Valcebollère,

Vallcebollera

Vue générale du village

Superficie et situation géographique

Valcebollère est une commune de 2603 hectares, occupant le cours supérieur de la Llavanera, un affluent du Segre qui traverse ensuite Osséja et Palau. Si le village est situé à près de 1500 mètres d’altitude, hauteur déjà non négligeable, le territoire de la commune s’élève au sud (frontière avec l’Espagne) depuis 2205 mètres (cime de Coma Morera) jusqu’à 2543 mètres (Pic de Gorrablanc) et même à 2662 mètres (la Tossa del Pas dels Lladres). Très aride parmi les schistes du nord-est, le paysage devient plus verdoyant sur la rive gauche de la Llavanera, avec de nombreuses forêts, notamment le Bosc de les Corones.

Communes limitrophes : Osséja, Palau-de-Cerdagne, Toses, Dorria (Espagne), Err.

Première mention historique et origine du nom

Aucune mention avant le XIIIe siècle (ecclesia S. Felicis de Valle Cebolera,1219 et 1260), ce qui rend difficile l’interprétation. Pas de problème pour Vall (= la vallée), mais le second élément a été interprété de deux façons différentes :
1. Vall cebollera : la vallée où l’on cultive l’oignon (hypothèse le plus souvent admise).
2. Vall sabolera (cf les mentions vallis Sabolera et villarium Sabolera en 1303), qui serait la vallée du ravin (thème prélatin bol- précédé de l’article archaïque catalan sa, du latin ipsa).

Les recensements

2005

1999

1990

1982

1901

1836

41

50

37

25

258

329

Bref aperçu historique

Peu de renseignements sur la commune, dont l’histoire est liée depuis le Moyen Âge à celle d’Osséja. Son église est citée en 1219 comme succursale de celle d’Osséja. Au XIIIe siècle la famille seigneuriale de Canaveilles possédait des droits sur Valcebollère, droits vendus en 1288 à Arnau de Llorà. Autre lieu habité, le hameau du Puig, avec son église dédiée à saint Hilaire, elle aussi succursale d’Osséja en 1219.

Les relations avec Osséja durent être souvent bien tumultueuses. Ce qu’il faut savoir, c’est que la commune n’existe que depuis 1832, date où elle fut séparée du territoire d’Osséja. En 1972, cependant les deux communes fusionnent à nouveau, expérience qui ne durera que quelques années, Valcebollère ayant estimé avoir tout à y perdre et rien à y gagner et reprenant sa liberté en 1984.

Les chiffres du XIXe siècle montrent une population relativement importante, surtout si on la compare aux 50 habitants d’aujourd’hui (et aux 25 de 1982 !). On vivait à l’époque de l’agriculture et de l’élevage, des ressources forestières, mais surtout de l’extraction du schiste, les lloses de Valcebollère étant réputées dans toute la Cerdagne pour leur qualité.

Aujourd’hui, l’élevage est toujours une ressource importante de la commune, qui abrite aussi un apiculteur et s’est orientée vers un tourisme de qualité, où la randonnée et le ski de fond jouent un rôle essentiel.

L’église paroissiale

Dédiée à saint Félix et attenante au cimetière, l’église est aujourd’hui désaffectée (son mobilier se trouve dans l’église d’Osséja). C’est un édifice roman, profondément restauré en 1867, mais victime d’un effondrement de la toiture et d’une partie des murs en 1911.

Autres monuments et lieux à visiter

Le village est avant tout un point de départ pour de nombreuses balades et randonnées. Les marcheurs confirmés pourront aller jusqu’au sanctuaire de Nuria en passant par le Puigmal, les autres ayant de nombreux itinéraires plus courts à leur disposition : ils peuvent par exemple emprunter le circuit des ardoisiers ou aller à la petite chapelle de Sant Bernabè, la liste étant loin d’être exhaustive.

Dans le village, on peut visiter le musée de l’abeille et de l’environnement.

Les noms les plus portés en 1841 par ordre d’importance

Autres listes de noms

Vilaldach, Pont, Fort, Abel, Giraut, Valles, Riu, Marti, Porta, Angelat, Balles, Iglesis, Puget, Obrer, Ribalaiga, Cristofol, Marty.

1497 : Joan Font

Autres liens sur le site

Une curieuse transhumance (troupeau de moutons quittant Valcebollère)

Liens internet

L’auberge des Écureuils
Valcebollère sur le site de J-P Lagasse

La commune en 1936

A 106 km de Perpignan. Altitude : 1493 mètres. 119 habitants.
Productions : seigle, pommes de terre, forêts de pins.
Elevage : ovins et bovins.
Fête locale : 11 juin (Saint Barnabé).

Maire : Iglésis François, au Puig. Adjoint : Portes Jean. Conseillers : Abel Firmin, Alazet Joseph, Carbou Joseph, Baillès Sauveur, Fort Joseph, Marty Jean, Portes Jean, Ribelaygue Jean, Ribelaygue Isidore.

Agriculteurs (propriétaires) : Iglésis, Ribes, Ribelaygue Isidore.
Ardoisières : Baillès Sauveur, Bonfils père et fils, Alazet frères.
Café et hôtel : Portes Jean.
Scierie mécanique : Iglésis François, au Puig.

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