Sansa,

Censà ou Sansà

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L’église médiévale (cliquer sur l’image pour l’agrandir)

Superficie et situation géographique

Sansa est le village le plus septentrional et le plus élevé (1440 mètres) des Garrotxes du Conflent. La commune est assez vaste (2 226 hectares), en contact avec le Capcir et le Languedoc. Son relief est très accidenté. Elle culmine au nord au roc du Madres (2469 m) et au Roc Negre (2459 m), qui sont les sommets les plus élevés du massif du Madres. La partie nord de la commune est très boisée (Coma de Pontells), avec des pâturages et de petits étangs çà et là. La partie méridionale (la Solana) est beaucoup plus aride. La commune communique avec le Capcir par le col de Sansa (1775 m).

Communes limitrophes : Le Bousquet, Réal, Formiguères, Railleu, Ayguatebia, Oreilla, Olette, Nohèdes, Mosset.

Première mention historique et origine du nom

Le lieu est mentionné en 1067 sous la forme Santiano, puis Sansiano et Censiano au XIIIe siècle. Par la suite, on trouve indifféremment les graphies Sansa, Sensa, Sança, Censa. C’est un nom de domaine formé avec le suffixe -anum sur un anthroponyme latin qui pourrait être Sancius, Santius ou encore Centius. La graphie catalane actuelle hésite entre les formes Censà et Sansà.

Les recensements

Année :

2006

1999

1990

1982

1901

1836

Habitants :

17

7

7

6

171

246

Bref aperçu historique

On sait peu de choses sur l’histoire de Sansa. La seigneurie était détenue depuis 1263 par le prieuré de Corneilla-de-Conflent, qui la conservera jusqu’à la Révolution. Le prieuré possédait aussi la moitié des rentes des pasquiers s’étendant sur Sansa, Ayguatebia, Railleu et Caudiès. Au milieu du XVIe siècle, suite aux grandes pestes et aux incursions des Huguenots, le village était désert. C’est pourquoi, en 1562, le prieur de Corneilla fit venir à Sansa neuf nouveaux chefs de famille (dont un prêtre), leur cédant toutes les terres moyennant une censive commune de 70 livres pour les “herbes” (légumes), de 100 livres pour les fruits et de 100 livres pour les landes et les bois communs, avec faculté de construire un moulin à farine et un moulin à scie. Les nouveaux habitants s’engageaient pour leur part à reconstruire le château, qui tombait en ruine. Peu à peu, le village se repeuple, reprend de l’importance vis à vis de ses voisins, d’où pas mal de procès concernant les pasquiers, notamment avec la paroisse d’Oreilla. L’essor démographique se poursuit jusqu’en 1836, avec un maximum de 246 habitants. Le déclin commence dès la seconde moitié du XIXe siècle, lié essentiellement à l’éloignement des grands axes de circulation et à la relative pauvreté des ressources. Au sortir de la première guerre mondiale, il n’y a plus que 90 habitants (1926), puis 54 en 1946, 20 en 1954, 5 en 1975. Les chiffres n’avaient quasiment pas bougé depuis 1975, mais ont remonté au recensement de 2006.

L’église paroissiale

Dédiée à saint Jean, l’ancienne église paroissiale datant sans doute du XIIIe siècle est peu à peu tombée en ruine. On a fini par en construire une nouvelle, toujours vouée à saint Jean, à partir de 1866. L’édifice, inauguré solennellement en 1869, ne sera vraiment achevé qu’en 1899. Le mobilier de l’ancienne église (aujourd’hui restaurée) a été transféré dans la nouvelle.

Autres monuments et lieux à visiter

L’ancienne église romane, en contrebas du village, est un édifice à nef unique aux proportions harmonieuses, entourée par un joli petit cimetière. Depuis le village, une piste forestière permet de gagner le col de Sansa, où se trouve une très grande cabane pastorale (l’orri de Sansa). C’est également un point de départ pour de nombreuses randonnées. Plusieurs autres chemins partent du village et s’élèvent vers les sommets voisins.

Les noms les plus portés en 1841 par ordre d’importance

Autres listes de noms

Vergès, Bataille, Durant, Badie, Salvat, Blazi, Delcassou, Autonès, Boutet, Canal, Commes, Goze, Blazy, Brunet, Comes, Coupet, Noguès.

1562, liste des nouveaux habitants chargés de repeupler le village : Pau Noliach, Guiu Fondera, Ramon Vergès, Joan Salvat major, Joan Salvat minor, Jaume Salvat, Bartomeu Texidor (tous originaires de de Matemale), Joan Pidell, Gaspart Deulofeu (Eyne).

Autres liens sur le site

Liens internet

Quelques données sur l’histoire de Sansa.

La commune en 1937 (annuaire-guide des P-O)

A 74 km de Perpignan, à 30 km de Prades.
56 habitants.
Produits : fourrages, prés etc.
Fête : 24 juin.
Maire : Delcasso Gaudérique. Adjoint : Bataille Jean. Conseillers : Bataille E, Blaze Jh, Comes D, Salvat M, Hullo Jh, Banet L, Salvat F, Pesqué M.

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