Taulis,

Teulís

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L’entrée du village en venant d’Amélie

Superficie et situation géographique

Taulis est une commune de 619 hectares située dans le canton d’Arles-sur-Tech. On accède au village par une route tortueuse venue d’Amélie-les-Bains, qui mène ensuite à Saint-Marsal, au col Xatard et au col du Fourtou. Son territoire est limité au sud par la crête montagneuse de Formentera, d’une hauteur moyenne de 1100 mètres, qui culmine au roc Redoun (1338 mètres). Les autres limites sont constituées par deux cours d’eau : d’abord le ruisseau de Calvell (puis rivière de Sant-Marsal) dont le cours forme une sorte de grand demi-cercle entourant le territoire communal à l’ouest, au nord et à l’est. Ensuite le ravin de Barbaste, puis de Riusec, limite sud-est de la commune. Ces deux cours d’eau se réunissent au nord du mas de la Balma, avant de rejoindre la rivière Ample, affluent du Tech. Le territoire est très boisé, avec notamment au sud-ouest le grand bois de la Fajouse. On y trouve divers mas, en particulier le mas de Croanques, ancien fief médiéval avec une église ruinée dédiée à sainte Agnès.

Communes limitrophes : Corsavy, Montbolo, Saint-Marsal.

Première mention historique et origine du nom

La plus ancienne mention connue remonte à l’an 853 sous la forme Teulicius. Autres mentions : flumen Teulicii (953), villa Tevolici (991), Teuliz (1095), Taulis (1359). Cette dernière graphie s’impose à partir du XVIIe siècle. Le nom renvoie à l’adjectif latin tegulicius (= couvert de tuiles). Il devrait signifier que les premières maisons avaient ce type de couverture, à moins qu’il ne fasse allusion à une éventuelle tuilerie.

Les recensements

Année :

2007

1999

1990

1982

1962

1901

1836

Habitants :

45

84

64

92

141

249

Maximum : 270 habitants (1831). Minimum : 45 habitants (1999).
Ne sont pas pris en compte les recensements antérieurs à 1831.

Bref aperçu historique

Le site de Croanques conserve un dolmen ruiné au lieu-dit la Caixa del Moro. Concernant l’époque historique, un diplôme de Charles le Chauve, daté de janvier 865, nous apprend que le souverain concède à son fidèle Tedmund sept manses, dont un à Taulis (in loco qui dicitur Teulicius). En 991, un nommé Sentill et sa femme Adélaïde donnent en héritage à leur fils Udalgar, entre autres domaines, leur alleu de Taulis, comprenant des maisons, des terres et des vignes. Sentill et Udalgar font partie de la famille de ceux qui deviendront ensuite vicomtes du Vallespir et de Castelnou. Udalgar, chanoine puis archiprêtre d’Elne, possédait aussi l’alleu de Croanques, qui occupait une bonne part de l’actuelle commune de Taulis. Il l’avait d’abord offert à l’évêque Berenguer, mais celui-ci le lui restitue en 1020, sous certaines conditions : Udalgar devra lui donner comme cens annuel deux moutons, quatre jambons, une barre (llesca) de fer, ainsi qu’un muid de vin de messe.

Le texte ci-dessus nous donne une bonne idée de ce que devaient être les principales productions de Taulis au Moyen Âge. Il semble que Croanques ait ensuite continué à être une dépendance de l’église d’Elne pendant quelques siècles. Quant à Taulis, fief appartenant aux vicomtes de Castelnou, son histoire ressemble beaucoup à celle de Saint-Marsal, la seigneurie étant acquise au XVIe siècle par la famille Delpàs, qui la conservera jusqu’à la Révolution. La dernière seigneuresse fut la marquise de Blanes, qui possédait également Millas, et qui était issue de la famille Delpàs.

Les fogatges (recensementsde feux ou foyers d’habitation) du XIVe siècle ne mentionnent pas Taulis, mais seulement Croanques, avec dix feux en 1365, soit une cinquantaine d’habitants. Un autre fogatge datant de 1497 ne relève que quatre feux pour les deux communautés réunies : même si ces recensements sont à manier avec précaution, il semble bien que les grandes pestes aient fait beaucoup de ravages à Taulis. Il faut attendre le XVIIe et surtout le XVIIIe siècle pour que la population s’accroisse réellement, avec 193 habitants en 1800. Les terres cultivables sont rares, et la population se plaint en 1789 (cahier de doléances) d’être beaucoup trop imposée par rapport à la valeur réelle des terres. Elle se plaint aussi, comme toutes les communautés des Aspres et du Vallespir, de la gabelle, et reconnaît clairement que les habitants pratiquent la contrebande : De là s’en suit que, réduits à ne pouvoir pas se procurer le sel du pays, sont obligés de se livrer à faire la contrebande du sel en s’exposant à tout péril, à la mort, à perdre le peu de bien qu’ils ont par des amandes, s’ils viennent à être surpris par les employés.

Au XIXe siècle, la croissance démographique s’arrête très vite, puisque le maximum est atteint en 1831. Le village connaît ensuite un lent déclin qui s’accélère dans la seconde moitié du XXe siècle. Les chiffres du recensement de 1999 sont inquiétants pour la survie du village.

L’église paroissiale

Elle est dédiée à saint Jean l’Évangéliste. C’est une petite église romane à une nef, à abside semi-circulaire, avec un clocher-mur accessible de l’extérieur par un escalier partant du cimetière. Elle semble dater de la fin du XIe siècle, la sacristie et deux chapelles ayant été ajoutées quelques siècles plus tard.

Autres monuments et lieux à visiter

Le village est le point de départ de nombreuses balades ou randonnées. On s’en fera une première idée en consultant le site mentionné plus bas.

Les noms les plus portés en 1841 par ordre d’importance

Autres listes de noms

Coste, Casteill, Sourribes, Vilar, Camo, Guitard, Ausseil, Noell, Barsalo, Cadène, Delclos, Fouquet, Marty, Payrou, Roubire, Sugnac, Tubert, Bayonade, Noguès, Ricard.

1497, Taulis et Croanques : Mossèn Pere Buyol (rector), Marsal Vila, Johan Marià, Margarida Mertina (veuve).

Autres liens sur le site

Liens internet

Un site perso sur Taulis

Renseignements complémentaires

La commune en 1937 (annuaire-guide des P-O, je ne suis pas responsable des éventuelles erreurs)

À 36 km de Perpignan, à 21 km 500 de Céret.
Altitude : 505 mètres.
94 habitants.
Fête locale : 3e dimanche d’octobre.
Produits : seigle, pommes de terre, maïs.
Société mutuelle : l’Union.
Maire : Baills. Adjoint : Guitard Jean père. Conseillers : Arthus Jh, Guitard J, fils, Ausseil P, Bails J, Calvet E, Arthus J. père, Arthus Jean fils, Guisset E, Coste Jean.
Instituteur : Rebardy.
Curé : Alfara.
Café, hôtel : Ausseil.
Épicier : Ausseil.

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