Théza,

Tesà

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La place principale

Superficie et situation géographique

Théza est une commune de 483 hectares située dans la plaine du Roussillon et dans le canton d’Elne. Son territoire est limité au nord par le Réart, petit fleuve qui sépare Théza et Saleilles. Le drainage et l’irrigation sont assurés par l’agulla de la Mar, située au sud de la commune. Beaucoup de terres cultivées, soit en vignes, soit en vergers (pêchers et abricotiers), soit en maraîchage.

Communes limitrophes : Saleilles, Corneilla-del-Vercol, Villeneuve-de-la-Raho, Alénya.

Première mention historique et origine du nom

Première mention en 832 sous la forme Tezanum, qui ne varie guère par la suite sinon que souvent le z est remplacé par un s. L’apparition du h derrière le t est très ancienne, puisqu’on la constate déjà au XIVe siècle. Ce h se généralise à partir du XVIIe siècle. Faut-il le préciser, il ne sert strictement à rien, sinon à “enjoliver” le nom.

Signification du toponyme : le domaine de Titius, nom d’homme latin. Le suffixe –anum, qui donne –à en catalan, a été fréquemment utilisé pour désigner des domaines romains ou gallo-romains portant le nom de leur fondateur.

Les recensements

Année :

2004

1999

1990

1982

1962

1901

1836

Habitants :

1360

1252

1013

929

532

427

188

Maximum : 1360 habitants (2004). Minimum : 188 habitants (1836).
Ne sont pas pris en compte les recensements antérieurs à 1831.

Bref aperçu historique

Habitée dès l’époque romaine et traversée par la via Domitia, la villa de Théza apparaît en tant que telle dans un diplôme de Charles le Simple (899), par lequel il confirme à “son fidèle Esteve” et à son épouse Anna la possession du village et de son église, dont dépendent à l’époque les hameaux de Saleilles et d’Anglars (villa quae dicitur Tezano cum suis villaribus, id est Anglars et Salellas). Par la suite, les renseignements sont assez rares. Il y a bin un texte de 1100 disant qu’Arnau Guillem de Salses, est seigneur du kastrum de Tezhan, mais il pourrait bien s’agir du village de Thézan, dans l’Aude. Divers documents du XIIIe siècle, recueillis par Aymat Catafau, nous apprennent qu’il y avait dans le village une cellera, grenier fortifié autour de l’église, où les habitants possédaient des celliers ou des maisons.

Il y avait en 1365 à Théza 21 feux (foyers d’habitation), soit entre 80 et 100 habitants. Il n’y en a plus que 8 en 1497, sans doute du fait des grandes pestes. À cette date, le seigneur du village est Joan d’Ortaffa, fils de Pere d’Ortaffa et d’Isabel de Saportella. Cette famille conservera la seigneurie jusqu’en 1590, puis elle passe à la famille Grimau et, en 1650, par un mariage, à Fernando de Córdoba de Mendoza, comte de Torralba, dont les descendants seront seigneurs de Théza jusqu’à la Révolution.

La population, qui a beaucoup souffert des guerres ayant précédé l’annexion du Roussillon à la France, est évaluée à 21 feux en 1732, puis 102 habitants en 1800. Elle est pauvre, les meilleures terres étant possédées par des habitants de Perpignan. C’est en tout cas ce qu’indique le cahier de doléances de 1789 : La communauté de Théza composée de 24 feux dont les habitants étant la plus part grangers et domestiques, les tenentiers habitant de Perpignan pocédent tout le terroir du dit lieu et les autres habitants, qui ne pocédent que fort peu, qui ni ont que des misérables chaumières… Tout au long des XIXe et XXe siècles, on assiste à une progression démographique lente et régulière, qui s’est bien sûr accélérée ces dernières décennies du fait de la proximité de Perpignan.

L’église paroissiale

Elle est dédiée à saint Pierre. Sa construction a commencé à la fin du XIXe siècle et elle a été consacrée en 1924. Autant dire que c’est un édifice récent, même si on l’a dotée d’une abside semi-circulaire donnant l’illusion de l’art roman. Le village possédait bien sûr une autre église, déjà mentionnée dans un document de l’an 899, tombée en ruines et dont il reste encore un fragment de muraille près du château d’eau. On y a trouvé en 2002 une lipsanothèque (boîte à reliques) datant du Xe ou du XIe siècle et une plaque funéraire de la même époque. Ces deux découvertes ont conduit à une fouille systématique du choeur qui a mis en évidence une occupation constante du lieu, sans doute depuis l’Antiquité, au moins depuis l’époque carolingienne. Le mobilier de l’église actuelle est assez pauvre, mais on y a scellé deux plaques commémoratives gallo-romaines.

Autres monuments et lieux à visiter

Si on excepte les quelques restes de l’église romane, le village n’a pas conservé grand-chose de ses constructions anciennes. À noter que le chemin de Charlemagne qui mène au mas Chichet correspond à l’antique via Domitia.

Inauguré en 1982, le lycée agricole de Théza est un bâtiment à l’architecture originale, faisant une large part au solaire. On y prépare un bac technologique et trois BTS, l’établissement disposant aussi d’une section rugby. Théza est également connu pour la clinique du Pré, où on soigne les maladies nerveuses.

Les noms les plus portés en 1841 par ordre d’importance

Autres listes de noms

Bénézet, Soler, Cabestany, Llense, Camo, Brunet, Guillemet, Anglade, Corratgé, Gracia, Imbert, Mauri, de Mortemart, Respaut, Serradeil.

1497 : Mossèn Johan Nauter (arrendador), Jordi Pagès, Johan Tolzà, Guillem Fabre, Jaume Bastó, Johan Bigorra, Francí Fabre, Johan Fabre.

Autres liens sur le site

Liens internet

Une page perso sur Théza
Le lycée agricole de Théza

Renseignements complémentaires

La commune en 1937 (annuaire-guide des P-O, je ne suis pas responsable des éventuelles erreurs)

À 10 km de Perpignan, 600 habitants.
Produits : vins, avoine.
Fêtes locales : 29 juin, 2e dimanche et lundi de novembre.
Curiosité : l’église, inscriptions romaines.
Société sportive : Sélection Théza-Saleilles.
Sociétés de secours mutuel : St Pierre, de la Commune n° 200.
Maire : Jonquères Gabriel. Adjoint : Soler B. Conseillers : Brunet, Arqué, Marc, Darius, Bénézet, Parès, Robert, Barnole, Mayniel, Bénézet-Ricard.
Instituteur laïque : Costasèque. Institutrice laïque : Mlle Duffau.
Garde : Desmarets Jules.
Cantonnire : Dadies P.
Receveur buraliste : Bourrat Henri.
Agriculteurs (propriétaires) : Jonquères, Arqué.
Boucher : Arqué J.
Boulanger : Santa Maria.
Cafés : Fabre Jean, Ricart Hubert.
Coiffeur : Deprade.
Distributeur-essence : Benézet F.
Entrepreneurs : Marty, Rezzonico.
Épiciers : Corneilla, Raynaud M.
Maréchal-ferrant : Triadu Isidore.
Menuisier : Mérou Jean.
Tabacs (débit de) : Fabre Jean.
Vins (courtier en gros) : Julia Jh.

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