Vernet-les-Bains,

Vernet

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Le haut du village : l’église et le château

Superficie et situation géographique

Vernet-les-Bains est une commune du Conflent située dans la vallée du Cadí (ou Cady), un affluent de la Tet qu’il rejoint à Villefranche-de-Conflent. Son territoire, vaste de 1676 hectares, s’élève vers le sud-est jusqu’au pic du Canigou, qui culmine à 2784 mètres (limite entre Vernet et Taurinya). Autres sommets importants : le pic Joffre (2362 m.) et le pic de Gasamir (2422 m.).

Communes limitrophes : Casteil, Sahorre, Fuilla, Corneilla-de-Conflent, Fillols, Taurinya.

Première mention historique et origine du nom

Le village est cité pour la première fois en 863 sous la forme Vernetum, puis Vernet en 1011. Aucun problème quant à la signification : il désigne un lieu où poussent les aulnes (l’arbre se dit en catalan vern), ces arbres étant encore aujourd’hui très présents sur les bords du Cadí.

Les recensements

Année :

1999

1990

1982

1901

1836

Habitants :

1440

1489

1325

1265

888

Bref aperçu historique

Le village primitif se trouvait près de la rivière. Le territoire de Vernet, qui englobait aussi celui de Casteil, après avoir appartenu aux comtes de Cerdagne, devint dès l’an 1007 propriété de l’abbaye de Saint-Martin du Canigou, qui en conserva la seigneurie jusqu’à sa sécularisation, intervenue peu avant la Révolution. Le premier château, cité au IXe siècle, se trouvait sans doute sur une colline située au nord de Casteil (il a d’ailleurs donné son nom à cette commune). Quant à l’actuel château, il doit dater du XIIe siècle.

Dès le Moyen Âge, Vernet était réputé pour ses sources thermales d’eaux sulfureuses, exploitées par les moines de l’abbaye. Mais c’est à la fin du XVIIIe siècle et surtout au XIXe que les bains de Vernet connaissent un essor spectaculaire, avec la construction des thermes des Commandants puis des thermes Mercader, celle d’hôtels, de villas et d’un casino. De nombreuses personnalités viendront séjourner à Vernet, notamment le vice-roi d’Égypte Ibrahim Pacha ou Rudyard Kipling.

La crue de 1940 modifie brutalement le paysage de Vernet : tous les bâtiments construits à proximité du Cadí sont emportés ou détruits par les eaux. Par la suite, les berges de la rivière seront aménagées de façon à rendre en principe impossible pareille catastrophe. Même si le lustre d’antan n’est plus qu’un souvenir, Vernet demeure un lieu de villégiature et de soins très apprécié.

L’église paroissiale

Dédiée à saint Saturnin et de construction romane, c’est l’ancienne chapelle du château, citée en 1217 et alors vouée à la Vierge. Elle est devenue paroissiale après 1710, année où une inondation a détruit l’ancienne église du village, située au lieu-dit Sant Sadurní de Villalonga. D’allure imposante à l’extérieur (elle a été conçue comme un élément de fortification), c’est à l’intérieur un petit édifice à une nef, au mobilier assez pauvre. À mentionner cependant une colonne qui semble provenir de l’ancienne église, et surtout une prédelle de retable datable des années 1500.

Autres monuments et lieux à visiter

Lorsque la tramontane souffle en Roussillon, c’est sans doute à Vernet qu’il faut aller : au bas du village, plus un souffle de vent, et si le soleil est de la partie ce sera l’occasion de visiter longuement le village-arboretum, fierté des habitants. Tous les arbres du village ont été répertoriés, depuis la mairie jusqu’aux abords du casino, et des dépliants proposent des itinéraires qui permettront de découvrir le séquoia géant, les magnolias et les tulipiers de Viriginie, et de nombreuses espèces de feuillus et de conifères. Beaucoup de ces arbres ont été plantés à la fin du XIXe siècle, et la commune continue d’entretenir et d’agrandir son arboretum.

Cette balade botanique permet évidemment de découvrir le château et l’église, puis de descendre les rues sinueuses du vieux village, avant de longer les berges du Cadí et d’arriver aux thermes et aux hôtels qui ont échappé à la crue de 1940. Les joueurs peuvent évidemment faire un détour par le casino. On n’oubliera pas enfin que Vernet est le point de départ de nombreuses balades et randonnées, y compris bien sûr vers le Canigou.

Les noms les plus portés en 1841 par ordre d’importance

Autres listes de noms

Parent, Jampy, Capeille, Quès, Mercader, Vaills, Baillayre, Rajau, Alabert, Sicart, Buzan, Porra, Bruzy, Pacuill, Fuytet, Goze, Benazet, Billeraze, Bazan, Brouzy, Py, Jordy, Serdane.

1497 (liste très incomplète) : Pere Ribera, Galderich Mayol, Anthoni Pausach, Johan Basset, Johan Paga, Pere de Castell gavaig…

Autres liens sur le site

Un roi au Canigou
Villages autour de Villefranche

Liens internet

Site de l’Office du tourisme
Les thermes de Vernet

La commune en 1937 (annuaire-guide des P-O)

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