçon d’écurie. Variante : Trotier (15). Diminutifs : Trotereau (18, 41), Trotreau (49), Trottereau (41, 72).
Trottmann Assez rare et surtout porté dans le Haut-Rhin, le nom semble venir de Suisse. Il a dû désigner un vigneron ou celui qui avait la charge du pressoir banal (moyen-haut-allemand "trotte" = pressoir à vin). Variantes : Trotman, Trottemann, Trottemant.
Troubic Nom très rare porté en Haute-Garonne (région de Luchon depuis le XVIIIe siècle), sur lequel je n’ai aucune idée sérieuse.
Trouboul Nom surtout porté dans le Morbihan. Variantes : Trubuil, Trubuilt (22). Semble se rattacher à l’ancien français tribol (= agitation, trouble), et surtout à triboleor = agitateur, escamoteur, qui joue à de mauvais jeux.
Trouche Fréquent dans le Rouergue (12, 81), c’est un toponyme qui semble désigner une élévation de terrain (prélatin truc).
Troude Forme contractée de Thouroude, nom de personne d’origine germanique (sans doute normand), Turold (tur = géant ou le dieu scandinave Thor + waldan = gouverner). C’est en Normandie que le nom est le plus répandu (76, 50). Diminutif : Troudet (56, 50).
Trouessard Porté notamment dans l’Ille-et-Vilaine, pourrait être une dérivé du mot tresse (écrit aussi en ancien français ‘trois’), désignant celui qui a une tresse ou une barbe tressée, mais on pensera aussi à une variante de Troussard (voir ce nom). A noter également que trois hameaux de la Sarthe s’appellent la Trouesse, ce qui pourrait être une autre piste. Variante : Trouessart. Forme voisine : Trouessin.
Trouette Nom porté en Gascogne, rencontré aussi dans l’Eure. En ancien français et en gascon une trouette est une truite. Il s’agit donc d’un surnom donné à un pêcheur de truites, ou à celui qui est insaissable comme une truite.
Troufflard Nom surtout porté dans l’Ille-et-Vilaine (variante Trouflard). Désigne un personnage moqueur ou trompeur (dérivé de l’ancien français trufe, trufle = tromperie, moquerie).
Trouilh Surtout porté dans les Pyrénées-Atlantiques, c’est un toponyme pour lequel deux sens sont possibles : soit le lieu où se trouve un pressoir, soit un marécage, un bourbier. Variante rare : Troulh. Dérivés : Trouilhet, Troulhet (Béarn, Rouergue).
Trouillard Nom assez fréquent dans l’Ouest (49 notamment). C’est sans doute un sobriquet désignant un personnage rusé et trompeur. L’origine est le verbe d’ancien français troillier, qui signifiait ensorceler, duper, tromper. A noter cependant l’existence d’un autre verbe troillier, qui lui signifiait presser, fouler (le raisin), mais qui ne correspond pas forcément à la région concernée.
Trouillet Diminutif de Trull (voir ce nom).
Trouillot Nom porté en Franche-Comté et en Bourgogne. Sens incertain : voir Trouillard.
Troullier Porté notamment dans la Drôme, désigne celui qui avait la charge d’un pressoir (à huile ou à vin). Avec le même sens : Trouiller, Trouillier (07, 69).
Troupin Sans doute une variante par métathèse de Turpin (voir ce nom). Le nom est porté en Belgique, ainsi que dans l’Yonne et la Haute-Saône. On le rencontre aussi au Canada.
Troussard Le nom est porté notamment dans la Charente et la Sarthe. Apparemment, c’est un dérivé du verbe d’ancien français "trosser" (également "torser", "trousser"), qui signifiait "charger des bagages, empaqueter". À envisager aussi un dérivé de l’ancien français "tors" (= tordu, de travers).
Troussé Le nom est porté en Normandie (76). C’est apparemment le participe passé du verbe trousser, qui signifiait en ancien français empaqueter, charger des bagages ou des marchandises, également retrousser. Reste à savoir quel est son sens précis dans le nom de famille. A noter aussi la forme Troussey (50), qui laisse penser qu’on pourrait avoir affaire à un toponyme. Autre incertitude, le nom Trousse, porté dans le Vaucluse, pour lequel je n’ai aucune solution.
Trousselier C’est en Lozère que le nom est le plus répandu. Variantes ou formes voisines : Trousseiller (36), Troussellier (07, 48), Trousselié. Il pourrait s’agir d’un dérivé de l’occitan trussar (= broyer), à l’origine du mot trussal (= mâchoire). On pensera au surnom d’un gros mangeur, mais plutôt à un meunier ou à celui qui presse le raisin ou les olives. A noter qu’un moulin s’appelle Trousselier à Ruynes-en-Margeride (15). A envisager aussi celui qui fait des fagots ou un portefaix (dérivé de "trocelh"). Frédéric Mistral signale aussi un mot "trousselié" avec le sens d’écuelle percée de trous pour le lait. Une autre variante du nom est Trocellier.
Trousselle Surtout porté dans l’Oise, c’est une variante de Troussel (62, 14, 62), un nom rencontré aussi sous la forme Trousseau (21, 89). Le mot trousseau désignait au moyen âge un ballot, un paquet de marchandises. Il a pu s’agir d’un surnom métonymique donné à un portefaix.
Trousset Le nom est porté notamment dans la Marne. Son sens est à rapprocher de Trousselle (voir ce nom).
Troussier Celui qui fait des trousses. Mais que signifiait ce mot au moyen âge ? Au départ, une botte de paille ou d’herbe, puis, dès le XIIIe siècle, des poches de selle pour les cavaliers. A eu parfois aussi le sens de malle. Il faut choisir entre ces diverses acceptions, et ce n’est pas facile.
Trouvat Nom donné à un enfant trouvé, le patronyme est surtout porté dans la Haute-Vienne.
Trouvé, Trouvat, Trobat Nom qui servait, faute d’imagination, à désigner les enfants trouvés. On pouvait leur donner aussi le nom du jour de la semaine où ils avaient été trouvés.
Troux Nom aujourd’hui assez rare, rencontré d’une part dans l’Isère, de l’autre dans la Haute-Saône (plusieurs mentions anciennes aussi dans les Vosges et la Meurthe-et-Moselle). C’est un toponyme (cf. le nom belge Dutroux) avec le sens de "trou". Attention cependant : dans l’Isère, le sens pourrait être différent (francoprovençal "tru", variante de "truc" = rocher).
Trovalet Nom porté dans la Loire-Atlantique et le Maine-et-Loire, ainsi qu’à la Réunion. Variante : Trovallet. Le nom semble à rapprocher de Troisvalets, Troisvallet, Troisvallets, un toponyme signifiant ‘les trois vallons’.
Trovato Très répandu en Sicile, le nom est également fréquent en Campanie et en Lombardie. Il désigne un enfant trouvé. Forme plurielle : Trovati. Diminutif : Trovatelli.
Truant On rencontre ce nom essentiellement dans le Nord-Pas-de-Calais. Il correspond au mot truand, mais avec un sens différent. Au XIIe siècle le truand était en effet un mendiant.
Trubert Porté notamment dans l’Ille-et-Vilaine et dans l’Oise, c’est un nom de personne d’origine germanique, Trutberht (trud = fort + berht = brillant). Autre possibilité : variante de Drubert, Drucbert, lui aussi nom de personne germanique (driugan = entrer en campagne + behrt).
Truc Porté dans le Sud-Est, désigne celui qui est originaire d’un lieu-dit (le) Truc, toponyme évoquant une hauteur, une colline. Variante : Truch. Formes italiennes : Truco, Truchi, Trucco, Trucchi.
Truche Porté surtout en Savoie, c’est un toponyme évoquant un sommet rocheux, une colline, forme féminine de Truc. A noter par exemple la Truche, sommet à La Chapelle-d’Abondance (74).
Truchet Nom porté en Savoie et en Dauphiné. C’est un diminutif de Truc (également nom de famille), toponyme désignant un rocher élevé, une colline. Autre diminutif voisin : Truchot (71, 70). Formes italiennes, portées surtout dans la région gênoise : Trucco, Trucchi, Trucchetti.
Truchis de Varennes (de) La famille de Truchis est d’origine italienne. Elle vivait au XVIe siècle à Centallo (province de Cuneo, autrefois marquisat de Saluces), où un petit village s’appelle Trucchi. Elle s’est installée en Bresse en 1601, puis une branche est venue en Franche-Comté à la fin du XVIIe siècle, donnant naissance aux familles de Truchis de Varennes et de Truchis de Lays (Varennes et Lays étant les noms de deux communes du Doubs).
Truchon Le nom est surtout porté dans la Marne, l’Yonne et la Seine-et-Marne. On en trouve également de nombreuses mentions dans l’Ouest (44 notamment). C’est un diminutif de Truc, toponyme évoquant une hauteur, une colline. Avec d’autres suffixes : Truchet (38, 73), Truchot, Truchetet (Bourgogne).
Truck Assez rare, le nom est porté dans le Bas-Rhin et le Nord-Pas-de-Calais. C’est le plus souvent une variante par métathèse de Turck (voir Leturc pour le sens).
Tructin Nom rare porté notamment en Seine-et-Marne, où il est attesté depuis le XVIe siècle. Sens obscur. A envisager éventuellement un dérivé de la racine "truc" (= sommet, colline), sachant cependant que celle-ci est plutôt méridionale.
Truddaiu Nom porté dans le nord de la Sardaigne (Sassari) qui paraît désigner celui qui fabrique ou vend des louches, des écumoires (sarde trudhàju).
Trudelle Nom surtout porté dans la Sarthe. Diminutif de Trude, Troude (voir Troude). Autres formes : Trudel (10, 72, 50), Trudeau (49, 86), Trudet (53).
Trueba Nom espagnol surtout porté dans les Asturies. C’est un toponyme caractéristique de cette région, où plusieurs villages s’appellent Truebano (également nom de famille). Sens obscur. Une rivière près d’Espinosa se nomme la Trueba.
Truet Patronyme porté dans l’Ouest (35, 28), pourrait être, tout comme Trouet (02, 77, 93), une variante de Druet (85, 80, 25), autre forme de Drouet (voir ce nom).
Truffandier Nom surtout porté en Charente (variantes : Trufandier, Truflandier). C’est un surnom donné à un individu moqueur, trompeur (ancien français trufer = tromper, railler, occitan trufandièr = moqueur).
Truffaut Le nom est porté dans la Manche, mais aussi dans la Marne, le Val d’Oise et le Nord. Variantes : Truffault (18, 61), Truffaux (59). Sans doute le surnom d’un personnage moqueur, trompeur (ancien français "trufe" = moquerie, tromperie).
Truffert Nom originaire de la Manche. Désigne sans doute un personnage moqueur (en ancien français le verbe trufer signifie tromper, mais surtout se moquer, railler).
Truffier Porté dans la Somme et les départements voisins (62, 76), ne désigne sans doute pas un marchand de truffes. C’est l’équivalent de l’ancien français "trufeor" (= menteur, trompeur, homme léger ou aimant à plaisanter).
Truillet, Trouillet Diminutifs de Trull.
Truin On trouve le nom surtout dans la Loire-Atlantique. C’est un nom de personne d’origine germanique, Trudin (diminutif de Trud, formé sur drut = fort).
Trujillo Nom espagnol désignant celui qui est originaire d’une localité appelée Trujillo : deux communes portent ce noms (provinces de Séville et de Cáceres). Etymologie obscure.
Trull Nom désignant celui qui s’occupe du pressoir à vin ou à olives. Vient du latin *troculum, déformation de torculum.
Truman Variante de l’anglais Trueman, qui a désigné un homme fidèle, loyal (souvent utilisé comme prénom).
Trunck Porté en Alsace-Lorraine où il est assez rare, c’est une variante de l’allemand Trunk, surnom probable de celui qui aime bien boire (Trunk = boisson, ivrognerie).
Truphème C’est dans les Hautes-Alpes et les départements voisins, notamment la Drôme, que le nom est le plus répandu. Variantes : Truphèmes, Truphémus, Trophème. C’est un ancien nom de baptême popularisé par saint Trophime, qui aurait été le premier évêque d’Arles (latin Trophimus, du grec trophê = nourriture). On trouve les noms Trophime, Trophilme dans le Cantal et la Haute-Loire.
Trusgnach Nom italien rare désignant celui qui est originaire de Trusgne, petit village de la commune de Drenchia, dans la province d’Udine, à la frontière avec la Slovénie. C’est d’ailleurs là que le nom est le plus répandu.
Truyens Porté dans le département du Nord et en Belgique, c’est, comme Truyen, un génitif formé sur Truye, Truy, hypocoristique par aphérèse du prénom féminin Gertrude.
Tschaegle Ou Tschaeglé. Variante de Scheckle (voir ce nom) portée dans le Haut-Rhin et le Territoire de Belfort.
Tschaen Nom surtout porté dans le Haut-Rhin (au moins depuis le XVe siècle). Variantes : Tschaenn, Tschan, Tschann, Tschenn. Sens incertain. La seule hypothèse connue consiste à en faire une variante du prénom Jean.
Tschopp Porté dans le Haut-Rhin et sans doute d’origine alémanique, le nom est considéré par Bahlow (Deutsches Namenlexikon) comme un hypocoristique du prénom Stéphane, formé à partir du slave Czepe, Czepan. Variante : Tschoeppe (67). Voir aussi Tschupp pour une autre solution.
Tschupp Surtout porté dans le Haut-Rhin (également 90, 88), c’est une variante de Schupp, Schuppe, nom de famille lui aussi très présent dans le Haut-Rhin, considéré par les dictionnaires comme le surnom d’un pêcheur (moyen-haut-allemand schuope = soupe de poissons). M.T. Morlet signale au XIIIe siècle la mention ‘piscator cognomento schuoppo’ qui ne laisse guère de doutes sur le sens du nom de famille.
Tsédri Porté par des Juifs séfarades originaires de l’Oranais, c’est un nom dont le sens ne m’est pas connu.
Tsour Semble renvoyer à l’hébreu Sûr = rocher. C’est à la fois un des noms de Dieu et un prénom, et c’est sans doute l’étymologie de Tyr (Sûr en arabe, qui normalement veut dire corne -> Sour el-Ghozlan : Sûr al-ghuzlân : corne de gazelle).
Tual Nom fréquent en Bretagne (56, 44, 35). C’est un ancien nom de personne, popularisé par saint Tugdual, fondateur de l’évêché de Tréguier, formé sur les racines tud (=peuple) et uual (= valeur). Porté plus rarement dans d’autres régions de France, le nom peut alors être un toponyme, avec le sens de petit canal.
Tubau Porté dans les Pyrénées-Orientales, l’Aude et la Haute-Garonne, c’est un nom de personne d’origine germanique, Theudobald (theud = peuple + bald = audacieux), équivalent de Thibault. Variantes : Tubaud, Tubaut, Tubeau (56, 49).
Tubert, Toubert Nom de personne d’origine germanique, Theudiberht (theod = peuple + berht = brillant).
Tublet Nom porté en Charente-Maritime. Variantes : Thublet, Thublier, Tublié, Tublier. Semble correspondre à l’éteule (voir Estublier).
Tuboeuf, Tubeuf Nom porté surtout en Seine-Maritime. Apparemment un surnom donné à celui qui abat les bœufs, éventuellement à un boucher, mais il peut très bien s’agir d’un ancien prénom, correspondant au nom germanique Theodbod (theod = peuple + bod = messager). Ce nom germanique est à l’origine de la commune de Thuboeuf (53). On trouve également dans le même secteur géographique les variantes Tueboeuf et Tubeuf. A noter aussi la forme Tuvache (Eure-et-Loir) qui, elle, peut difficilement être assimilée à un nom germanique.
Tuccio Nom italien porté notamment en Sicile, dans le Lazio, en Lombardie et en Ligurie. Le pluriel de filiation Tucci est beaucoup plus répandu, dans toute la péninsule. Le nom de personne médiéval Tuccio doit être considéré comme une aphérèse de noms tels que Albertuccio, Lambertuccio ou Robertuccio (diminutifs de Albert, Lambert et Robert). Dérivés : Tuccella, Tuccelli, Tucciello, Tuccillo.
Tucker Nom anglais désignant sans doute un fouleur de drap, telle est du moins la signification le plus souvent donnée par les dictionnaires.
Tuech Porté dans le Gard, désigne celui qui est originaire d’Attuech, dans le même département (commune de Massillargues-Attuech), le village étant parfois appelé Tuech sous l’Ancien Régime. Le sens du toponyme est incertain : il paraît correspondre au latin d’origine gauloise "attegia" (= hutte, cabane).
Tuffi On pense forcément à une carrière de tuf, mais le nom demeure mystérieux, ne serait-ce que par son origine : bien que ce nom soit porté en Roussillon, il a des allures italiennes (en italien tufo = tuf, tuffo = plongeon).
Tuffigo Patronyme porté dans le Morbihan. Variante : Tufigo. Sens très incertain. On a apparemment un double diminutif (-ic + -o) formé sur le breton "tuf", qui correspond à deux mots : l’un a le sens de "douve de tonneau" (surnom d’un tonnelier ?), l’autre est un adjectif avec le sens de "rance, gâté", mais peut aussi évoquer un crachat (le nom "tufer" désignant un homme qui crache souvent). Difficile de faire un choix. Le dictionnaire de Deshayes penche timidement pour le surnom d’un cracheur.
Tugal Porté notamment en Charente et en Dordogne, c’est un nom de personne d’origine germanique, Tugwald (tugan = servir + waldan = gouverner). On le rencontre en Picardie (02, 60) sous les formes Tugault, Tugaut.
Tuimil Désigne celui qui est originaire de Tuimil, nom d’une localité espagnole dans la province de Lugo.
Tujagues voir Touchagues.
Tulasne Nom qui semble originaire de l’Indre-et-Loire. Désigne bien sûr celui qui tue l’âne, mais il est difficile d’interpréter la valeur de ce surnom. Peut-être l’ancêtre de l’équarrisseur ? Ou tout bêtement une anecdote dont on ne trouvera évidemment jamais le contenu.
Tullon Le nom est sans doute auvergnat (63). Il semble s’agir d’un lieu-dit, mais impossible de le localiser. Pourrait appartenir à la même famille que des toponymes comme Tulle (origine discutée : on pense souvent au nom d’une déesse gauloise, Tutela, mais aussi à un mot préroman qui pourrait désigner une fortification sur une colline).
Tuloup Surnom donné à celui qui tue le loup (un louvetier). C’est dans l’Allier et la Saône-et-Loire que le nom est le plus répandu, mais on le trouve aussi dans l’Ouest, où il présente les variantes Tulou (35) et Tuleu (95).
Tumoine Le nom est fréquemment attesté dans l’Ille-et-Vilaine depuis le XVIIe siècle. Si on se fie à sa graphie, ce devrait être un de ces surnoms médiévaux évoquant une anecdote ou un comportement particulier, ici un homme qui aurait eu une certaine allergie aux moines, c’est le moins qu’on puisse dire. Le nom est à peu près similaire à Pellemoine, rencontré autrefois dans la Mayenne (également 37, 89). Cependant, on n’oubliera pas que le mot "moine" est également attesté en ancien français avec le sens de "moineau", qui pourrait être une solution plus acceptable, à rapprocher de noms tels que Tuvache, Tuboeuf, Tulane (Tulasne), Tulièvre ou Tuloup, souvent rencontrés dans la même région.
Tur, Ture Peut-être un nom correspondant au toponyme préroman tur (= colline). Peut-être aussi un nom de personne d’origine germanique, Thuro, de sens obscur.
Turbé C’est en Vendée que le patronyme est le plus répandu (île d’Yeu). Peut-être le participe passé de l’ancien français torber (= troubler, tourmenter), mais c’est loin d’être une certitude, et on préfèrera une autre solution : le toponyme "turbé" avec le sens de colline, butte.
Turbian Assez rare, le nom se rencontre notamment dans la Haute-Vienne. Il pourrait être d’origine italienne, avec un sens qui reste à définir (dérivé de turbia = colline ?).
Turbiez Nom porté dans le Nord-Pas-de-Calais. Variantes : Turbier (Picardie), Turbié, Turbé, Turbez. Il semble s’agir d’un diminutif du nom de personne d’origine germanique Turbert (Turberht : tur = géant + berht = brillant). Le rapport avec le verbe turber (= troubler, tourmenter) est possible, mais semble moins pertinent, tout comme celui qui est fait parfois avec la tourbe. Une autre solution mérite d’être envisagée : celui qui avait la charge d’être rapporteur dans une enquête par turbe (enquête visant à faire constater les droits et coutumes locaux).
Turbillon Nom porté dans l’Indre-et-Loire et la Sarthe. Sens incertain. Peut-être un diminutif de "turbé", toponyme ayant dans le centre de la France le sens de colline, butte.
Turboult Rare, le nom semble originaire de l’Orne ou de la Mayenne. Variantes : Turbout, Turboux (61, 53) et sans doute aussi Turboust (27, 91). C’est un nom de personne d’origine germanique, Turbald ou Turbold (tur = géant + bald = audacieux).
Turc Nom porté dans de nombreuses régions, surtout fréquent dans l’Isère, ainsi que dans la Lozère et le Gard. Pour le sens, voir Leturc.
Turcan A s’en fier aux apparences, il s’agirait d’un dérivé de Turc, utilisé sans doute comme sobriquet. On le rencontre surtout en Provence (13, 83, 84).
Turcaud, Turcault Nom surtout porté en Vendée. Diminutif de Turc, sobriquet qui a pu s’appliquer à un homme au teint basané ou à celui qui était allé en Orient. Variante : Turcot.
Turckheim (de) Le nom peut renvoyer à Turckheim, nom d’une commune du Haut-Rhin (Thurincheim en 896), mais on pensera aussi à la ville de Dürkheim, en Allemagne. Les de Turckheim sont présents à Strasbourg au moins depuis le XVe siècle (Duringsheim puis von Türingsheim). Signification du toponyme : la ferme, le hameau (heim) de Toringus, nom de personne germanique.
Turcotte Variante de Turcot (éventuellement matronyme), lui-même diminutif de Turc (voir Leturc pour le sens).
Turgeon Assez rare et porté dans l’Eure, le nom est plus fréquent sous les formes Leturgeon, Le Turgeon, Lesturgeon (rencontrées surtout dans les Côtes-d’Armor). Il s’agit d’un surnom en rapport avec l’esturgeon (sans doute donné à un pêcheur).
Turian Nom assez rare, rencontré aussi sous les formes Thurian, Turrian. Difficile de situer son origine géographique, mais il pourrait venir de Suisse ou de la région Rhône-Alpes, voire d’Italie où on rencontre des Turiano. Peut-être un nom de localité, ou encore celui qui est originaire de Turi, en Italie (province de Bari).
Turki Nom porté notamment en Tunisie. Désigne bien sûr un Turc (arabe turkiyy).
Turlan Le nom est surtout porté dans l’Aveyron (variantes : Turland, Turlant, Turlaud). Il existe un moulin de Turlan à Caylus (82). A noter aussi le hameau de Turlande à Verrières (12), qui pourrait être à l’origine de ce nom de famille.
Turle Porté notamment dans la Somme, devrait être une variante de Turel, Turelle (voir Turlet).
Turlet C’est aujourd’hui en Guadeloupe que le nom est le plus répandu, on le rencontre aussi en Charente et dans le Nord. C’est un diminutif de Turel, Tureau, eux-mêmes diminutifs soit du prénom Arthur, soit d’un toponyme ayant le sens de colline. Avec d’autres suffixes : Turlot (21, 80), Turlin (70, 77, 58). On envisage parfois pour tous ces noms des dérivés de Turlure, Turelure, terme ayant désigné à la fois la cornemuse et, à la suite d’une chanson, un mari trompé.
Turlier Nom porté en Saône-et-Loire (également 62). Semble désigner un joueur de cornemuse (ancien français turelure).
Turlure Surtout porté dans l’Eure, le Pas-de-Calais et l’Aisne, le nom correspond à l’ancien français "turelure" (= cornemuse). On pensera donc au surnom d’un joueur de cornemuse, mais on n’oubliera pas que l’expression "Robin turelure" a été utilisée pour désigner un mari trompé. Variante : Turlur (59).
Turmel Nom surtout porté en Bretagne. M.T. Morlet le considère comme un diminutif de l’ancien français turme (= troupe, troupeau) et y voit le surnom probable d’un berger. A noter cependant qu’on trouve en Bretagne la forme très voisine Tourmel, qui est sans doute un toponyme (variante Tourmen) formé des racines tour (= tour) et men (de maen = pierre).
Turmet Rare, le nom est porté en Basse-Normandie (14, 50). Son sens devrait être identique à celui de Turmel (voir ce nom).
Turner Correspond en anglais à la profession de tourneur.
Turni Nom italien porté en Lombardie et en Emilie-Romagne. Il correspond au français ‘tour’. Reste à en connaître le sens exact.
Turni Nom porté dans les Pyrénées-Orientales. Variante : Turny. Il peut désigner un tour, soit le tour du potier, soit le tour où l’on portait autrefois les enfants trouvés. On pensera aussi à une aphérèse du prénom Saturnin.
Turon Comme Touron, c’est un toponyme très répandu ayant le sens de ‘petite colline’. Le nom de famille est fréquent en pays gascon. Diminutifs : Turonnet, Turounet. Variante : Turron (47).
Turpault Nom assez fréquent en Poitou-Charentes et en Vendée. Variantes : Turpau, Turpaud, Turpeau, Turpeaud, Turpeault. C’est un diminutif de Turpin (voir ce nom).
Turpin Ancien nom de baptême, issu du latin Turpinus, popularisé par l’un des compagnons de Roland de Roncevaux, l’archevêque Turpin (capable de fendre en deux d’un seul coup d’épée un cheval et son cavalier !). Turpinus vient de l’adjectif turpis (= laid, hideux). Le patronyme est fréquent dans la France du Nord, du Centre et de l’Ouest. C’est aujourd’hui à la Réunion qu’il est le plus porté. Variante : Turpain (59, 89, 86).
Turquetil Porté en Normandie (50, 76), c’est un nom de personne d’origine germanique (norrois), Thorketil, formé des racines thorr (= le dieu Thor) et ketill (chaudron réservé aux sacrifices). Variantes : Turqueti, Turquetit, Turquety, Tourquetil. Matronyme : Turquetille.
Turquin Diminutif de Turc (voir Leturc) porté notamment dans l’Aisne.
Tutard Le nom est porté notamment en Charente et dans la Haute-Vienne. Variante rare : Tutar. Sens incertain. Peut-être le surnom d’un buveur (ancien français tuter = téter, boire, également jouer d’un instrument). Avec un autre suffixe : Tutaud, Tuteau.
Tutois Nom rare porté dans la Saône-et-Loire. Sens incertain : peut-être un dérivé du verbe d’ancien français tuter (= jouer d’un instrument à vent ou encore téter, avec le sens de boire). Il existe un autre verbe tuter qui signifiait pour sa part ‘protéger, conseiller’.
Tuvache Voir Tuboeuf.
Tuya Porté dans les Pyrénées-Atlantiques, le nom s’écrit aussi Tuyaa, Touya, Touyaa. Il désigne un lieu où pousse l’ajonc (occitan "toja"). Dérivé : Touyaga.
Tuyeras Nom porté dans la Charente, mais qui semble venir du Limousin, où il désigne celui qui est originaire de Touyeras, hameau de la commune de Séreilhac (87). Le toponyme désigne sans doute un lieu où pousse l’ajonc épineux (occitan toja, tuja). La forme voisine Tuyères, Tuyeres, portée dans le Tarn-et-Garonne, semble renvoyer à des lieux-dits des Hautes-Pyrénées. Variantes : Touyeras (87, 16), Touyeres (82, 31), Tuyera.
Tuytten Le nom est surtout porté dans le département du Nord et en Belgique. Variantes : Tuyten, Tuytens, Tuyttens. C’est un nom de personne d’origine germanique, Dodo, latinisé en Tutinus (racine onomatopéique dod).
Twadros Ou Twadroos. Sans doute une forme arabisée du grec Theodoros (= Théodore).
Tyler Autre forme de Tiler, nom de métier anglais désignant celui qui fabrique des tuiles, des briques.
Tylinski Nom polonais formé sur une racine Tyl, de sens incertain. Peut-être un hypocoristique de Barthélémy (Bartyl > Tyl), ou encore l’allemand Till, hypocoristique de Dietrich.
Typret Nom assez rare porté dans le Nord-Pas-de-Calais, rencontré aussi sous les formes Tipré, Tipret et Tiprez. Je n’en connais pas le sens.
Tyrode Patronyme fréquent dans le Doubs, où l’on trouve aussi les formes Tirode et Thirode. Aucune certitude, mais il pourrait s’agir d’un matronyme formé sur Thirot, diminutif du prénom Thierry.
Tyrou Nom porté dans le Nord-Pas-de-Calais (variante : Tyroux), rencontré aussi sous la forme Thiroux (59, 80, 76). Variante plus rare : Tiroux (59, 62). C’est un diminutif du prénom Thierry.
Tytelman Variante polonaise de Teitelman (voir ce nom).

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