Villelongue-de-la-Salanque,

Vilallonga de la Salanca

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Place de la République et entrée de la cellera

Superficie et situation géographique

Villelongue-de-la-Salanque est une commune de 721 hectares située depuis 1997 dans le nouveau canton de Canet-en-Roussillon. Comme son nom l’indique, elle se trouve en Salanque, territoire marécageux asséché au fil des siècles pour que les terres puissent être mises en culture. Entièrement en plaine, l’altitude y varie de 5 à 15 mètres ! Elle est limitée au sud par la Tet, qui la sépare de Perpignan et de Canet. Au nord la limite est un autre cours d’eau, l’agouille de l’Oca, profond canal qui a permis d’assécher cette partie de la plaine. Ce qui bien sûr ne l’empêche pas d’être irriguée, la plus grande partie du territoire communal étant consacrée aux cultures maraîchères, artichauts, salades et primeurs notamment. À noter aussi des vergers (abricotiers surtout) et des vignes.

Communes limitrophes : Perpignan, Canet-en-Roussillon, Torreilles, Claira, Sainte-Marie, Bompas.

Première mention historique et origine du nom

Le village est cité en 934 et 983 (Villa longa) en 981 (Villalonga super flumen Tede). L’ajout du complément Salanque apparaît dès le XIVe siècle (Vilalonga de la Salancha, 1375) et se généralise à partir du XVIIe. Le toponyme, très fréquent, désigne soit un domaine de forme allongée, soit un village allongé. Le mot Salanque désigne pour sa part un sol marécageux et salin.

Les recensements

Année :

2007

1999

1990

1982

1962

1901

1836

Habitants :

2461

2139

2027

1540

1244

581

Maximum : 2461 habitants (1999). Minimum : 571 habitants (1831).
Ne sont pas pris en compte les recensements antérieurs à 1831.

Bref aperçu historique

Du XIe à la fin du XIIIe siècle, la seigneurie a appartenu à une famille nommée de Vilallonga. Suite à un mariage, elle devient ensuite propriété d’une famille de Bellcastell (Pulchro Castello), à qui le roi Sanche confirme ses droits sur le village en 1319. Un nouveau mariage la transmet en 1466 à François d’Oms, ses descendants conservant Villelongue jusqu’au milieu du XVIIe siècle.

Le village médiéval était fortifié : on y trouvait une cellera (ou fortalicium), petite enceinte bâtie autour de l’église où les habitants possédaient des celliers, cette cellera étant elle-même entourée d’une fortification plus grande (le castrum). Vu sa situation en plaine, il était entouré de fossés rendant un peu plus difficile une éventuelle agression (ce qui n’empêchera pas les Français de brûler tout ou partie de Villelongue vers le milieu du XVIe siècle). Le plan cadastral fait clairement apparaître la cellera (à laquelle on accède encore aujourd’hui par une porte), ainsi que la fortification ultérieure. La population était évaluée à 31 feux en 1378, soit entre 120 et 150 habitants. Chose curieuse, malgré les épidémies de peste qui ont généralement décimé les villages roussillonnais, elle est en nette augmentation au début du XVIe siècle, avec 59 feux en 1515 (environ 250 habitants). Difficile de comprendre les raisons d’une telle croissance, mais visiblement Villelongue était alors une cité importante, comme l’atteste son imposant clocher qui aurait été construit en 1508 (date figurant sur une plaque à la façade de ce clocher).

La famille d’Oms ayant pris parti pour le roi d’Espagne dans la guerre des Segadors (qui précède l’annexion du Roussillon à la France en 1659), ses biens sont confisqués en 1653. La seigneurie passe entre les mains du comte de Noailles (1656), puis du baron de Montclar (1668), puis, par alliance, dans celles de la famille de Rebé (qui possédait aussi Arques et Couiza, dans l’Aude). Lorsqu’éclate la Révolution, le seigneur de Vilelongue était le prince de Montbarey, ministre de la Guerre sous Louis XVI, qui avait épousé l’arrière petite-fille du baron de Montclar.

En constante augmentation tout au long du XIXe siècle, la population dépasse les 1000 habitants dès 1876 (1005 habitants). Ensuite, elle se stabilise entre 1200 et 1500 habitants. Le nouvel essor de ces dernières décennies (on dépasse les 2000 habitants en 1982) est bien entendu lié à la proximité de Perpignan et à la construction de plusieurs lotissements. Symbole de cet accroissement : le grand calvaire, autrefois isolé à proximité de la ville (voir la carte postale), est aujourd’hui entièrement entouré d’habitations.

L’église paroissiale

Elle est dédiée à saint Marcel. C’est un vaste édifice construit pour l’essentiel dans la seconde moitié du XIXe siècle (elle a été consacrée en 1878) en utilisant l’ancienne église d’origine romane remaniée au XVe siècle, mais en l’agrandissant et en modifiant l’orientation (aujourd’hui le grand chevet polygonal se trouve au nord). Elle possède un très grand clocher quadrangulaire, construit au début du XVIe siècle et restauré en 1895, orné de gargouilles aux quatre angles du sommet. Parmi le mobilier, on notera surtout deux monuments funéraires en marbre, tous deux classés : le monument de Guillem Maris, sacristain de Villelongue, portant la date de 1323, et la dalle de Berenguer Amyll, autre sacristain, datée de 1449.

Le clocher
Une gargouille

Autres monuments et lieux à visiter

À l’entrée de Villelongue, en venant de Bompas, se trouve une petite chapelle dédiée à saint Sébastien qui paraît remonter au XVIe siècle, et dont la première mention connue date de 1630. Une autre église existait autrefois, celle de Sant Esteve del Pi (à la limite avec Claira et Torreilles), encore mentionnée dans le cahier de doléances de 1789, mais dont il ne reste aujourd’hui plus rien, sinon un lieu-dit sur le cadastre.

La chapelle Saint-Sébastien
Entrée depuis Sainte-Marie

Les noms les plus portés en 1841 par ordre d’importance

Autres listes de noms

Ducassy, Villenove, Martre, Vignau, Farré, Delpuech, Pallure, Coronat, Pla, Azaï, Montagné, Fabre, Tastu, Armangau, Comes, Bousquet, Moudat, Mouliné, Sabineu, Urgeill.

Autres liens sur le site

Cartes postales anciennes de la Salanque (2 cartes sur Villelongue)

Liens internet

Site de la communauté d’agglomérations Perpignan-Méditerranée
Jacques Delhoste, un habitant de Villelongue déporté en Algérie en 1852

Renseignements complémentaires

La commune en 1937 (annuaire-guide des P-O, je ne suis pas responsable des éventuelles erreurs)

À 9 km de Perpignan, 1375 habitants.
Productions : vins, produits maraîchers, luzerne, pommesde terre.
Fête locale : 16 janvier.
Curiosité : église romane du XVe siècle.
Cave coopérative. Président : Ducassy Etienne. Secrétaire : Francès F.
Société sportive : Rugby-Club Villelonguais.
Sociétés de secours mutuel : St Sébastien (1856), St Louis (1908), St Gaudérique (1881).
Maire : Ducassy Etienne. Adjoints : Francès Frédéric, Pla Saturnin. Conseillers : Roger, Dr Ducassy, Riu, Cortade, Maymil, Bousquet, Bosch, Pallure, Serre.
Secrétaire de mairie : Villanove Michel.
Curé : l’abbé Puy.
Docteur : Yeretzian.
Receveur des PTT : Isopet J.
Instituteurs : Sèdes, Bès.
Institutrices : Mmes Curiers, Carcassonne, Mlle Vieu, Mme Banyuls, Mme Sèdes.
Garde : Sabinou Antoine.
Cantonnier : Barniquel.
Receveur buraliste : Marty Antonin.
Autobus (de Ste Marie à Perpignan) : Pla Sylvain et Mestres Vincent.
Auto : Prédal A.
Bouchers : Maymil Jh, Rabasse F, Sabineu Etienne, Landri Georges.
Boulangers : Culleil, Clément Grau Dies.
Bourrellier-sellier : Gauze.
Cafés : Cortale P, Rosat Zéphirin, Raynal Max.
Charron-forgeron : Marti Jospeh.
Chaudronnier : Avril Jean.
Coiffeurs : Bieules (Mme), Pla, Marqués Jean.
Cordonnier : Duniach François.
Courtier : Marquès Jh.
Couturière : Vaquer (Mlle).
Electricité : Prédal A.
Epiciers : Ruche du Midi, Moliner (Vve), Autié Zacharie, Abeille d’Or, Pla, Union des Coopérateurs.
Ferblantier : Avril Jean.
Journaux (correspondants) : Vilenove Jean (Indépendant), Rosat Henri (Eclair), Montagné B (Petit Méridional).
Journaux (marchands) : Pla Marcel, Vilanove F.
Maraîchers : Autié J, Delonca, Tastu, Roca, Delmau, Just, Pla, Bousquet.
Maréchaux-ferrants : Barrère Cl, Trilles Jean.
Matériaux de construction : Francès, Marcel, Marty Léon, Argusa (Vve).
Matelassière : Mme Brunet Anna.
Menuisiers : Maillach J, Autié C, Ducassy F.
Mécaniciens : Predal Albert, Pla Marcel.
Mercerie : Bertrand Alexandre.
Peintre : Nilon Georges.
Plombier-zingueur : Avril Jean.
Sage-femme : Pla Marie.
Serrurier : Barrère François.
Tabacs : Moliner (Vve), Marty Antonin.
Tartres et lies (courtiers) : Marquès Jh.
Vins (négoc. en gros) : Tastu Fr.
Vins (courtier en gros) : Marquès Jh.
Volailles : Bieules Marie, Pla Marcel.

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