Villemolaque,

Vilamulaca

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Une partie du village et l’église

Superficie et situation géographique

Villemolaque est une petite commune de 560 hectares située dans la plaine du Roussillon, à proximité de Trouillas et non loin des premiers contreforts des Aspres. Son territoire est limité au nord par le cours du Réart, qui le sépare de Trouillas. Il est presque entièrement planté en vignes, les autres ressources agricoles étant quasiment insignifiantes. C’est dans la commune de Villemolaque que se trouve le mas Sabole, important noeud de communication où se croisent la route de Perpignan au Boulou et celle de Thuir à Elne. Le territoire est traversé par l’autoroute allant vers l’Espagne et par la nationale 9. Le village, auquel on accède facilement depuis cette nationale, est bâti sur une petite butte, tous les alentours étant au contraire très plats.

Communes limitrophes : Ponteilla, Trouillas, Passa, Tresserres, Banyuls-dels-Aspres, Saint-Jean-Lasseille, Bages.

Première mention historique et origine du nom

Première mention en 973, sous la forme Villa Mulaca. Le sens de ce toponyme est incertain. On sait que villa a d’abord désigné un domaine rural, puis une ville ou un village. Reste à expliquer mulaca. La solution la plus simple est d’y voir un élevage de mules. Autre possibilité : un terrain humide, marécageux (*mollaga). Enfin, solution proposée par Louis Bassède, le domaine de Mollius, nom d’homme latin.

Les recensements

Année :

1999

1990

1982

1901

1836

Habitants :

931

836

480

650

185

Bref aperçu historique

Les premières mentions du lieu évoquent pour la plupart des alleux (terres exemptes de droits seigneuriaux) donnés à l’église d’Elne. Mais, à partir du XIIe siècle, presque toutes les terres de Villemolaque deviennent propriété de la commanderie des Templiers du Mas Deu (Trouillas). Après la suppression de l’ordre du Temple (1312), tous ces biens sont confisqués, la gestion en étant concédée aux Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem. Par la suite, une bonne partie du territoire semble avoir fait partie du domaine royal, tandis que le le prieuré voisin du Monestir del Camp héritait de l’autre partie. Les rois d’Aragon n’ont pas conservé longtemps leurs droits, vendus à des particuliers, et, à la veille de la Révolution, il y avait deux coseigneurs à Villemolaque : d’une part le Monestir del Camp, de l’autre Joseph d’Oms.

Pendant des siècles, la population du village n’a jamais été très importante, et le recensement de 1836 nous donne un total de 185 habitants, chiffre qui va augmenter très vite dans la seconde moitié du XIXe siècle, avec un maximum de 650 habitants en 1901. Il semble que le développement de la monoculture de la vigne ait entraîné cette forte croissance démographique. Par la suite, on assiste à une régression sensible, mais pas vraiment catastrophique (473 habitants en 1975). Ces dernières décennies sont marquées par un nouvel essor, Villemolaque profitant du développement de la plaine de Thuir et de la proximité des grands axes de circulation. La construction de lotissements a permis à la population de doubler en vingt ans, et aujourd’hui on n’est pas loin des 1000 habitants (931 au recensement de 1999).

L’église paroissiale

Dédiée aus saints Julien et Baselisse, c’est un édifice roman à nef unique, avec abside semi-circulaire. Elle a été fortifiée au cours du Moyen-Âge, puis agrandie et remaniée aux XIXe et XXe siècles. Parmi le mobilier, on distinguera une Vierge romane en bois polychrome (XIIIe siècle) restaurée il y a quelques années, ainsi que divers retables et statues. Le clocher du XIXe siècle est aujourd’hui décoré de sculptures métalliques dues à l’artiste Claude Gomez.

Autres monuments et lieux à visiter

Quelques rues pittoresques dans le village. Le lieu de promenade privilégié ne se trouve pas dans la commune : il s’agit du Monestir del Camp, situé à Passa, dont l’histoire est cependant indissociable de celle de Villemolaque.

Les noms les plus portés en 1841 par ordre d’importance

Autres listes de noms

Bonet, Estève, Ricard, Sales, Mas, Olivé, Palmade, Cantuern, Casteillet, Roca, Torrent, Vidal, Bernet, Trillac, Biagne, Delclos, Doutres.

1497 : Pòlit Bonet, Johan Riba, Stheva Manesteras, Johan Oliba (liste incomplète).

Autres liens sur le site

Cartes postales anciennes : Trouillas et Villemolaque
Cartes postales anciennes : Passa et le Monestir del Camp

Liens internet

Site de la mairie de Villemolaque

La commune en 1937 (annuaire-guide des P-O)

A 13 km 800 de Perpignan, 603 habitants, 697 hectares.

Produits : vins.

Fêtes locales : 7 janvier, 21 octobre.

Société de secours mutuel : La Commune. Société sportive : La Pelote. Syndicats : patronal, ouvrier.

Maire : Bascou Marcel. Adjoint : Bord Faustin. Conseillers : Macabiès Adrien, Roca Albert, Parayre Louis, Garcias André, Bonafos Sola, Doutres Pierre, Miguel Antoine, Olive Daniel, Tignères Joseph, Espiau François.

Facteur-receveur : Janicot P. Percepteur : Ruffel. Secrétaire de mairie : Americh Albert. Curé : Lavail. Instituteur : Juila. Institutrices : Mmes Carcenac, Julia. Cantonniers : Berdagué, Estève S. Receveur buraliste : Estève M (Vve).

Autobus : Badie, Sarda.
Bouchers : Roure Laurent, Llareu J.
Boulanger : Sanyas A.
Bourrelier-sellier : Manguine Pierre.
Cafés : Bens M (Vve). Vernet Désiré.
Chaussures (fabricant) : Romanach Michel.
Coiffeur : Bés Michel.
Couturières : Nègre Jeanne, Masoliver Léontine, Sala Adeline.
Electricien : Sabria Joseph.
Epiciers : Paliser M, Union des Coopérateurs.
Journaux (correspondants) : Americh Albert, Cazeilles Joseph.
Maréchaux-ferrants : Crémadeils, Saure Sébastien.
Menuisier : Fraxanet Joachim.
Merciers : Olive Jean, Guisset, Bonnet.
Vins (courtiers en gros) : Nègre Vincent, Izern Jean, Baylard Jh, Carriet Adrien.

Hameaux : Mas Sabole, Tuilerie, Mas Torrefeyres, Mas Ramey.

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