Estavar,

Estavar

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L’église d’Estavar
photo Jean-Pierre Lagasse

Superficie et situation géographique

Commune de 924 hectares, Estavar se trouve en Cerdagne, juste à l’est de l’enclave espagnole de Llívia. La commune et le village sont traversés du nord au sud par la rivière de l’Angost, affluent du Segre, qui traverse pour sa part la partie méridionale d’Estavar. Autre cours d’eau, à l’ouest, l’Estahuja (ou Estaüja), qui sert de limite avec Llívia et avec Targasonne. A noter, à l’est d’Estavar, le hameau de Bajande, rattaché à la commune en 1822.

Communes limitrophes : Targasonne, Egat, Font-Romeu-Odeillo-Via, Saillagouse, Llívia.

Première mention historique et origine du nom

Première mention en 839, sous la forme parrochia Stavar, le e prosthétique apparaissant dès la fin du XIe siècle (villa de Estavar, 1094). Comme pour beaucoup de toponymes cerdans, c’est à l’aide du basque qu’il faut sans doute tenter de comprendre la signification du nom. La première partie signifierait “enclos” (cf. le basque estegi, avec le même sens et le verbe estu = clôturer), le second élément signifiant “du bas” selon Coromines, ce qui donnerait “l’enclos du bas”, à opposer à Estaüja, l’enclos du haut (nom porté par la rivière qui sépare Estavar de Llívia). A noter cependant que la racine barr signifie également “enclos” en basque.

La signification de Bajande (Baiamite en 839) est également obscure. Louis Bassède envisage la racine ibéro-basque baia (= marécage), suivie du basque bide (= chemin), autrement dit le chemin du marécage.

Les recensements

Année :

1999

1990

1982

1901

1836

Habitants :

424

358

281

280

343

Bref aperçu historique

Cités en 839 lors de la consécration de la cathédrale d’Urgell, Estavar et Bajande appartenaient au Moyen Âge à la famille de Llo, qui possédait aussi Evol et Quérigut. A partir du XIVe siècle, Estavar et Bajande firent partie de la vicomté d’Evol, créée en 1335 en faveur de Bernat IV de Llo. A la veille de la Révolution, c’était le duc d’Híxar qui était vicomte d’Evol et donc seigneur d”Estavar et Bajande.

Au XIVe siècle, la population d’Estavar devait approcher la centaine d’habitants (19 feux en 1365). Au XVIIIe siècle, on ne devait pas être bien loin des 200 habitants (49 feux en 1740), et le premier recensement digne de confiance nous indique qu’en 1836 on était arrivé à 343 habitants. On vivait pour l’essentiel de l’agriculture et de l’élevage. Le recensement de 1901 montre un assez net déclin (280 habitants), et pourtant en 1906 on atteint le chiffre de 352 habitants. Puis la population baisse progressivement, atteignant un minimum de 118 habitants en 1962. Depuis, comme la plupart des communes voisines, Estavar s’est considérablement repeuplé, le dernier chiffre connu (424 habitants en 1999) constituant un record historique.

L’église paroissiale

Dédiée à saint Julien, c’est un très bel édifice roman du XIIe siècle, avec une abside semi-circulaire agrémentée d’une frise en dents d’engrenage et de modillons sculptés (décoration que l’on retrouve à Hix et à Saillagouse). A l’intérieur, cette abside conserve d’importants restes de fresques, également du XIIe siècle, avec un Christ pantocrator dans une mandorle entourée du Tétramorphe (représentation des évangélistes sous leurs formes allégoriques). La présence des apôtres au pied du Christ laisse penser qu’il pourrait s’agir d’une représentation de l’Ascension. Sur le mur sud de l’abside est représentée une sainte, sans doute Baselisse, épouse de Julien.

A noter aussi divers retables des XVIIe, XVIIIe et XIXe siècles (celui du maître-autel est daté de 1731), et un beau Christ du XVIIe siècle classé.

Autres monuments et lieux à visiter

Le hameau de Bajande possède également son église, dédiée à saint Barthélémy, petit édifice roman datable du XIe siècle. Bien entendu, une viste s’impose dans la petit ville de Llívia, située à quelques hectomètres d’Estavar (une petite route permet d’y accéder depuis l’intérieur du village). Deux jolies routes partent aussi d’Estavar : celle qui arrive à Saillagouse, au-dessus de l’église, et longe souvent le Segre est particulièrement agréable. Plus tourmentée et plus étroite, une autre route relie Estavar à Egat, dans un superbe paysage montagneux.

Les noms les plus portés en 1841 par ordre d’importance

Autres listes de noms

Grau, Barnola, Palau, Puig, Colomer, Vilalta, Canal, Butet, Fabre, Antones, Girvès, Arago, Casals, Coll, Maranges, Mir, Ribot, Soubira, Vilalte.

1497 : Pere Fabre (batlle), Johan Bonet, Pere Bertran, Anthoni Vives, Domengo Ribes, Arnau Duguet, Johan Mas, Na Sancta (veuve), Na Sergua (veuve).

Autres liens sur le site

Liens internet

Estavar sur le site du Conseil général

La commune en 1937 (annuaire-guide des P-O)

A 96 km de Perpignan, à 52 km de Prades. Altitude : 1298 mètres. 175 habitants. 924 hectares.

Produits : poires renommées, bestiaux, fourrages et céréales.

Fêtes locales : 7 janvier, 7 octobre.

Curiosités : Fontaine ferrugineuse de Baillousque, mines de lignite, fontaine sulfureuse, vieille église romane du 12e siècle.

Maire : Imbern André. Adjoint : Grau Pierre Conseillers : Bosoms G, Botet J, Sourdane, Meya J, Coll X, Pubil T, Cazes M, Formenty Jh.

Secrétaire de mairie : Alloiteau. Receveur des postes : Arro. Instituteur : Panabière. Institutrice : Panabière (Mme).

Agriculteurs (propriétaires) : Figarolas (de), Besombes. Epiciers : Samso, Salgar Joseph, Gansa. Maçon : Botet. Négociant en bestiaux : Imbern A. Tabacs (débit de) : Salgas Joseph.

Hameaux : Bajande, Caillastres, Mas St-Joseph.

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