L’Albère,

L’Albera

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L’église de Saint-Jean-d’Albère

Superficie et situation géographique

Commune de 1708 hectares, située en Vallespir et frontalière avec l’Espagne (Alt Empordà). Autres communes limitrophes : le Perthus, les Cluses, Montesquieu, Villelongue dels Monts et Laroque-des-Albères. L’Albera se compose de deux noyaux d’habitation : Sant Martí d’Albera et Sant Joan d’Albera, ainsi que de nombreux mas. C’est une commune très montagneuse, qui culmine à 1128 m. (roc dels Tres Termes).

Première mention historique et origine du nom

C’est en 1089 qu’on rencontre pour la première fois le nom Albera (ecclesia Sancti Iohannis de Albera), mais auparavant le lieu est signalé vers 844 : cella Sancti Martini in Monte Furcato (voir aperçu historique). Le nom Albera, qui est aussi celui de la chaîne montagneuse dominant le village (première mention en 834) est formé sur le radical préroman ALP, qui signifie “montagne” ou “flanc de montagne”.

Les recensements

2004

1999

1990

1982

1901

1836

67

69

54

50

190

384

Bref aperçu historique

La commune est formée de la réunion de deux, voire trois noyaux différents d’habitation. Le plus ancien, si l’on en croit les textes, serait Sant Martí d’Albera, qui était au IXe siècle une grange bénédictine dénommée Sant Martí de Montforcat. Le second noyau, mentionné pour la première fois au XIe siècle, s’est édifié autour de l’église Sant Joan d’Albera. Un troisième noyau, enfin, se situait à Sant Cristau, où un château était cité au XIe siècle, et où se trouvent les ruines d’une chapelle.

Je ne sais pas trop à partir de quand l’ensemble a été réuni en une seule paroisse. Toujours est-il qu’en 1700 le marquis de Valença est seigneur de l’Albera.

L’évolution démographique est celle de toutes les communes montagneuses : maximum atteint au début du XIXe siècle, puis exode rural qui s’accentue au XXe siècle. Actuellement, on note une légère remontée due à l’installation de nouveaux habitants séduits par la beauté des lieux.

L’église paroissiale

Elle se situe à Sant Joan d’Albera et est donc dédiée à saint Jean. C’est un édifice d’origine romane.

Autres monuments et lieux à visiter

L’église de Sant Martí, également romane, est devenue propriété privée.

Outre les ruines de la chapelle de Sant Cristau, il faut signaler un grand dolmen appelé la Balma de Na Cristiana. Situé sur un petit col au pied du pic de Sant Cristau, c’est un dolmen à couloir dont la chambre, longue de près de quatre mètres, est fermée par un chevet de 1,92 m de large sur 1,60 de haut. La dalle de couverture mesure 3,45 m dans sa plus grande longueur et 2,30 m de large (d’après Jean Abelanet).

Les noms les plus portés au XIXe siècle par ordre d’importance

Tocabens, Coste, Guisset, Roque, Blasi, Reste, Vila, Oriol, Planes, Angry, Marti.

Autres lien sur le site

Liens internet

Un site très complet sur la commune de l’Albère

La commune en 1937 (annuaire-guide des P-O)

A 35 km de Perpignan. 99 habitants. Altitude : 706 mètres.

Productions : bois, céréales, fourrages, pommes de terre, fruits, élevage.

Curiosité : dolmen à Saint-Jean.

Fête locale : 2e dimanche d’août. Société mutuelle : l’Albérienne.

Maire : de Bezombes Singla A. Adjoint : Berdaguer Jh. Conseillers : Planes J, Caritg R, Marty, Coste J, Mas J, Planes B, Roigail M.

Receveur municipal : Vizahé. Instituteur : Duchan. Cantonnier : Marty.

Agriculteurs (propriétaires) : Bessombes, Berdagué, Laporte, Planes J, Planes B, Mas, Rigail, Marty.

Autobus : Le Perthus au Boulou. Bois et charbons : Berdagué. Couturière : Mlle Mélanie Rigail.

Hameaux : St-Jean, St-Martin, Mas Moulinière, Mas Villanove.

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