Saint-Martin,

Sant Martin (occitan)

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Ruines du château de Taïchac

Superficie et situation géographique

Egalement appelée Saint-Martin-de-Fenouillet, la commune de Saint-Martin, d’une superficie de 1072 hectares, se trouve en Fenouillèdes, traversée par une petite route peu connue allant de Caudiès à Saint-Paul en passant par Fenouillet et Fosse. La limite nord est constituée par une ligne de crêtes calcaire allant de la Couillade de Ventefarine au col des Bouix, des hauteurs dépassant les 600 mètres. En dessous de ces crêtes, une zone boisée (le Devès), puis un secteur granitique où se situent le village et l’ancien fief de Taïchac. C’est là que se concentre le vignoble, principale richesse de la commune. Plus au sud, une zone de gneiss traversés par le ruisseau de la Riverole, affluent de l’Agly. A noter la présence d’une carrière de feldspath à la limite avec Ansignan.

Communes limitrophes : Fosse, Le Vivier, Felluns, Ansignan, Saint-Arnac, Saint-Paul-de-Fenouillet.

Première mention historique et origine du nom

Saint-Martin est mentionné à la fin du XIIIe siècle sous la forme Saint-Martin d’Endalens. Endalens (aujourd’hui En Dallen) est le nom du plateau situé à l’ouest du village. Selon Louis Bassède, ce toponyme correspondrait au nom de personne germanique Andalingo. Le village est encore appelé Saint-Martin Dindalens sur la carte de Cassini (XVIIIe siècle). On précisera, si besoint était, que saint Martin a donné son nom à plusieurs centaines de communes et de hameaux en France.

Quant à Taïchac (Taissac en 1371, Taxac en 1395), on peut y voir le domaine de Tassius, nom d’homme latin, mais il n’est pas interdit de penser à un lieu fréquenté par le blaireau (catalan teixó), ou encore à un endroit où pousse l’if (teix).

Les recensements

Année :

1999

1990

1982

1896

1836

Habitants :

47

52

58

118

207

Bref aperçu historique

Comme pour toutes les petites communes du Fenouillèdes, les renseignements sur Saint-Martin sont très rares. On l’a vu plus haut, le village est mentionné au XIIIe siècle, son territoire appartenant alors à Bernard du Vivier. En 1359, c’est Guillaume du Vivier qui en est le seigneur. A la même époque (1371), Galcerand de Marsa possède la seigneurie de Taïchac ainsi que celle de Caramany. En 1479, Pierre-Jean d’Aniort, seigneur de Caramany, vend Taïchac à un autre Guillaume du Vivier, qui possède toujours Saint-Martin. On est en droit de penser que les du Vivier (branche “de Sarraute”) possédaient encore les deux villages à la Révolution.

On le voit, Taïchac était alors un petit village. Il possédait même son église (en 1409, un certain Guillaume Robert est curé de Taïchac). Le lieu aurait abrité au départ un prieuré, mais je n’en sais pas plus. Autre mystère, du moins pour moi : pourquoi et à quelle époque le château et les bâtiments environnants ont-ils été laissés à l’abandon ?

L’église paroissiale

Dédiée bien sûr à saint Martin, c’est un petit bâtiment du XIXe siècle, construit près du cimetière, qui a remplacé un autre édifice d’origine romane, situé au centre du village et dont on voit les contours sur le cadastre napoléonien. On précisera à propos de l’ancienne église que la carte de Cassini la mentionne comme succursale, ce qui signifie qu’elle n’avait pas au XVIIIe siècle le statut de paroisse (l’église paroissiale devait être celle du Vivier).

Autres monuments et lieux à visiter

En prenant la petite route qui mène à Saint-Paul, on s’arrêtera devant le château et l’ancien village de Taïchac. Attention : interdiction de pénétrer dans les bâtiments, qui risqueraient de s’effondrer sur vous. Ce château, avec sa belle tour quadrangulaire, a dû devenir au XIXe siècle le centre d’une exploitation viticole, avant d’être abandonné. Tout autour, les vignes du domaine Salvat, qui produit depuis des dizaines d’années un vin de grande qualité.

Les noms les plus portés en 1841 par ordre d’importance

Autres listes de noms

Calvet (nom porté par près de la moitié du village), Blanquier, Fillol, Chauvet, Barbaza, Berthoumieu, Bernes, Foulquier, Mérou, Armengau, Coumes, Couronne, Saunier, Sibieude, Pélissier.

Autres liens sur le site

Liens internet

Le domaine Salvat, situé pour l’essentiel à Saint-Martin (Taïchac).

La commune en 1937 (annuaire-guide des P-O)

A 51 km 200 de Perpignan. 126 habitants. Altitude : 518 mètres.

Produits : vins, blé, avoine, orge, seigle, fourrage, pommes de terre.

Fête locale : 11 novembre.

Maire : Foulquier L. Adjoint : Foulquier L. Auguste. Conseillers : Bozer Jh, Foulquier A, Mathieu M, Freu J-B, Calvet S, Pélissier Fr, Salvat L, Bénassès Jh.

Secrétaire de mairie : Mlle Vidal.
Facteur : Blanquier Joseph.
Institutrice : Mlle Vidal.
Garde : Puig François.
Cantonnier : Calvet Jean.

Agriculteurs (propriétaires) : Auriol Etienne, Blanquier Auguste, Calvet Baptiste, Calvet J-Pierre, Calvet Stanislas, Fillol Marc, Foulquier Antoine, Mérou Jacques, Freu J-Baptiste, Mérou Achille, Chauvet Pierre, Foulquier Pierre.

Boucher : Pla A.
Boulanger : Tocabens.
Entrepreneur : Mérou Jean.
Epicier : Foulquier Pierre-Louis.
Forgeron : Sire Clovis.
Journaux (correspondant) : Puig François.
Maréchal-ferrant : Sire Clovis.
Plâtrier : Mérou Jacques.

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