Montescot,

Montescot

Voir la liste des communes

L’église de Montescot

Superficie et situation géographique

Montescot est une petite commune de 601 hectares, située dans la plaine humide et autrefois très marécageuse de Bages. Dès le Moyen Âge, les étangs ont été asséchés, l’eau étant drainée par l’Agulla de la Mar, qui traverse la commune. Cette humidité du territoire permet l’existence de vastes prairies favorables à l’élevage, entre Montescot et Corneilla-del-Vercol. On a même tenté d’y cultiver du riz au début du XXe siècle. Les autres terres sont plupart plantées en vignes, avec aussi quelques arbres fruitiers.

Communes limitrophes : Elne, Villeneuve-de-la-Raho, Bages, Corneilla-del-Vercol.

Première mention historique et origine du nom

Le village est signalé sous la forme Montescopio en 883, mais la même année apparaît aussi la graphie Montescaprium, fréquente au Xe siècle (Montescapri, 922), qui devient Montescabri au XIe siècle. Si on excepte la première forme, visiblement erronée, on a affaire pendant toute cette période à un “mont des chèvres”, éventuellement le mont de Caprius, nom d’homme latin (on précisera que le mot “mont” pouvait s’appliquer à de simples collines, voire à des mottes castrales).

La graphie Monte Eschot apparaît quant à elle en 1128, devenant Montescot dès 1142. Entre temps, le village s’était aussi appelé Roderadi (Xe et XIe siècle). On pense généralement que “escot” devrait correspondre au catalan “escolta” (= guet, poste de guet). Reste à expliquer la raison de tous ces changements de noms, ce qui est moins simple.

Les recensements

1999

1990

1982

1901

1836

1388

1128

612

296

113

Bref aperçu historique

Dès le Xe siècle, la majeure partie des terres de la commune appartenait à l’église d’Elne, qui conserva la seigneurie de Montescot jusqu’à la Révolution. D’autres lieux furent habités : d’abord un énigmatique Vilaseca, cité en 832, qui pourrait correspondre au lieu-dit le Pain de Sucre. Ensuite Valric (Avalri au Xe siècle), village dont on sait qu’il eut une église dédiée à saint Vincent, et dont le château est devenu le centre d’une importante exploitation viticole au XIXe siècle (aujourd’hui mas de Valric, avec des graphies très diverses, allant de Belric à Avall Rich).

Le recensement de 1836 nous montre une population très peu importante (113 habitants), qui se développe cependant très vite au XIXe siècle, atteignant 303 habitants en 1896. Puis la population baisse pendant une bonne partie du XXe siècle, retombant à 214 habitants en 1962. La proximité de Perpignan et la présence de terrains à bâtir a cependant entraîné un nouvel essor, avec la construction de plusieurs lotissements, si bien qu’aujourd’hui Montescot n’est pas loin d’atteindre le chiffre de 1500 habitants.

L’église paroissiale

C’est un édifice roman dédié à la Vierge, qui présente l’originalité de posséder deux absides semi-circulaires, l’abside primitive à l’est, sur laquelle on a élevé le clocher, la seconde à l’ouest, qui abrite le maître-autel. Le joli portail de marbre, daté de 1671, se trouvait autrefois sur la façade sud (il est maintenant à l’est). Le mobilier comprend plusieurs retables des XVIIe et XVIIIe siècles.

Autres monuments et lieux à visiter

Montescot n’est certes pas l’une des communes les plus pittoresques du département, mais, en y entrant, on est agréablement surpris par la chaleureuse couleur des enduits de façades, dont beaucoup ont été rénovées récemment. Les nouveaux lotissements s’harmonisent dans l’ensemble assez bien avec le village ancien.

Les noms les plus portés en 1841 par ordre d’importance

Autres listes de noms

Fabre, Reynal, Durand, Gari, Galangau, Rous, Barrère, Barrière, Guillemat, Oliver, Baches, Bié, Boé, Cristau, Forgues, Imbern.

1497 : Johan Godó, Guillem Bramon, Galceran Bramon, Pere Anthoni Terrats, Guillem Terrats, la veuve Vilara.

Autres liens sur le site

Liens internet

Site de la mairie de Montescot

La commune en 1937 (annuaire-guide des P-O)

A 12 km de Perpignan. 235 habitants. Superficie : 583 hectares.

Productions : vins.

Fêtes locales : 20 février, 15 août.

Maire : Lafabrègue Maurice. Adjoint : Fabre Michel. Conseillers : de Boulliers Louis, Comaills Jacques, Permarole Jean, Fourcade J, Jonquères d’Oriola, Donnès E fils.

Receveur des postes : Bourgat.

Bouchers : Fourcade Marcel, Antonis Sébastien. Café : Président, Antonès. Epiciers : Fabre Camille, Permarole. Laitier : Garriga. Légumes et fruits : Récha Pierre. Maréchal-ferrant : Donés.

Autobus : Ponsaty.

Hameau : Avall-Rich.

Retour à la liste des communes
Index