Conat,

Conat

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Une vue du village

Superficie et situation géographique

Conat est une commune de 1912 hectares, que l’on atteint depuis le village de Ria, par une route assez étroite suivant le cours du Caillau (ou Caillan), affluent de la Tet venu de Nohèdes, qui reçoit à Conat les eaux de la rivière d’Urbanya. La commune est vaste, et s’est constituée par le regroupement de divers hameaux ou villages, notamment Betllans (sur la route de Nohèdes), Arletes et Nabilles (au nord de la commune). Points culminants : au nord le serrat de Miralles (1377 mètres), au sud la Roca Roja (1689 mètres).

Communes limitrophes : Nohèdes, Urbanya, Mosset, Ria-Sirach, Villefranche-de-Conflent, Serdinya.

Première mention historique et origine du nom

Le village est mentionné en 1082 sous la forme honor de Conad, puis Conato en 1091. Il semble logique d’y voir le celtique condate (= confluent), Conat se trouvant au confluent du Caillau (ou rivière de Nohèdes) et de la rivière d’Urbanya. Seule objection : les termes celtiques sont quasiment inexistants en pays catalan, d’où l’idée de Louis Bassède d’y voir une base prélatine kun, kon, s’appliquant à une hauteur dans l’angle du confluent de deux rivières (ce qui ne change finalement pas grand-chose).

Parmi les hameaux ou anciens lieux habités, Betllans devrait correspondre au latin avellanus (= noisetier) et Nabilles, plus incertain, pourrait être le domaine de Navilius, nom d’homme latin.

Les recensements

1999

1990

1982

1901

1836

45

40

45

277

343

Bref aperçu historique

Conat se situe au coeur de la Vall de Conat, vaste seigneurie qui semble avoir eu une grande importance au Moyen Âge, dominée par l’énigmatique Roca de Salimans (commune de Nohèdes). La seigneurie était détenue aux XIe et XIIe siècles par une famille dite de Sautó ou de Conat, selon les textes. Au XVe siècle, il semble que l’essentiel de la seigneurie ait appartenu à Miquel de Cardona, “seigneur de la Vall de Conat”, qui possédait aussi Molig, Campome, Paracolls, et Coma. Durant la seconde moitié du XVIIIe siècle, elle appartenait à Antoine d’Ortaffa (de 1763 jusqu’à la Révolution).

La population a atteint son niveau maximum au début du XIXe siècle, puis la situation du village (terres peu fertiles, éloignées des grands axes de circulation) a entraîné un important exode, qui commence dès le milieu du XIXe siècle et n’a jamais cessé depuis. Le minimum est atteint en 1975 (38 habitants). Depuis, il semble que la population se soit stabilisée dans une fourchette allant de 40 à 50 habitants.

L’église paroissiale

Dédiée à saint Jean et citée en 1186, c’est une belle église romane, sans doute du XIIe siècle, avec un décor de dents d’engrenage courant sur l’abside et sur le mur nord. On remarquera l’inscription du linteau, attribuant la fondation de l’église à un certain “Pere dit de la Pedra”. A noter aussi un retable du XVIIe siècle.

Autres monuments et lieux à visiter

Le village de Conat en lui-même ne manque pas d’intérêt, avec ses rues en forte pente s’élevant vers l’église, puis vers le château. Celui-ci est en ruine, mais sa chapelle dédiée à sainte Madeleine est assez bien conservée. On y remarquera notamment les curieux “vases acoustiques”, intégrés à la voûte, qui, comme leur nom l’indique, auraient permis de donner à l’église une meilleure acoustique.

Depuis le haut du village, il faut descendre vers la rivière et ses jolis ponts en dos d’âne, d’où partent divers chemins. On prendra celui qui monte vers Nabilles, ancien village pastoral avec de nombreuses constructions en pierres sèches, d’où l’on gagne l’église romane de Sainte-Marguerite, isolée sur un plateau battu par les vents.

Parmi les autres chemins, on notera le tour du Coronat, qui nous amène au sud vers la forêt du Coronat et au nord-est vers le hameau de Llugols, ainsi que le sentier d’Emilie qui permet, en suivant le cours de la rivière, de monter vers Nohèdes depuis le hameau de Betllans.

Les noms les plus portés en 1841 par ordre d’importance

Autres listes de noms

Hullo, Fraichinos (ou Freixinos), Marc, Seradell, Assens, Salbat, Lhoste, Respaud, Payre (Payré ?), Fruitet, Ponsallé (ou Ponsaillé), Sauri, Aixène, Deldon, Ponci.

Autres liens sur le site

Liens internet

Site sur Eugène Schmidt, peintre qui vécut à Conat

La commune en 1937 (annuaire-guide des P-O)

A 50 km de Perpignan, à 7 km de Prades. Altitude : 520 mètres. 114 habitants. Superficie : 1874 hectares.
Productions : seigle, pommes de terre, haricots, vignes.
Monuments historiques : église et le clocher.
Fête locale : 29 août.
Le village en 1936

Maire : Fruitet Pierre. Adjoint : Hullo Gilles. Conseillers : Serradeil Fr, Delonca P, Assens Jh, Hullo J fils, Serradeil L, Hullo J, Aixène E, Vidal P.

Secrétaire de mairie : Mlle Parent. Curé : Fiter Joseph. Receveur des PTT : Fruitet P. Institutrice: Mlle Parent. Garde : Palau Rémy. Receveur municipal : Astruc Jacques. Employé PTT : Fruitet Pierre. Garde : Freixinos Jean.

Agriculteurs : Respaud Louis, Assens Jacques, Lafitte Pierre, Aixène Jacques, Go Augustin, Ponsaillé Joseph.

Autobus : Bigorre Albert.
Café : Fruitet Paul.
Couturière : Freixinos M.
Maçon : Serradeil.
Menuisiers : Serradeil, Houillo J.
Restaurant : Fruitet.

Hameau : Beillans.

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