Saint-Nazaire,

Sant Nazari

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La fontaine de la tour (cliquer pour agrandir la photo)

Superficie et situation géographique

Saint-Nazaire est une commune de 1033 hectares proche de Canet, à laquelle elle a d’ailleurs été rattachée en 1971, avant de reprendre sa liberté en 1983 à la suite d’une consultation populaire. La commune est traversée par le Réart qui, canalisé, régule l’eau du vaste étang de Canet-Saint-Nazaire. Outre le village, construit juste à l’ouest de l’étang, la commune comporte de nombreux mas, pour la plupart centres d’une exploitation viticole. À noter, à la limite avec Canet, l’existence d’un ancien village, Saint-Michel de Fourques, dont il ne reste rien depuis plusieurs siècles, sinon un lieu-dit.

Communes limitrophes : Canet-en-Roussillon, Cabestany, Saleilles, Alenya.

Première mention historique et origine du nom

La première mention connue remonte à l’an 899 (ecclesia Sancti Nazarii inter salinas et stagnum). Mais le nom primitif du village est Solsa, comme le mentionnent plusieurs textes médiévaux : castrum de Solca (1146), Solza (1156), Solsa (1173), Sanctus Nazarius de Solsa (1216). Le toponyme semble lié à la présence de salines, ce qui le rapprocherait de Salses et des nombreuses localités portugaises appelées Sousa. Autre possibilité, toujours liée à l’environnement : un lieu où pousse la soude (catalan sosa), plante proche de la salicorne, abondante dans les lieux salins et marécageux. Pour en savoir plus sur saint Nazaire, voir la page d’Ansignan.

Les recensements

Année :

2006

1999

1990

1982

1901

1836

Habitants :

2319

2380

2048

*

608

229

1982 : la commune était alors rattachée à Canet-en-Roussillon

Bref aperçu historique

La mention de salines dès l’an 899 montre bien que, pendant des siècles, le sel a dû être, comme pour Canet, une ressource importante s’ajoutant à celle de la pêche dans l’étang, évoquée dans un acte de 1296. Le village comptait 14 feux en 1358, soit une bonne soixantaine d’habitants. Il était certainement fortifié, puisqu’en 1146 il est question d’un castrum. À cette date,le fief de Saint-Nazaire appartenait au comte du Roussillon Gausfred III, et on le retrouve quelques années plus tard dans le domaine royal. En 1242, les droits sur le village sont acquis par un certain Guillem Adalbert, marchand et bourgeois de Perpignan, qui les cède en 1268 aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Les Hospitaliers conserveront la seigneurie de Saint-Nazaire jusqu’à la fin de l’Ancien Régime.

À la fin du XVIIIe siècle, la population était de 156 habitants. Elle augmente lentement tout au long du XIXe siècle, dépassant les 600 habitants en 1901. Jusque vers les années 1970, on constate une certaine stabilité autour de ce chiffre. Puis arrive une brutale croissance, parallèle à celle de Canet, avec la construction de nombreux lotissements à l’ouest et au sud du village. Aujourd’hui, la population semble stable au-dessus de 2000 habitants (2319 en 2006).

L’église paroissiale

Dédiée évidemment à saint Nazaire, c’est un édifice néo-gothique construit au XIXe siècle, sans doute à l’emplacement de l’église médiévale dont il ne reste rien. Rien non plus du mobilier antérieur, sinon un Christ du XVIIIe siècle.

Autres monuments et lieux à visiter

Il y avait, au centre du village et non loin de l’église, une tour circulaire qui s’est effondrée dans les années 1970. Les quelques restes de cette tour ont été conservés, et on y a bâti une amusante fontaine très catalane (l’eau sort de la bouche de trois têtes de Catalans). À signaler une petite chapelle au lieu-dit l’Arca (Nostra Senyora de l’Arca), en bordure de l’antique voie dite de Charlemagne. Cette chapelle, qui était tombée en ruine, a été reconstruite en 1930. Le site de cette chapelle, un tumulus, était habité dès l’époque romaine, comme l’ont montré divers vestiges.

Les noms les plus portés en 1841 par ordre d’importance

Roig, Amouroux, Respaut, Raynal, Daniel, Durand, Escargueill, Forés, Cambres, Pagès, Aragon, Daudies, Frigola, Prats, Vicens.

Autres liens sur le site

Trois cartes postales anciennes, dont la tour de Saint-Nazaire

Liens internet

La commune en 1937 (annuaire-guide des P-O)

À 10 km de Perpignan.
600 habitants.
Produits : vins, cultures maraîchères.
Fête locale : 28-29 juillet.
Curiosités : tour et tumulus de N.-D. de l’Arc.
Société mutuelle : La Fraternelle.
Coopérative de vinification.
Maire : Daniel Maurice. Adjoint : Cortié Jean fils. Conseillers : Coste Fr, T&nyères J, Pagès G, Amouroux Jh, Figuères Jh, Ferrer Fr, Cazeilles Jh, Cambres Jh, Bonafos Nazaire fils, Abillach L.
Secrétaire de mairie : Pagès A.
Curé : Borateu.
Receveur municipal : Riu.
Instituteur : Pagès.
Institutrice : Mme Pagès.
Garde-champêtre : Desaix.
Cantonnier : Barboteu.
Receveur buraliste : Henrich Fr.
Facteur receveur : Durand Jh
Autobus (administration) : Bec Caball et autobus Raspaut.
Bouchers : Duffaut, Roca.
Boulanger : Ferrer.
Bourrelier-sellier : Armangau.
Cafés : Baylard, Ricart.
Coiffeurs : Pagès, Anceil.
Cordonnier : Tanyères Pierre.
Entr. de maçonnerie : Ferrer S.
Épiciers : Ferrer, Henrich, Bazy, Escarguel.
Forgerons : Santalo, Blanquier.
Laitier : Subils.
Maréchaux-ferrants : Santalo, Blanquier.
Menuisiers : Fraiche, Cayrol.

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