Vinça : église et croix des chemins

Vinça possède un important patrimoine religieux. L’église, que l’on peut visiter le matin, est dédiée aux saints Julien et Baselisse. Outre son portail aux belles ferrures et son élégant clocher-tour à tourelles, elle abrite un mobilier d’une exceptionnelle qualité. Les trop rares photos ci-dessous en donnent un très vague aperçu (voir aussi : les communes du département, Vinça).

Images à voir (pensez à fermer la fenêtre après avoir vu l’image) :

Ferrures de la porte, avec un loquet à tête de dragon (ou de chien, selon les versions)
Vierge aux deux dragons (XIVe siècle)
Pietà (XVe siècle)
Mise au tombeau (XVIe siècle)
Détail du retable de la Transfiguration : grand faune à la base du retable
Détail du retable du Rosaire : la Fuite en Egypte

On recense en tout à Vinça quatre croix des chemins, pas forcément situées à leur emplacement initial. Elles sont toutes composées sur le même modèle : sur une face, le Christ en croix, sur l’autre une Vierge à l’Enfant. Les photos et les légendes ci-dessous vous en diront plus (source : Abbé Cazes, Saint-Julien de Vinça).

Croix située au rond-point proche de la rue del Barri del Prat. Elle a été commandée par un certain Guillem Riba, alias Maro, et sa présence est attestée au XVe siècle.

Croix en marbre rose de la place de la République, fixée au mur d’une maison à l’angle de la route de Joch. Les inscriptions sur la croix sont très lisibles : à l’avers “Climens Asemar, 1646”, au revers “Falip Gipolo”, sans doute les noms des deux commanditaires. Un oeil plus attentif permettra de discerner un détail curieux : au revers, l’Enfant Jésus tient une scie à la main droite, possible allusion au métier de Joseph ou à celui des commanditaires.
Croix de marbre située à l’intérieur du cimetière. On remarque un personnage agenouillé aux pieds du Christ. Le personnage est entouré des lettres de son nom, ALBAR. Un nommé P. Albar était consul de Vinça à la fin du XIVe siècle et au début du XVe, on peut raisonnablement penser qu’il est le commanditaire de cette croix.
Croix située autrefois sur l’ancienne route de Villefranche, légèrement déplacée dans une rue voisine. Elle a été réalisée en 1575 par le sculpteur perpignanais Francesc Ballester, et commandée par Andreu Folcrà, marchand de Vinça, exécuteur testamentaire de son beau-père, Berenger Serdà (j’ai effacé les nombreux câbles et fils téléphoniques dont la croix est envahie).

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