Felluns,

Felhuns (occitan)

Voir la liste des communes

L’église de Felluns

Superficie et situation géographique

Felluns est une petite commune de 661 hectares située en Fenouillèdes, entre Pézilla-de-Conflent et Le Vivier. Le village est bâti sur une hauteur dominant le cours de la Matassa, rivière venue de la forêt de Boucheville qui rejoint la Désix aux Albas, ancien fief médiéval, aujourd’hui gîte d’étape et centre de vacances. Le territoire est accidenté, culminant à 574 mètres au pic Lazérou, près duquel se trouve une carrière d’où l’on extrait du feldspath.

Communes limitrophes : Saint-Martin, Le Vivier, Prats-de-Sournia, Pézilla-de-Conflent, Trilla, Ansignan.

Première mention historique et origine du nom

Aucune mention connue avant le XIIIe siècle : Sancta Maria de Fullonibus (1259). Voilà qui ne facilite guère les choses. On envisage généralement que le toponyme s’est formé à partir du nom d’homme latin Fullonius (= le domaine de Fullonius). L’hypothèse d’un lieu feuillu ne peut cependant être totalement négligée. Autre hypothèse, mais qui ne correspond guère à l’emplacement actuel du village : la présence d’un moulin à foulon (latin fullo, fullonis). Autres graphies à travers les siècles : Faluns (1395), Felhuns (1408), Feilhuns (1750). La graphie actuelle est assez étonnante, puisque la mouillure du L est exprimée à la catalane, alors que nous sommes en terre occitane.

L’ancien fief des Albas (Albars au XIVe siècle) évoque pour sa part le peuplier blanc (bas-latin albarus).

Les recensements

Année :

1999

1990

1982

1896

1836

Habitants :

60

48

42

118

142

Bref aperçu historique

Comme pour bien des communes du Fenouillèdes, on sait peu de choses sur Felluns. Quelques dolmens, dont celui de la Cauna del Mauro, indiquent une occupation préhistorique du territoire.

La première mention connue (1259) se rencontre dans un document où Berenguer du Vivier reconnaît devant l’évêque de Narbonne que sa famille s’était approprié injustement les dîmes de l’église du village. Par la suite, il semble que Felluns n’ait formé qu’une seule seigneurie avec Pézilla, comme l’indiquent plusieurs dénombrements de feux, du XIVe au XVIIIe siècle. L’enquête menée en 1750 par le subdélégué du diocèse d’Alet nous précise que Felluns et Pézilla appartiennent au roi, mais aussi que le seigneur est le sieur du Vivier de Sarraute, ce qui n’est pas très clair. Elle nous indique surtout que le village est très pauvre : la production de grains est insuffisante pour les trois quarts de l’année ; il y avait des bois, mais il ne reste plus que les souches, dont on fait du charbon ; les particuliers n’ont pas les moyens de planter de la vigne ; il n’y a pas de chemins, seulement des sentiers et des précipices.

Cette pauvreté, ainsi que l’écart des grands axes de circulation, fait que le village n’a jamais été très peuplé. On atteint un maximum de 152 habitants en 1861, mais on retombe à 110 en 1896, puis 82 en 1926. Après un minimum de 42 habitants en 1982, la situation s’est légèrement améliorée avec la venue de quelques nouvelles familles : 60 habitants au dernier recensement (1999).

L’église paroissiale

Dédiée à la Vierge de l’Assomption, c’est un édifice roman du XIIe siècle à abside semi-circulaire, remanié à diverses époques. A noter un retable de la fin du XVIIe sècle et une statue de la Vierge de tradition romane. Les façades du bâtiment ont été restaurées ces dernières années, débarrassant celui-ci de l’horrible enduit gris dont il était recouvert. A noter qu’on accède à la porte d’entrée par un porche sans doute construit au XIXe siècle.

Autres monuments et lieux à visiter

On visitera le village avec ses rues aux noms souvent pittoresques (par exemple la Rue Circulaire qui fait le tour de l’église). Divers chemins permettent d’explorer la garrigue, à la recherche de dolmens. Au bord de la rivière, on découvrira un ancien moulin et des lieux de baignade, et on essaiera de visiter le mas des Albas : s’il ne reste quasiment rien de l’ancien château, le lieu a conservé une charmante petite église romane à chevet plat dédiée à saint Julien.

Les noms les plus portés en 1841 par ordre d’importance

Autres listes de noms

Gandou, Abadie, Delonca, Viviès, Bertrand, Dimon, Puch, Salles, Burgat, Calvet, Banaure, Malmigère.

Autres liens sur le site

Liens internet

Le mas des Albas

La commune en 1937 (annuaire-guide des P-O)

A 44 km de Perpignan, à 30 km de Prades. 84 habitants. Superficie : 660 hectares. Altitude : 375 mètres.

Produits : céréales, vins, huiles.

Fête : 15 août.

Maire : Gandou Paulin. Adjoint : Gandou Alphonse. Conseillers : Démon A, Bertrand J, Pla Fr, Massal J,Raynaud A, Filliol J, Gandou A, Delmas Jh.

Institutrice : Mlle Guitard.

Agriculteurs : Gandou, Fillol, Pla, Dimon, Marsal, Abadie, Delmas. Café : Chiffre. Epiciers : Abadie, Chiffre. Tabacs : Marsal.

Retour à la liste des communes
Index