Eyne,

Eina

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La partie haute du village

Superficie et situation géographique

Eyne est une commune de Cerdagne d’une superficie de 2036 hectares, située non loin du col de la Perche, où une route permet d’accéder au village. Le territoire de la commune est très allongé du sud vers le nord, suivant le tracé de la rivière d’Eyne, parallèle au Sègre et qui prend sa source sous le pic de Núria. C’est au sud, à la limite avec l’Espagne, et à l’est, limites avec Planès et Fontpédrouse, que se trouvent les sommets les plus élevés : pic d’Eyne (2786 m.), pic de Núria (2794 m.), pic de Finestrelles (2827 m.) pour le sud ; Tour d’Eyne (2830 m.), serrat de les Fonts (2771 m.), Cambre d’Aze (2711 m.) pour l’est. A l’ouest, la serra dels Clots sert de limite avec Llo. Au nord, la commune est délimitée par le ruisseau de Bolquère. Le village se situe au nord du territoire communal, à une hauteur de 1574 mètres.

Communes limitrophes : Fontpédrouse, Planès, Saint-Pierre-dels-Forcats, La Cabanasse, Bolquère, Font-Romeu-Odeillo-Via, Saillagouse, Llo, Núria.

Première mention historique et origine du nom

Le village est mentionné pour la première fois en 913 sous la forme Villa Esna. Cette graphie Esna est reprise au XIe siècle, puis, à partir du XIIIe siècle, se développe la forme Eyna (Eyne en graphie francisée, Eina en graphie catalane normative).

L’étymologie du toponyme est obscure, et, comme c’est souvent le cas en Cerdagne, on a fait appel au basque pour tenter de trouver des explications. L’une des plus séduisantes est le rapprochement avec le basque ezne (= le lait, autres graphies esna, ezna). Autrement dit, dès ses origines, le lieu aurait été dédié à l’élevage et à la production de lait. Ceci dit, on ne saurait négliger l’hypothèse d’un hydronyme formé à partir de la racine préceltique is-.

Les recensements

Année :

1999

1990

1982

1901

1836

Habitants :

127

84

50

224

269

Bref aperçu historique

On sait peu de choses de l’histoire d’Eyne, dont le territoire était occupé dès les temps préhistoriques, comme l’attestent les dolmens du Pou et des Pasquerets, ainsi que diverses fouilles archéologiques. De l’époque romaine, subsiste, au pla de la Perxa, le tracé de la route romaine venue de La Cabanasse, qui menait à Llívia.

Au moins depuis le milieu du XIIIe siècle, le village, autrefois fortifié et possédant un château, appartenait au prieuré de Corneilla-de-Conflent, qui en conservera la seigneurie jusqu’à la Révolution. Vivant surtout de l’élevage, la population n’a jamais été très importante, atteignant un maximum de 334 habitants en 1861. L’exode se fait ensuite très sensible : après la première guerre, on passe en dessous du seuil des 200 habitants (186 en 1921), pour tomber à 76 habitants en 1954. Après un minimum de 38 habitants en 1968, la situation s’est un peu redressée ces dernières années, et on a repassé la barre des 100 habitants au dernier recensement (1999, 127 habitants). Liée aux activités de loisirs qui se sont développées en Cerdagne, cette croissance est restée sage, échappant aux excès constatés ailleurs dans le nombre des constructions nouvelles.

L’église paroissiale

Dédiée à saint Michel, c’est une petite construction à nef unique, terminée par un choeur surélevé séparé de la nef par un arc triomphal. Elle est citée pour la première fois en 1270, et a connu par la suite quelques aménagements : construction de deux chapelles latérales, réfection de la façade occidentale, où la porte est surmontée de la date de 1731. L’église possède un clocher-mur situé sur la même façade (à noter, à quelques mètres, un autre clocher quadrangulaire à toit pyramidal).

A l’intérieur, quelques retables intéressants dont celui du maître-autel (1749), ainsi que ceux du Rosaire et du Christ (XVIIIe siècle). Une belle Vierge romane, l’une des plus intéressantes de Cerdagne, a été volée à la fin des années 60. Une copie est exposée à sa place.

Autres monuments et lieux à visiter

Dans le village, il faut absolument visiter le musée de Cerdagne, avec ses expositions et son jardin ethnobotanique. L’essentiel est cependant la vallée d’Eyne, que l’on remonte en suivant un chemin de haute randonnée menant jusqu’à Núria. Connue des botanistes depuis le XVIIIe siècle, cette vallée est classée réserve naturelle depuis 1993. Elle est particulièrement appréciée pour la richesse de sa faune et de sa flore (l’accent étant notamment mis sur la flore médicinale). Pendant l’été, Michel Baracetti, conservateur de cette réserve, organise des sorties botaniques dans la vallée. L’hiver est consacré aux joies du ski, avec les deux stations de l’espace Cambre d’Aze (Eyne, Saint-Pierre-dels-Forcats).

Les noms les plus portés en 1841 par ordre d’importance

Autres listes de noms

Batllo, Blanque, Naudello, Aris, Basso, Farrer, Palau, Puig, Armengol, Carcassonne, Escluse, Amiel, Camprodon, Gouges, Pradell.

1497 : Johan Martí, Forner Peyrot, Jaume Ciffre (liste très incomplète).

Autres liens sur le site

Liens internet

Site officiel de la commune
Fiche sur la réserve naturelle d’Eyne
Le musée de Cerdagne, présentation

La commune en 1937 (annuaire-guide des P-O)

A 86 km de Perpignan, à 41 km de Prades, à 6 km de Saillagouse. Altitude : 1244 m. Superficie : 2036 ha. 128 habitants. Charmant village enfoui sous la verdure et rafraîchi par les eaux de la rivière Ségoris (sic) et du ruisseau dels Fontenals.

Produits : céréales, fourrages, pommes de terre.

Curiosité : vallée fréquentée par les botanistes.

Fêtes : 8 mai et 29 septembre.

Maire : Carcassonne Jh. Adjoint : Navarru J. Conseillers : Blanqué P, Maudeillo A. (ou plutôt Naudeillo), Blanic J, Moner G, Naudeillo Jh, Puig P, Inglès G, Armengol S.

Institutrice : Mlle Sirazole. Facteur : Barnole.

Café : Naudeillo J.

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