Llo,

Llo

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Une partie du village et l’église de Llo

Superficie et situation géographique

Commune de 2843 hectares, dont le tracé, du Sud au Nord, semble épouser celui du Segre, qui prend en effet sa source à Llo, en contrebas du Puigmal. C’est bien sûr au sud, à la frontière avec l’Espagne, que se trouvent les sommets les plus élevés : pic de Finestrelles (2827 mètres), Pic de Segre (2843), Petit Pic de Segre (2810). A l’est, la commune est séparée d’Eyne par la Serra dels Clots. Au nord (limite avec Saillagouse), se trouve le hameau de Rohet.

Communes limitrophes : Err, Saillagouse, Eyne, Espagne (Nuria).

Première mention historique et origine du nom

La première mention connue remonte à l’an 839, sous la forme parrochia Allone. On trouve en 854 villa Allione. Par la suite, on rencontrere Alio, Alo, Allo, formes dans lesquelles l’accent tonique porte sur le o. Ce n’est qu’au XVIIe siècle qu’apparaît dans les textes la graphie actuelle, avec aphérèse du a.

L’origine est un nom de personne, sans doute le latin Allius (ou Aulius), avec le suffixe –onem servant à former des noms de domaines agricoles. Lló était donc au départ le domaine d’Allius.

Les recensements

2006

1999

1990

1982

1901

1836

148

133

131

116

385

417

Bref aperçu historique

D’importants vestiges préhistoriques ont été découverts à Llo, lors des diverses campagnes de fouilles menées sur le site d’un ancien oppidum (lieu-dit Lo Lladre). L’intérêt de ces fouilles est considérable, car elles permettent d’établir que le site a été occupé depuis 3800 av. J.C jusqu’à l’époque romaine (occupation ininterrompue depuis 2000 av. J.C). Autrement dit, quelles que soient les rigueurs climatiques, le peuplement de la Cerdagne est très ancien et surtout constant, Llo en apporte une preuve exceptionnelle.

Le village est cité dans les textes dès l’époque carolingienne. La seigneurie a changé plusieurs fois de mains au cours des siècles. Au IXe siècle, le lieu dépendait des comtes de Cerdagne, mais les moines d’Eixalada y possédaient déjà quelques biens. Au début du XIIe siècle, le château de Llo était tenu au nom du comte de Barcelone par Bernat-Arnau de Llo. Mais à la fin du siècle on retrouve la seigneurie dans les mains de Galceran de Pinós. Cette dernière famille échange en 1322 la seigneurie avec le roi de Majorque. Llo sera ensuite vendu par le royaume à la famille de Perellos. De 1477 à 1493, la seigneurie est confisquée par Louis XI et confiée à Guillem de Caramany, puis restituée aux Perellos. Par la suite, divers seigneurs continuent de se succéder en fonction des mariages, des ventes et des confiscations. Le dernier seigneur de Llo (érigé en marquisat en 1749), avant la Révolution, était la famille de Móra i Catà, de Saleilles.

La population du village a connu une assez forte croissance jusqu’au milieu du XIXe siècle, avec un record de 449 habitants en 1861. L’exode rural commence à la fin du siècle, et s’accélère après la Première Guerre. En 1921, on ne trouve plus que 262 habitants. Le chiffre le plus bas est atteint en 1968 (86 habitants). C’est sans doute cette dépopulation massive qui a poussé en partie la commune à fusionner avec Saillagouse en 1974. Cependant, dix ans plus tard, Llo reprenait sa liberté (1984). Quant à la population, elle a légèrement remonté (148 habitants au dernier recensement).

L’église paroissiale

Dédiée à saint Fructueux, c’est l’une des plus jolies églises de Cerdagne. Elle est construite en dehors du village et en contrebas de celui-ci. C’est un édifice roman, comparable en bien des points à l’église d’Hix : en particulier, certains des chapiteaux sculptés du portail sont identiques à ceux des fenêtres d’Hix. La datation est donc la même (fin du XIIe siècle sans doute). On remarquera d’abord le portail placé au sud, avec ses colonnettes ornées de chapiteaux historiés soutenant les bandes de l’archivolte. L’abside semi-circulaire est également décorée (motif de dents d’engrenage, et aussi petites têtes sculptées de façon naïve à l’archivolte de la fenêtre).

Le mobilier comporte quelques retables intéressants, en particulier celui du Rosaire, daté de 1716. A noter aussi le retable de la Sainte Famille (XVIIesiècle) et celui du Christ, plus tardif (1844).

Autres monuments et lieux à visiter

Le village de Llo est tout un poème ! On ne sait jamais par quel bout le prendre, s’il faut monter ou descendre, et finalement je trouve ça très amusant. Donc, il faut aller un peu au hasard, ne pas avoir peur de gravir (à pied de préférence) des rues très raides pour découvrir les plus anciennes maisons, auxquelles se sont agglomérées des constructions beaucoup plus récentes. Tout en haut du village, on arrive aux restes de l’ancien château féodal, lui-même dominé sur la gauche par une tour quadrangulaire, la tour del Vaqueró ; sans oublier les ruines de l’ancienne église de Sant Feliu.

Non loin de l’église, on arrive aux bains de Lló, près du mas Girvès (sources d’eau chaude). Nous sommes à l’entrée des gorges du Sègre, que les randonneurs pourront remonter jusquà sa source (la Font de Segre) : une bonne partie du trajet peut se faire en voiture.

Les noms les plus portés en 1841 par ordre d’importance

Autres listes de noms

Cristofol, , Simon, Moner, Salgas, Llanes, Cotxet, Fabre, Girvès, Olive, Grau, Rigole, Batlló, Estragues, Palau.

1497 : Adrouer, Aleu, Bernada, Lanes, Lobera, Moliner, Montet, Nodroner, Noritet, Oliba, Papaló, Pinosa, Rocafort, Roset, Simon, Tenluch, Treçerra, Via.

Autres liens sur le site

Liens internet

Le site de la commune
Cal Miquel
Les bains de Llo
La via ferrata de Llo

Renseignements complémentaires

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