Caixas,

Queixàs

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L’église de Fontcouverte

Superficie et situation géographique

Caixas (prononcer Cachas) est une commune de 2809 hectares, sans doute la plus caractéristique des Aspres : aucun village important, mais un ensemble de hameaux et de mas dispersés parmi une abondante végétation où domine le chêne-vert. Les principaux noyaux d’habitation sont (ou furent) le village de Caixas (avec le veïnat d’en Llença et le veïnat d’en Joanpere), ceux de Fontcouverte, de Candell et de Sainte-Colombe de les Illes). Le terme de “veïnat” est essentiel dans les Aspres, car il caractérise le type de peuplement au fil des siècles : on peut dire qu’un veïnat est un hameau, mais en précisant que celui-ci s’est construit autour d’un mas, au fur et à mesure que la famille s’accroissait. Bref, le veïnat est d’abord une entité familiale, portant souvent le nom du chef de famille.

Communes limitrophes : Saint-Michel-de-Llotes, Casefabre, Boule d’Amont, Prunet et Belpuig, Calmeilles, Montauriol, Castelnou, Camélas, Corbère.

Première mention historique et origine du nom

Première mention en 942, sous la forme Chexanos. Le toponyme désigne le domaine ayant appartenu à un certain Cassius, avec adjonction du suffixe –anos.

Parmi les autres lieux de la commune, précisons que Candell (Candello au XIe siècle) vient du latin cannetellum, diminutif de canna = roseau. Le toponyme désigne un lieu humide. Bien entendu, Fontcoberta (Fons cooperta, 942) signifie “la source couverte”. Quant aux Illes (Insulas, 942), le terme pose problème : on pense qu’il désigne des terres cultivées entre deux ruisseaux, ou encore dans le méandre d’un cours d’eau. Enfin le terme si fréquent de “veïnat” vient du latin vicinum (diminutif de vicus = village, utilisé dès l’époque romaine avec le sens de “voisinage”).

Les recensements

2004

1999

1990

1982

1901

1836

101

97

84

61

320

472

Bref aperçu historique

La présence de dolmens non loin du territoire communal, ainsi que de nombreuses gravures rupestres sur les rochers schisteux, attestent que l’homme était présent à Caixas dès la Préhistoire.

Très peu de renseignements historiques sont en ma possession. Le lieu de Caixas faisait partie de la vicomté du Vallespir, nommée à partir du XIe siècle vicomté de Castelnou, puis transformée en baronnie à partir de 1321. Pour l’évolution de la seigneurie, voir Castelnou. Chaque veïnat a sa propre histoire, mais je suis pour l’instant incapable de la retracer.

La commune était assez peuplée dans la première moitié du XIXe siècle, avec un record de 472 habitants atteint en 1836. Puis l’exode rural commence, vidant peu à peu mas et veïnats de leurs habitants. Au début du XXe siècle, on tourne autour des 300 habitants, puis la chute devient brutale : 186 habitants en 1926, 107 en 1946, le chiffre le plus bas datant de 1975 (58 habitants). Ces dernières années, la commune s’est un peu repeuplée par l’apport d’une population souvent d’origine étrangère. Signalons que de nombreuses terres de Caixas ont été acquises dans les années 70 par des Belges fortunés, ce qui a parfois posé des problèmes de voisinage épiques.

L’église paroissiale

Une première église, mentionnée dès l’an 1020 et dédiée à saint Cucufat (en catalan sant Cugat), a été construite à Caixas. Dédiée par la suite à saint Marc, elle existe toujours, sur les versants du mont Hélène. C’est un édifice préroman du Xe siècle à abside rectangulaire, surélevé au XIe siècle et fortifié deux ou trois siècles plus tard.

Mais ce n’est pas l’église paroissiale : celle-ci se trouve près de la mairie, à un kilomètre environ de la précédente. Dédiée à saint Jacques, elle est mentionnée en 1271 (ecclesia S. Jacobi et Cucuphati de Quaxas). Petite église à nef unique, elle abrite un intéressant retable baroque.

Autres monuments et lieux à visiter

Les petites églises ne manquent pas sur le sol de la commune. Certaines sont difficiles d’accès (Candell), d’autres se dressent fièrement non loin de la route (Fontcouverte). En voici un rapide inventaire :

L’église de Fontcouverte, mentionnée dès 942, est dédiée à la Vierge. Elle a conservé son plan préroman d’origine (nef unique et abside rectangulaire), mais a été plusieurs fois remodelée, notamment à l’époque romane. Non loin de cette église, en allant vers Saint-Michel de Llotes, on peut s’arrêter à la Font coberta.

Aujourd’hui entièrement dépeuplé, l’ancien hameau de Candell a conservé une église du XIIIe siècle, dédiée à saint Pons.

L’église de Sainte-Colombe de les Illes date de la même période. Le territoire de ce hameau s’appelle aussi Montoriol de les Illes. Une balade sur les pistes voisines permet d’accéder au curieux site ruiné du Bon Mosso, grand mas circulaire qui avait sa propre église ou chapelle, appelée Sant Julià del Vilar (ou de la Garriga), minuscule édifice roman à nef unique.

Une promenade à pied permettra de gagner le mont Hélène (774 mètres), avec son oratoire qui fut pendant des siècles un lieu de pèlerinage.

Les noms les plus portés en 1841 par ordre d’importance

Autres listes de noms

Ausseil, Doutres, Caseilles, Payré, Touron, Gaspar, Clotes, Sarrahy, Bernadach, Malé, Joulia, Lladères, Llense, Pla, Vila.

1497 : Les Illes : Sebastià Dalmau, Bernat Gisquafré, Nicholau Parey, Pere Seris.

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Liens internet

Renseignements complémentaires

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